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Australie : excuses d’une université à la communauté juive après des campements pro-palestiniens

Une responsable a reconnu que l'établissement n'avait pas empêché des actes de harcèlement visant des étudiants et membres du personnel juifs

Le campus principal de l’Australian National University, à Canberra (Australie), en 2012. (Crédit : Alex Proimos / CC BY 2.0)
Le campus principal de l’Australian National University, à Canberra (Australie), en 2012. (Crédit : Alex Proimos / CC BY 2.0)

La direction de l’Université nationale australienne (ANU), à Canberra, a présenté, le 19 juillet, des excuses officielles pour ne pas avoir suffisamment protégé les étudiants et employés juifs lors de campements pro-palestiniens organisés sur le campus en 2024.

Devant la Commission royale sur l’antisémitisme et la cohésion sociale, la vice-chancelière par intérim, Rebekah Brown, a reconnu que l’établissement n’avait pas empêché des actes de harcèlement visant des membres de la communauté juive, certains ayant été qualifiés de « tueurs de bébés » ou de « soutiens au génocide ». Elle a admis que l’université avait failli à son devoir, alors même qu’une évaluation interne avait identifié un risque élevé de préjudice psychosocial lié aux manifestations.

« Tous les étudiants et membres du personnel juifs ont le droit de se sentir en sécurité, respectés et écoutés sur notre campus. Je suis désolée que cela n’ait pas été le cas », a déclaré Rebekah Brown, citée par ABC News Australia. Elle s’est engagée à améliorer la protection des étudiants et employés concernés.

Mme Brown occupait le poste de provost, principale responsable académique de l’université, au moment des campements, qui se sont déroulés d’avril à août 2024, avant d’être nommée vice-chancelière par intérim à la fin de l’année.

La commission s’est également penchée sur la situation à l’Université Monash, à Melbourne. Sa vice-chancelière, Sharon Pickering, a décrit un climat devenu particulièrement hostile, expliquant que des étudiants et employés juifs avaient cessé de fréquenter le campus après avoir subi des intimidations. L’université était notamment intervenue après la diffusion sur les réseaux sociaux de messages affirmant que « les sionistes n’étaient pas les bienvenus sur le campus ».

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