« Au lieu d’un seul Hadar Goldin, il y aura treize Hadar Goldin », avertit son frère jumeau
Tzur Goldin s'est dit optimiste quant au retour des dépouilles grâce à la détermination de l'Administration Trump, tout en restant vigilant
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Tzur Goldin, frère jumeau de Hadar Goldin, officier de la brigade Givati tué en 2014 et dont le corps est toujours retenu captif à Gaza, a déclaré mardi que le groupe terroriste palestinien du Hamas savait indubitablement où se trouvaient les treize otages encore détenus dans la bande de Gaza.
« Si les otages restants ne sont pas libérés dans le cadre de cette guerre, ils ne le seront jamais », a déclaré Tzur au Times of Israel.
« Au lieu d’un seul Hadar Goldin, il y aura treize Hadar Goldin. »
Avocat actuellement inscrit à la Kennedy School de l’université Harvard, Tzur se trouve à Washington depuis plusieurs semaines pour plaider en faveur de la libération de tous les otages.
La plus grande crainte de la famille est de voir se répéter le scénario de 2014, lorsque la guerre entre Israël et le Hamas, connue sous le nom d’Opération « Bordure protectrice », a pris fin et qu’Israël et les États-Unis ont mis de côté la question des otages morts, a expliqué Tzur.
« Cela nous a laissés seuls sur ce front pendant neuf ans et demi », a-t-il souligné.
« Nous sommes terrifiés à l’idée que ce scénario se répète, avec une question en suspens et un intérêt du Hamas à garder les otages, à affaiblir la société israélienne et à intimider les familles. L’essentiel est de ne pas fermer la porte. »
Selon Tzur, les gouvernements américain et israélien doivent aujourd’hui faire pression sur le Hamas pour qu’il respecte l’accord de cessez-le-feu, compte tenu des violations commises par le groupe terroriste et de sa réticence à restituer les restes de tous les otages morts. Il fait référence à des mécanismes tels que les sanctions, les relations diplomatiques, et, si nécessaire, les frappes de l’armée israélienne à Gaza, menées mardi soir.
« Le Hamas n’a pas de problème d’information, il a un problème de motivation », a-t-il ajouté.
Tzur a fait savoir que sa famille était optimiste, car elle avait reçu des signaux de l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, de l’administration Trump et du secrétaire d’État américain Marco Rubio, indiquant leur intention de faire libérer tous les otages, et que les États-Unis ne souhaitaient pas légitimer une situation dans laquelle des corps d’otages disparaîtraient.
« Cela nous mènerait à l’abîme », a-t-il souligné.
« La Maison Blanche souhaite que le processus de paix au Moyen-Orient aboutisse. »
« Ils veulent passer de la phase A à la phase B. Je suis optimiste, mais je reste vigilant. »
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