Bennett déclare qu’il n’inclura pas Ben Gvir dans un futur gouvernement
L'ancien Premier ministre, principal adversaire électoral de Netanyahu, a qualifié le ministre de la Sécurité nationale de "ministre incompétent" et "raciste", alors qu'une vague de criminalité secoue la société arabe
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L’ancien Premier ministre Naftali Bennett a précisé vendredi qu’il n’inclurait pas le leader d’Otzma Yehudit, à l’extrême-droite, et ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans le futur gouvernement qu’il pourrait être amené à former.
« Je tiens à être clair, Itamar Ben Gvir n’a pas sa place dans mon gouvernement », a écrit Bennett sur le réseau social X, accompagnant son message d’une vidéo le montrant en campagne, en train de parler au public.
« Ce n’est pas à cause de ‘boycotts’, mais parce qu’il est un ministre incompétent, qui se comporte comme un tyran et comme un raciste, allant à l’encontre des valeurs de l’État d’Israël en tant qu’État juif et démocratique », a-t-il écrit.
Les propos de Bennett ont fait suite à une déclaration enregistrée, cette semaine, lors d’une conférence. Il disait alors qu’il ne « boycotterait » pas Ben Gvir, un nationaliste d’extrême droite connu pour son racisme anti-arabe.
Le ministre d’extrême-droite a été accusé de politiser les forces de police et de négliger la communauté arabe alors que celle-ci est confrontée à la pire vague de meurtres violents qu’elle ait jamais connue.
Les meurtres violents ont été monnaie courante dans les villes et dans les villages arabes au cours de la dernière décennie, mais le problème s’est considérablement aggravé en 2023 — l’année même où Ben Gvir a été nommé ministre de la Sécurité nationale — avec un nombre d’homicides qui a bondi à 244, doublant le chiffre de l’année précédente (116). Le nombre a légèrement baissé en 2024 avant d’atteindre de nouveaux sommets l’année dernière, avec 252 personnes assassinées.
Bennett, dont le parti est actuellement donné dans la majorité des sondages comme la deuxième faction la importante de la Knesset après le Likud de Netanyahu à l’issue des élections de cette année, est largement considéré comme le principal challenger de Netanyahu au poste de Premier ministre.
Le scrutin doit avoir lieu avant la fin du mois d’octobre, mais il pourrait être avancé si la coalition venait à s’effondrer.
Il a également déclaré en début de semaine qu’il ne permettrait pas au leadership « défaillant » d’Israël de se maintenir, excluant d’en faire partie, et il a ajouté qu’un dirigeant « doit savoir quand se retirer », dans ce qui a semblé être sa première déclaration suggérant qu’il ne siégerait pas dans un gouvernement avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Toutefois, l’ancien Premier ministre a déjà renié ses promesses de ne pas siéger avec certaines factions.
À quelques jours des élections de 2021, Bennett avait explicitement promis de ne pas siéger dans un gouvernement dirigé par le chef du parti Yesh Atid, Yair Lapid, ni avec les partis arabes — une promesse qu’il avait rompue quelques semaines plus tard en formant la coalition qui a évincé Netanyahu.
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