Ben Gvir interdit de séjour en France suite à ses « actes inqualifiables » envers les militants de la flottille de Gaza
Le ministre français des Affaires étrangères a également invité l'Union européenne à prendre des sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité intérieure
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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’interdiction de séjour sur l’ensemble du territoire français, avec effet immédiat, du ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, en réaction à ses « actes inqualifiables » envers les militants de la flottille de Gaza.
« Nous désapprouvons la démarche de cette flottille, qui n’apporte rien de constructif et qui alourdit la tâche des services diplomatiques et consulaires – services dont je salue le professionnalisme et le dévouement », a déclaré Barrot.
« Mais nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français soient menacés, intimidés ou brutalisés de cette manière, a fortiori par un représentant de l’État », a-t-il ajouté. Barrot a souligné que les agissements de Ben Gvir avaient déjà été condamnés par de nombreuses personnalités politiques israéliennes.
« Cette affaire s’inscrit dans une longue série de déclarations et d’agissements choquants, d’incitations à la haine et à la violence à l’encontre des Palestiniens », a déploré Barrot. « À l’instar de mon homologue italien, j’appelle l’Union européenne à prendre également des sanctions à l’encontre d’Itamar Ben Gvir. »
Les forces israéliennes avaient procédé mardi à l’arrestation de 430 personnes, embarquées à bord de 50 navires, dans les eaux internationales, pour mettre fin à une flottille de militants qui cherchait à briser le blocus maritime de Gaza.
Mercredi, Ben Gvir a diffusé une vidéo dans laquelle il nargue les militants, agenouillés au sol et les mains liées.
Vendredi, les organisateurs ont affirmé que les militants de la flottille avaient été victimes d’abus pendant leur détention aux mains des Israéliens. Plusieurs d’entre eux ont été hospitalisés pour des blessures, et au moins 15 ont fait état d’agressions sexuelles, notamment de viols. L’administration pénitentiaire israélienne a nié ces allégations, assurant que tous les militants arrêtés avaient été détenus « conformément à la loi, dans le respect absolu de leurs droits fondamentaux », et qu’ils avaient reçu tous les soins médicaux nécessaires, d’un personnel professionnel.
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