Belgique : 3 universités vont remettre à Francesca Albanese un titre de docteur honoris causa
La distinction honorifique sera décernée le 2 avril à la rapporteuse affiliée à l'ONU par la Vrije Universiteit Brussel, l’Université d’Anvers et l’Université de Gand
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La Vrije Universiteit Brussel (VUB), l’Université d’Anvers et l’Université de Gand ont confirmé dimanche qu’elles remettraient le 2 avril prochain le titre de docteur honoris causa à la rapporteuse controversée du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, l’italienne Francesca Albanese, en reconnaissance de ce qu’ils ont appelé son « engagement exceptionnel en faveur des droits humains et de la justice internationale ».
Cette décision a entraîné l’opposition du Forum des organisations juives (FJO), qui a exhorté les universités à revenir sur leur décision. Elle dénonce les comparaisons répétées d’Albanese entre Israël et le nazisme, estimant qu’elles banalisent la Shoah et constituent une forme d’antisémitisme au sens de la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA). Ces propos ont également été qualifiés d’antisémites par le gouvernement américain, rappelle le FJO.
En juillet, cette titulaire d’une licence de droit et d’un master des droits de l’Homme, a été visée par des sanctions de l’administration de Donald Trump qui a mis en cause son « antisémitisme éhonté », son travail « partial et malveillant » ainsi que le fait qu’elle mente sur son CV en se présentant comme avocate alors qu’elle n’a jamais passé le barreau.
En décembre, l’Université de Georgetown, à Washington, a rompu ses relations avec la rapporteuse. Albanese avait de son côté assuré que la rupture de son contrat avec l’établissement, où elle était chercheuse associée, découlait de ces sanctions et a nié avoir été renvoyée pour des propos antisémites.
Lors d’une conférence, organisée le samedi 7 février à Doha par la chaîne qatarie pro-Hamas Al Jazeera et à laquelle participaient notamment un des chefs du Hamas, Khaled Meshaal, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, Francesca Albanese a dit notamment ceci dans une déclaration filmée et postée sur son compte X : « Le fait qu’au lieu d’arrêter Israël, la plupart des pays du monde l’aient armé, lui aient fourni des excuses politiques, un parapluie politique ainsi qu’un soutien économique et financier, est un défi. Le fait que la plupart des médias dans le monde occidental amplifient le discours pro-apartheid, le narratif génocidaire, est un défi. Et en même temps, c’est aussi une opportunité. Car si le droit international a été poignardé en plein cœur, il est également vrai que jamais auparavant la communauté internationale n’a connu les défis auxquels nous sommes tous confrontés. Nous qui ne contrôlons pas de vastes capitaux financiers, ni les algorithmes, ni les armes, constatons désormais qu’en tant qu’humanité, nous avons un ennemi commun et que le respect des libertés fondamentales est la dernière voie pacifique, le dernier outil pacifique dont nous disposons pour recouvrer notre liberté. »
Quelques jours plus tard, la France, suivie par d’autres pays européens, ont réclamé sa démission, suscitant une pluie de condamnations de la part des nombreux soutiens de la rapporteuse.
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