Après le Venezuela, le contrôleur général de l’État répète : Israël n’est pas prêt en cas de séisme
Matanyahu Englman rappelle que des centaines de milliers de logements et de nombreux bâtiments publics restent vulnérables
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Au lendemain des deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela mercredi, le contrôleur de l’État a réitéré les nombreux avertissements qu’il a adressés aux autorités ces dernières années concernant le manque de préparation d’Israël face à un séisme que les experts jugent inévitable.
Certaines zones de l’est d’Israël et de la Cisjordanie se trouvent sur le rift syro-africain, une zone sismiquement active où un séisme majeur se produit tous les 80 à 100 ans. La dernière secousse majeure a eu lieu en 1927, faisant 500 morts.
Plus tôt ce mois-ci encore, le contrôleur de l’État, Matanyahu Englman, a estimé que trop peu de bâtiments étaient renforcés contre les séismes dans le cadre des projets de rénovation urbaine.
Dans les villes exposées aux tremblements de terre telles que Beit Shean, Tibériade, Safed et Kiryat Shmona, dans le nord du pays, seuls 23 bâtiments ont été retenus depuis 2017 pour un projet de rénovation urbaine « Pinui Binui », dans le cadre duquel les anciens immeubles sont démolis et remplacés par de nouvelles constructions répondant aux normes antisismiques, et aucun d’entre eux n’a encore atteint le stade de l’obtention du permis de construire.
Dans un rapport publié en 2024, Englman a appelé l’État à étudier la manière dont d’autres pays se préparent aux séismes afin de protéger les vies humaines et de limiter les dégâts matériels.
Depuis 1980, les nouveaux bâtiments résidentiels en Israël doivent respecter la norme 413 de résistance aux séismes. Cependant, comme l’a signalé le contrôleur de l’État l’été dernier, 80 000 immeubles de trois étages ou plus, comprenant plus de 810 000 appartements, ont été construits avant cette date et ne sont toujours pas renforcés.
Beaucoup se trouvent dans des villes du centre du pays, telles que Tel Aviv, Holon et Bat Yam. De nombreux bâtiments publics, notamment des hôpitaux, des postes de secours du Magen David Adom et 400 écoles, ne peuvent pas être renforcés et doivent être démolis puis reconstruits.
Malgré les efforts visant à encourager les mises aux normes dans le cadre du plan de rénovation urbaine Tama 38, seuls 3 900 bâtiments, soit environ 5 % de ceux qui y sont éligibles, ont été renforcés au cours des vingt dernières années, selon un rapport du Centre de recherche et d’information de la Knesset présenté en novembre à la commission de l’Intérieur et de l’Environnement de la Knesset. Quatorze pour cent supplémentaires ont déposé une demande de permis.
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