Cisjordanie : Israël rejette les mesures « honteuses » prises par des gouvernements étrangers
Londres, Ottawa, Paris et Oslo vont sanctionner des "réseaux finançant et facilitant les attaques de colons" ; Jean-Noël Barrot a aussi annoncé que Bezalel Smotrich est interdit de territoire en France
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Israël « rejette fermement » les mesures punitives prises mardi par des gouvernements étrangers contre la violence des résidents d’implantations en Cisjordanie et contre l’expansion des implantations. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a affirmé que ces mesures alimentaient l’antisémitisme.
« Israël rejette fermement les mesures honteuses qui ont été adoptées par des gouvernements étrangers à l’encontre de citoyens, d’entités et d’un ministre du gouvernement israélien », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Selon lui, ces actions constituent une « tentative qui vise à imposer un positionnement politique concernant le droit des Juifs de s’installer en Terre d’Israël et concernant le conflit israélo-palestinien, sous couvert de mesures contre la violence ».
Le Royaume-Uni et les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la France et de la Norvège ont annoncé mardi qu’ils coordonnaient des sanctions en réponse à « l’expansion record des colonies et à la montée de la violence des colons en Cisjordanie ».
Peu après, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que Paris avait interdit l’entrée sur son territoire à Smotrich, à quatre dirigeants d’organisations pro-implantations et à vingt-et-un « colons violents ».
Le ministère israélien des Affaires étrangères a également condamné « l’échec retentissant », a-t-il dit, de ces gouvernements « à lutter contre l’antisémitisme qui sévit dans leurs propres pays », affirmant que « les politiques anti-Israël du type de celles qui ont été adoptées aujourd’hui ne font qu’attiser cet antisémitisme ».
« Étonnamment, ces gouvernements ont également omis d’imposer des sanctions ou de prendre des mesures contre les phénomènes qui alimentent véritablement la violence, à savoir les salaires versés par l’Autorité palestinienne aux terroristes », a ajouté le ministère, faisant référence à un programme controversé de l’AP désigné sous le nom de « Pay-to-Slay » (payer pour tuer), car il récompense les prisonniers, notamment les terroristes condamnés en fonction de la durée de leur peine, ainsi que les familles des terroristes décédés.
En février 2025, le dirigeant de l’AP, Mahmoud Abbas, avait signé un décret mettant fin au système de paiements « Pay-to-Slay ».
Cependant, Israël continue d’accuser l’AP de mentir au sujet des réformes internes présumées relatives aux paiements aux terroristes et à leurs familles.
la Communauté du Times of Israël !







