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Colombie : Un deuxième ministre dit avoir été espionné par le logiciel Pegasus

Le ministre de l'Intérieur avait affirmé que son téléphone était infecté par le logiciel israélien, alors qu'un scandale impliquant les services de renseignement colombiens est en cours

Le logo du NSO Group sur un smartphone placé sur un clavier. (Crédit : Mundissima/Alamy)
Le logo du NSO Group sur un smartphone placé sur un clavier. (Crédit : Mundissima/Alamy)

Mardi, le ministre colombien de la Justice, Andrés Idarraga, a affirmé que son téléphone avait été mis sur écoute via le logiciel Pegasus, ce qui constitue un second cas d’espionnage en quelques semaines au sein du gouvernement du président de gauche Gustavo Petro.

Déjà le 3 décembre, le ministre de l’Intérieur, Armando Benedetti, avait affirmé que son téléphone était infecté par ce logiciel israélien, alors qu’un scandale impliquant les services de renseignement colombiens était en cours.

Entre août et novembre 2025, des informations ont été extraites du téléphone d’Andrés Idarraga alors qu’il enquêtait sur des affaires de corruption en tant que secrétaire à la Transparence, un organisme rattaché à la présidence. Cette infiltration a été ordonnée « depuis le ministère de la Défense », a assuré Idarraga à W Radio.

Le ministre de la Justice ajoute qu’il enquêtait alors sur des liens entre des hauts gradés de l’armée et des dissidents de l’ancienne guérilla des Farc.

Selon lui, le logiciel a été utilisé pour le surveiller, lui et sa famille, à son insu, et « l’infiltration aurait été ordonnée depuis le ministère de la Défense, en utilisant des structures de contre-espionnage de l’État pour poursuivre ceux qui mènent des enquêtes sur la corruption ».

Les services de renseignement colombiens sont sous le feu des projecteurs depuis que la presse a révélé des conversations avec le chef d’une guérilla suggérant une possible infiltration des rebelles dans les hautes sphères du gouvernement.

En 2024, Gustavo Petro avait dénoncé l’achat illégal par la police de son pays du logiciel espion Pegasus, fabriqué par la société israélienne NSO, sous le mandat de son prédécesseur Ivan Duque (2018-2022).

Les États-Unis avaient ensuite reconnu avoir financé, en 2020, l’achat de Pegasus dans le cadre de la lutte contre les narcotrafiquants, sans en informer le président Duque.

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