Avec le retour de Ran Gvili, les dirigeants d’Israël s’acquittent enfin de leur engagement sacré envers la nation
Le Hamas n'est pas détruit et cherche à se relever. Mais l'autre objectif essentiel de la guerre, à savoir le retour de tous les otages, a été atteint — jusqu'au dernier
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Jusqu’au dernier.
Telle était la demande, l’engagement, qu’attendaient d’Israël les familles des otages enlevés par le Hamas et d’autres terroristes lors de cette funeste journée du 7 octobre 2023.
Le combat n’était pas terminé, la confiance nationale dans les dirigeants ne pouvait être rétablie et Israël ne pouvait véritablement commencer à panser ses plaies, ainsi que le reconnaissaient les familles et la plupart des citoyens, tant que tous les otages, les vivants comme les morts, n’auraient pas été ramenés en Israël.
C’est finalement en ce lundi 26 janvier 2026, au 843e jour de la guerre, que cet objectif sacré et essentiel a été atteint.
Il y a trois mois et demi, le 13 octobre 2025, les 20 derniers otages encore en vie ont été relâchés par le Hamas. Une évolution que très peu d’Israéliens croyaient possible, car le Hamas, ce faisant, semblait renoncer à son meilleur moyen de pression pour assurer sa survie, se relever et poursuivre à nouveau son objectif principal : détruire Israël.
Et aujourd’hui, le corps du sergent-chef Ran Gvili — qui avait, le 7-Octobre, revêtu son uniforme de policier et était parti à la guerre avec une épaule cassée — a été localisé par l’armée israélienne, identifié et, au moment où j’écris ces lignes, rapatrié en Israël pour y être inhumé.
« Il est parti le premier et revient le dernier. Il est revenu », a déclaré un Premier ministre Benjamin Netanyahu exultant, quelques minutes après que les parents de Gvili ont appris la nouvelle.
« Nous avons promis, et j’ai promis, de ramener tout le monde, et nous avons ramené tout le monde. Jusqu’au dernier. »
Contrairement à Ron Arad, le navigateur de l’armée de l’air toujours officiellement porté disparu au combat quatre décennies après s’être éjecté au-dessus du Liban ; contrairement à Hadar Goldin, l’officier de la brigade Givati tué en 2014 dans une embuscade tendue par le Hamas, dont le corps a finalement été remis à Israël il y a deux mois — cette fois-ci, personne n’a été laissé pour compte.
Officiellement, la récupération du corps de Gvili marque la fin de la première phase du vaste plan de paix du président américain Donald Trump pour Gaza et ouvre la voie aux phases suivantes, dans le cadre desquelles le Hamas doit déposer ses armes, la bande de Gaza doit être démilitarisée, l’armée israélienne doit se retirer progressivement, et une nouvelle Gaza, qui ne constituerait plus une menace, doit être construite.
Dans l’immédiat, Ali Shaath, l’ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne nommé à la tête du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), a annoncé jeudi que le poste-frontière de Rafah entre Gaza et l’Égypte ouvrirait dans les deux sens dans les jours à venir. Et Netanyahu, qui craint profondément que toute concession de ce type ne soit exploitée par le Hamas, toujours puissant, a accepté à contrecœur, au grand dam de ses partenaires de coalition d’extrême droite. Dimanche soir, son cabinet a conditionné la réouverture du passage à l’achèvement des recherches du corps de Gvili. Une condition qui est désormais remplie.
Il va sans dire que le Hamas n’a pas renoncé à son objectif d’éliminer Israël. Il semble plutôt avoir conclu que la restitution, dans un premier temps, des 20 otages encore en vie, puis, enfin, des 28 captifs décédés, constituait le meilleur moyen d’éviter une pression militaire israélienne soutenue par les États-Unis et susceptible de s’intensifier. Contrôlant toujours près de la moitié de Gaza, il estime pouvoir créer les conditions qui lui permettront de brouiller les pistes quant au sort exact de ses armes, de reconstituer ses effectifs et ses ressources, de continuer à bénéficier du soutien d’un monde rempli d’ennemis d’Israël et d’idiots utiles, d’attendre un leadership américain plus favorable, et de reprendre sa soi-disante « résistance » contre l’État juif.
Israël avait deux objectifs clairs, pour une guerre qu’il n’avait pas d’autre choix que de mener contre le gouvernement terroriste de Gaza après les événements terribles du 7-Octobre : détruire le Hamas et ramener tous les otages.
Le premier objectif n’est pas atteint. La guerre sous sa forme actuelle est terminée, mais le Hamas n’est pas détruit.
Mais le second, heureusement, est désormais accompli. Les dirigeants politiques et militaires israéliens ont levé un obstacle crucial dans la reconstruction de leurs relations avec les citoyens qu’ils ont si dramatiquement échoué à protéger il y a de cela 843 jours. Les otages ont été libérés. Jusqu’au dernier.
... alors c’est le moment d'agir ! Le Times of Israël vous fournit chaque jour les informations qui vous intéressent. Qu'il s'agisse de la politique, de la high-tech en Israël, de l'enseignement de la Shoah, des Juifs de Diaspora ou bien encore de l'archéologie, de la culture et de l'environnement en Israël : nous tâchons toujours de couvrir un large spectre des sujets qui vous concernent, alors si vous le pouvez, aidez-nous à continuer à vous offrir ce contenu de qualité indispensable, surtout depuis le 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







