Antisémitisme: Aurore Bergé invite les présidents des groupes parlementaires le 28 avril
La ministre chargée de la lutte contre les Discriminations s'est exprimée alors que les députés macronistes ont retiré, hier, le texte de la loi sur l'antisémitisme qui était portée par Caroline Yadan, un texte qui avait suscité la controverse
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La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a annoncé vendredi qu’elle inviterait « dès le 28 avril » les présidents des groupes parlementaires « pour entendre leurs propositions », en vue du projet de loi gouvernemental sur « les formes contemporaines » de l’antisémitisme.
Lors d’une conférence de presse, Aurore Bergé a appelé chacun à venir « avec des propositions utiles, concrètes », souhaitant engager un « travail transpartisan » et assurant que pour le moment il n’y avait « ni copie blanche ni déjà écrite ».
Elle a précisé que la France Insoumise avait fait savoir qu’elle ne souhaitait pas prendre part à ce travail.
Cette conférence de presse a eu lieu alors que les députés macronistes ont retiré, hier, le texte de la loi sur l’antisémitisme qui était portée par Caroline Yadan, députée de la circonscription des Français de l’étranger incluant Israël – un texte qui avait suscité la controverse.
La législation visait à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme, parfois dissimulées derrière l’antisionisme.
Le texte se fondait ainsi sur l’idée que l’antisémitisme contemporain ne se cache plus seulement derrière les vieux clichés d’extrême-droite, mais qu’il prenait une forme « géopolitique ».
Caroline Yadan y affirmait que la haine d’Israël était devenue consubstantielle à la haine des Juifs.
La loi s’était inspirée de la définition de l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste), qui considère que l’antisémitisme peut se manifester par des attaques contre Israël lorsqu’il est perçu comme une entité juive. En particulier – mais pas seulement – sur les réseaux sociaux.
Dans le sillage du retrait du projet de loi, le gouvernement avait annoncé qu’il allait engager « un travail transpartisan sur la lutte contre l’antisémitisme » qui allait se traduire par un projet de loi « présenté en Conseil des ministres avant l’été », avait fait savoir l’entourage du Premier ministre à l’AFP.
Dans un communiqué, les députés du groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal, auquel est rattachée Caroline Yadan, s’étaient félicités de cette annonce, assurant que le texte gouvernemental reprendrait « l’intégralité de la proposition de loi ».
Une source au sein de l’exécutif avait toutefois rapidement démenti, martelant que le projet de loi sera élaboré avec « l’ensemble des forces » parlementaires, « dans une logique coordonnée et transpartisane ».
Lutte contre l’antisémitisme – Ma conférence de pressehttps://t.co/ATjHlqJk4X
— Aurore Bergé (@auroreberge) April 17, 2026
Le texte avancé par Caroline Yadan voulait être une réponse à l’explosion des actes antisémites dans le sillage de l’attaque commise, le 7 octobre 2023 par le Hamas sur le sol israélien. Il prévoyait d’étendre le champ du délit de provocation et d’apologie du terrorisme, y ajoutant la notion d’implicite, créant un nouveau délit réprimant les appels à la destruction d’un État.
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