Ben Gvir salue les arrestations lors du convoi de motards de Raam, évoquant le 7-Octobre
Le ministre de la Sécurité nationale publie la photo d’un motard menotté, sans préciser le nombre d’arrestations ni les infractions reprochées au convoi ; selon Moshe Feiglin, Raam partage l’idéologie et le drapeau du Hamas
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Mercredi, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publié une photo d’un motard ligoté au sol, affirmant qu’il faisait partie d’un convoi illégal arborant des drapeaux du parti islamiste Raam, et rappelant les scènes du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Des vidéos du convoi, qui a eu lieu à l’occasion du troisième anniversaire du 7-Octobre, montraient des partisans présumés du parti roulant avec ses bannières vertes le long d’une route du Néguev. Certains observateurs en ligne ont comparé ces bannières à celle du Hamas.
Ben Gvir a affirmé que le convoi « roulait illégalement », « effrayait les habitants du Néguev » et « rappelait les scènes du 7-Octobre ».
« Vous avez sûrement vu les images des motards qui roulaient sur les routes du Néguev avec les drapeaux verts du mouvement islamiste Raam », a écrit Ben Gvir sur le réseau social X, sans préciser en quoi le convoi était illégal.
« Ils ont oublié un petit détail : le ministre de la Sécurité nationale est Itamar Ben Gvir, et la politique a changé », a-t-il déclaré, ajoutant que les forces de police « avaient mis fin à leur ‘fête’, étaient intervenues, avaient procédé à des arrestations, délivré des contraventions et envoyé un message : la prochaine fois, faites très attention ».
La police n’a pas répondu à une demande de commentaire, notamment concernant le nombre de personnes arrêtées et les infractions dont elles sont soupçonnées. Raam n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.
חרפה שאין לה מחילה. טירוף מערכות מוחלט.
יהודים נוסעים בכביש בנגב, רועדים מאימה בתוך הרכבים שלהם, בטוחים לחלוטין שהנוח'בה שוב פושטת על הדרום.
שיירות של אופנועים מנופפות בדגלים אסלאמיים ירוקים, מפגינות אדונות וכוחניות בלב כבישי ישראל, והאזרח היהודי – בארצו שלו! – נאלץ לבלוע את… pic.twitter.com/NhT5Z2Sc4L— משה פייגלין Moshe Feiglin (@moshefeiglin) October 7, 2026
בטח ראיתם את התיעוד של האופנוענים שנסעו בכבישי הנגב עם דגלים ירוקים של התנועה האיסלאמית רע״מ, נוסעים בניגוד לחוק, מבהילים את תושבי הנגב, ולרגע התמונות הזכירו את מראות ה-7.10 בכבישי הנגב.
אז זהו, שהם שכחו רק פרט אחד קטן: השר לביטחון לאומי הוא איתמר בן גביר, והמדיניות השתנתה.… pic.twitter.com/BQqGLs2LYS
— איתמר בן גביר (@itamarbengvir) October 7, 2026
Ben Gvir a publié cette photo quelques heures après que l’ancien député du Likud Moshe Feiglin, qui se présente aux élections législatives du 27 octobre aux côtés de l’ancien allié de Ben Gvir, Bezalel Smotrich, eut partagé une vidéo montrant des motards roulant sur une autoroute et agitant le drapeau de Raam au son d’une musique arabe.
« L’audace » des partisans du Raam d’agiter le drapeau de leur parti est « le résultat d’un manque de caractère, d’une peur institutionnelle et d’une perte totale de droiture », a déclaré Feiglin, contredisant ainsi l’affirmation de Ben Gvir selon laquelle il aurait rétabli la « souveraineté » israélienne dans le Néguev.
« L’objectif, l’idéologie et le drapeau de Raam sont les mêmes que ceux du Hamas », a affirmé Feiglin, quelques jours après que la Cour suprême eut rejeté à l’unanimité un recours visant à disqualifier le parti sur la base d’allégations non fondées selon lesquelles il soutiendrait la lutte armée contre Israël.
Raam est historiquement affilié à la branche sud du Mouvement islamique en Israël et arbore un drapeau vert sur lequel figure le nom du parti en arabe. Le parti a récemment pris des mesures pour minimiser ses racines religieuses et mettre l’accent sur une identité civique. Son dirigeant, Mansour Abbas, avait annoncé, fin 2025, que le parti romprait ses liens avec son organe directeur religieux, le Conseil de la Choura islamique, et deviendrait un parti de large base ouvert aux candidats juifs.
En août, l’ancien haut responsable de la police Yoav Segalovitz a annoncé qu’il rejoignait Raam, une décision sans précédent pour un homme politique juif.
La perspective d’un gouvernement minoritaire s’appuyant sur le soutien extérieur de ce parti est ainsi devenue un thème central de la campagne de la coalition. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et ses alliés accusent en effet leur principal rival, Gadi Eisenkot, ainsi que les autres dirigeants de l’opposition, d’avoir l’intention de former un gouvernement dépendant des partis arabes.
À l’exception de HaDemocratim, qui soutient l’intégration de Raam dans une future coalition, tous les partis, qu’ils soient d’opposition ou de la coalition actuelle, se sont engagés à ne pas s’associer à ce parti islamiste.
Selon de nombreuses sources, Netanyahu lui-même aurait courtisé Abbas alors qu’il tentait de former un gouvernement après les élections de 2021, avant qu’Abbas ne rejoigne finalement la coalition éphémère de Naftali Bennett et Yaïr Lapid. Netanyahu nie ces allégations, mais Abbas insiste sur le fait que c’était bien le cas et Smotrich affirme avoir contrecarré cette alliance.
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