Apologie du terrorisme : le porte-parole du collectif Urgence Palestine jugé en mai 2026
Urgence Palestine est un collectif pro-palestinien créé au lendemain de l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza
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Omar Alsoumi, cofondateur et porte-parole du collectif français Urgence Palestine, sera jugé pour apologie du terrorisme le 6 mai 2026 et placé sous contrôle judiciaire d’ici cette audience, a indiqué samedi le parquet de Paris.
Urgence Palestine est un collectif pro-palestinien créé au lendemain de l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
En mai 2025, le ministre de l’Intérieur d’alors, Bruno Retailleau, a engagé la dissolution du groupe, mais le décret n’a toujours pas été publié.
Omar Alsoumi a été présenté à un magistrat du parquet qui lui a remis une convocation en procès, le 6 mai 2026, pour être jugé pour apologie du terrorisme et refus de remise de la convention secrète de déchiffrement (qui consiste, par exemple, à refuser de donner le mot de passe de son ordinateur).
Plus tôt dans la semaine, le parquet avait indiqué avoir reçu un signalement du ministre de l’Intérieur daté du 17 mars 2025, reprochant au cofondateur d’Urgence Palestine des propos tenus lors d’une manifestation le 3 novembre 2024 sur le « déluge d’Al-Aqsa », le nom donné aux attaques du 7-Octobre par le Hamas et ses alliés.
Le parquet de Paris a dit avoir également reçu un signalement du préfet de police en date du 8 octobre, dénonçant les propos tenus par Omar Asloumi lors d’une manifestation le 4 octobre dernier, considérant qu’ils étaient susceptibles de relever de l’apologie du terrorisme.
A sa sortie du tribunal de Paris, d’après des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, M. Asloumi a pris la parole pour dénoncer sa « persécution politique » et « l’injustice » qui le viserait.
Il a présenté Israël comme « un régime génocidaire qui commet les pires crimes à Gaza ».
L’une de ses avocates, Me Elsa Marcel, a déclaré devant un rassemblement d’appui à M. Asloumi que « cette procédure s’inscrit dans la continuité de l’acharnement à l’encontre des soutiens de la Palestine. »
« Elle démontre l’hypocrisie de l’Etat français, qui prétend d’un côté reconnaître l’Etat de la Palestine, mais qui de l’autre continue de persécuter les voix qui expriment leur solidarité avec la cause palestinienne ».
Elle a estimé que son client était « particulièrement ciblé par l’Etat », rappelant qu’il avait fait fin mai « l’objet d’une procédure de gel des avoirs », et assuré que lors de l’audience du 6 mai, elle plaiderait « la liberté d’expression » et une « relaxe ».
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