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COGAT: l’aide à Gaza depuis le cessez-le-feu a « largement dépassé » les besoins

Dans un rapport de 22 pages présentant ses actions, l'organisme du ministère de la Défense révèle que 1,78 million de tonnes de nourriture ont été acheminées dans la bande depuis octobre 2025

L'aide humanitaire entrant à Gaza par le poste-frontière de Rafah, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 juin 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
L'aide humanitaire entrant à Gaza par le poste-frontière de Rafah, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 10 juin 2026. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) a diffusé, dans la journée de jeudi, un rapport dans lequel il a décrit en détail les efforts déployés pour acheminer l’aide aux Palestiniens de la bande de Gaza, et dans lequel il affirme avoir « largement dépassé » ses objectifs humanitaires depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, en octobre dernier.

Ce rapport de 22 pages, dont la publication a été autorisée jeudi, « dresse un tableau clair », a indiqué le COGAT, selon lequel l’aide humanitaire est parvenue dans la bande de Gaza « dans des quantités dépassant largement les besoins identifiés par les Nations unies et d’autres membres de la communauté internationale ».

Le COGAT est une division du ministère de la Défense qui est chargée de superviser et de coordonner les questions humanitaires et civiles dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et, depuis une date plus récente, dans les zones du sud de la Syrie qui sont placées sous contrôle militaire israélien.

Ce rapport, a précisé le COGAT, s’appuie sur des données fournies par l’ONU et d’autres organisations humanitaires, ainsi que sur « des informations issues de sources publiques ainsi que sur des recherches qui ont été menées par des experts du domaine humanitaire ».

Au cours de la guerre, qui avait été déclenchée par l’invasion du sud d’Israël qui avait été menée par le Hamas, le 7 octobre 2023, Jérusalem a, à plusieurs reprises, restreint, voire complètement interrompu, l’acheminement de l’aide aux populations sinistrées de Gaza, provoquant ce que plusieurs organisations humanitaires ont qualifié de « conditions de famine » au sein de l’enclave palestinienne.

Après le cessez-le-feu d’octobre 2025, Israël a recommencé à faire passer une aide plus importante, autorisant chaque jour l’entrée de centaines de camions humanitaires sur le territoire, conformément aux termes de l’accord.

Des Gazaouis transportant des sacs et des cartons contenant de la nourriture et de l’aide humanitaire, déchargés d’un convoi du Programme alimentaire mondial à destination de la ville de Gaza, dans le nord de la bande de Gaza, le 16 juin 2025. (Crédit : Jehad Alshrafi/AP)

Selon ce rapport, ce sont quelque 1,78 million de tonnes de denrées alimentaires qui sont entrées dans la bande de Gaza entre le mois d’octobre 2025 et le mois de juin 2026, soit « trois fois plus que les besoins qui avaient été définis par le Programme alimentaire mondial (PAM) ».

Le rapport souligne également « une amélioration significative de la disponibilité des denrées alimentaires sur les marchés de Gaza », publiant un graphique qui témoigne de la baisse des prix des produits de première nécessité, notamment les prix de la farine, du riz, des lentilles, des légumes et des œufs.

Les prix de ces produits de première nécessité ont ainsi chuté de près de 72 % entre septembre 2025 et mai 2026.

Un graphique publié par le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), qui, selon lui, reflète les prix à la consommation des denrées alimentaires dans la bande de Gaza de juin 2025 à mai 2026, en se référant à des « données du marché local », publié le 9 juillet 2026. (Crédit : Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires)

Cette forte baisse des prix « reflète l’impact direct de l’entrée d’importantes quantités de denrées alimentaires dans la bande de Gaza sur l’offre de marché », explique le rapport, qui note que les niveaux de prix sont désormais « essentiellement influencés par les conditions du marché intérieur à Gaza, avec notamment les taxes imposées par le Hamas et son contrôle sur les mécanismes de distribution commerciale ».

En ce qui concerne les efforts déployés pour améliorer l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour les 2 millions d’habitants de l’enclave côtière – une population dont la quasi-totalité a été déplacée pendant la guerre – le COGAT a annoncé que l’approvisionnement actuel en eau « dépasse les normes humanitaires internationales ».

« Plus de 70 000 mètres cubes d’eau sont fournis chaque jour à la bande de Gaza par le biais de canalisations, d’installations de dessalement et d’infrastructures supplémentaires », peut-on lire dans le rapport, qui poursuit en indiquant que le COGAT collabore avec des organisations internationales afin de « développer des solutions concrètes pour améliorer l’approvisionnement en eau, l’assainissement et l’hygiène ».

Des enfants palestiniens déplacés transportent des bidons d’eau remplis à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 4 juillet 2026. (Crédit : AP/Abdel Kareem Hana)

Quant au secteur de la santé de Gaza, aujourd’hui décimé, le COGAT explique, dans son rapport, que le système en place « reste opérationnel » et que « ses capacités médicales se sont considérablement renforcées », grâce notamment à l’arrivée de « plus de 18 000 tonnes de médicaments et de matériel médical » dans l’enclave palestinienne depuis la conclusion du cessez-le-feu.

Commentant ce rapport, le chef du COGAT, le major général Yoram Halevy, a déclaré que son service avait décidé de le publier « afin de présenter à la communauté internationale un tableau factuel exhaustif » de la situation humanitaire à Gaza, face aux tentatives du Hamas de la « déformer ».

« Les données sont claires et ne laissent aucune place au doute : tout au long du cessez-le-feu, la stabilité humanitaire a été maintenue dans la bande de Gaza, et le volume de l’aide entrant sur le territoire a largement dépassé les besoins humanitaires », a déclaré Halevy.

« Quiconque ignore ces faits amplifie la propagande du Hamas, qui exploite le domaine humanitaire à des fins militaires et politiques », a-t-il ajouté.

Neman Abu Jarad et sa fille avancent dans un campement de tentes accueillant des Palestiniens déplacés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 13 mai 2026, en poussant un chariot chargé de jerricans remplis d’eau. (Crédit : AP Photo/Abdel Kareem Hana)

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