Arara : L’homme soupçonné d’avoir tué sa fille maintenu en détention jusqu’à lundi
Six proches de Laila Jahjah, 9 ans, arrêtés par la police à son arrivée sur les lieux, ont été libérés sans condition.par le tribunal de Hadera
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L’homme soupçonné d’avoir tué sa fille de neuf ans, mercredi, dans le nord d’Israël, restera en détention jusqu’à lundi, a annoncé la police jeudi.
La victime, Laila Jahjah, avait perdu la vie après avoir été touchée par une balle lors d’une réunion familiale qui avait été organisée à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha.
Selon les forces de l’ordre, l’homme aurait ouvert le feu sur son frère au cours d’une querelle survenue lors d’une réunion de famille dans la ville arabe d’Arara, tuant accidentellement sa propre fille.
Il a été présenté jeudi devant le tribunal de première instance de Hadera, où la police a demandé de le maintenir en détention provisoire pendant douze jours supplémentaires afin de poursuivre l’enquête sur le meurtre.
Le juge Ehud Kaplan a prolongé la détention du suspect de cinq jours seulement, indiquant qu’il y avait « plusieurs indices » reliant le suspect au meurtre.
Le suspect nie catégoriquement les accusations portées contre lui et il affirme n’avoir même pas touché à une arme à feu au cours de l’altercation, a indiqué son avocat, Me Muhammad Masarwa, au Times of Israel.
« Le père, un homme respectueux des lois, nie toutes les accusations qui pèsent sur lui. Nous espérons que la police terminera bientôt l’enquête afin que ce père puisse faire le deuil de sa fille », a déclaré Me Masarwa, ajoutant que son client n’avait aucun antécédent judiciaire.
Lors de son audience de mise en détention provisoire, la police a informé le juge qu’elle n’avait toujours pas retrouvé l’arme utilisée pour tirer sur la fillette.
Un proche de Jahjah l’avait prise en charge et il l’avait conduite en voiture jusqu’au carrefour de Karkur, où il avait rejoint le service de secours du Magen David Adom (MDA), qui avait ensuite transporté l’enfant à l’hôpital Hillel Yaffe dans un état critique.
Son décès a été prononcé à l’hôpital.
S’adressant à la presse sur les lieux, le commandant Roni Fares, chef de la police du commissariat de Menashe, avait déclaré mercredi que la fusillade avait été entraînée par une « dispute qui avait opposé des enfants de la famille, une semaine auparavant ».
Fares avait ajouté que la police pensait que « la fillette a été blessée par les tirs de son père, qui visait ses frères qui se trouvaient à l’intérieur de la maison ».
L’officier avait également indiqué que les proches de la victime semblaient avoir tenté de détruire les preuves des coups de feu. Il avait noté que la police avait été attaquée à son arrivée sur les lieux.
« Lorsque nous sommes arrivés, la scène avait déjà été nettoyée », avait-il déclaré, ajoutant que cette tentative manifeste de destruction de preuves « a porté atteinte à l’enquête ».
« Nettoyer une scène de crime, c’est se rendre complice du dit crime », avait-il ajouté.
Par ailleurs, la chaîne N12 avait rapporté que le père s’en était pris à un policier lorsqu’il s’était présenté au domicile, afin de l’empêcher de saisir un tuyau d’arrosage qu’un autre membre de la famille utilisait pour nettoyer les lieux.
« Cette fillette n’était pas coupable, et pour quelle raison [a-t-elle été tuée] ? Une dispute entre frères. [Puis], lorsque la police est venue faire son travail, ils s’en sont pris à elle », a déclaré Fares.
Mercredi, la police avait arrêté six proches de Jahjah. Toutefois, le tribunal a ordonné leur libération sans condition.
Selon l’organisation à but non lucratif The Abraham Initiatives, Jahjah est la 116ᵉ victime arabe israélienne à avoir perdu la vie dans des circonstances violentes en Israël. Ce chiffre est supérieur de 21 % à celui de la même période en 2025, qui était déjà l’année la plus meurtrière jamais enregistrée.
En Israël, nombreux sont ceux qui accusent le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, de laisser la criminalité s’envenimer au sein de la société arabe, et affirment que la supervision de la police par ce politicien a conduit à une aggravation de la négligence des forces de l’ordre envers les villes arabes.
la Communauté du Times of Israël !







