Alors que son fils a été abattu ce matin, l’ancien maire de Rahat a déclaré que la communauté arabe devait agir contre les crimes violents sans attendre que le gouvernement mette fin à ce fléau.
Vers 2 heures du matin, Mukhtar, le fils d’Atta Abu Madighem, a été abattu alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture, dans la ville. Selon ce père endeuillé, le commerce de son fils avait déjà été la cible d’une fusillade il y a quatre mois, mais les auteurs n’avaient jamais été arrêtés.
S’exprimant lors des funérailles du jeune homme de 22 ans, Abu Madighem a déploré que cinq citoyens arabes aient été tués par balles au cours des douze dernières heures à travers le pays.
« Je ne sais pas à combien ce chiffre s’élèvera à la fin de la journée », a-t-il déclaré.
Dans son éloge funèbre, il a rappelé que son fils était « un jeune homme adorable qui tenait un kiosque et avait des projets ».
« Il voulait poursuivre ses études et se marier. Mais ce jeune garçon n’est plus là. »
Abu Madighem, qui a exhorté l’État à « se réveiller », a toutefois souligné : « Nous, dans la société arabe, nous devons également lutter contre la criminalité. Nous devons résoudre ce problème nous-mêmes et ne pas attendre que le gouvernement s’en charge. »
Il a avoué ne pas avoir confiance dans les forces de l’ordre, comparant l’incapacité de la police à résoudre la plupart des meurtres au sein de la société arabe au succès des agences de sécurité dans la capture d’acteurs hostiles à l’étranger.
« Le gouvernement agira quand il le voudra, car s’il veut attraper quelqu’un en Iran, il ira le chercher et le traînera par la queue comme un rat. Mais les criminels ici ? Ils ont besoin de renforcer leurs effectifs, ils ont besoin de ressources », a-t-il ajouté avec mépris, laissant entendre que la police ne faisait pas tout ce qu’elle pouvait pour dissuader la criminalité dans le secteur arabe.
« L’État et ce gouvernement veulent que les Arabes continuent à commettre des meurtres. Je n’ai aucune confiance en ce gouvernement. Je n’ai aucune confiance dans le Premier ministre et je n’ai aucune confiance dans cet horrible ministre de la Police », a-t-il poursuivi, faisant référence au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.