Contredisant Ben Gvir, le chef de la police israélienne soutient des agents critiqués
Danny Levy défend les policiers accusés de brutalité lors d’une manifestation haredi contre la conscription, malgré les menaces de limogeage du ministre de la Sécurité nationale
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Le chef de la police Danny Levy a pris la défense, mardi, des policiers critiqués pour leur intervention jugée musclée contre des manifestants haredim la semaine dernière, faisant fi de la menace de limogeage formulée par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à l’encontre du chef du commissariat de Bnei Brak.
Le commandant du commissariat, le commissaire principal Yuval Shavit, faisait partie des nombreux policiers filmés en train de saisir des manifestants haredim par les jambes, déchirant leurs pantalons et de les traîner par les chevilles vers le bas-côté de l’autoroute lors d’une manifestation organisée mercredi contre la conscription des ultra-orthodoxes.
Après s’être entretenu avec Shavit, Levy a conclu qu’une « intervention policière importante » était nécessaire pour rétablir l’ordre public lors de cette manifestation matinale, au cours de laquelle des centaines de manifestants haredim opposés à la conscription ont bloqué la circulation sur la Route 4.
« Compte tenu des circonstances de cet incident grave, au cours duquel un axe routier majeur a été bloqué tôt le matin [provoquant] des troubles à l’ordre public et perturbant la vie quotidienne de dizaines de milliers de citoyens, une intervention policière importante s’imposait », indique la police dans un communiqué relayant la position de Levy.
Le commissaire a exprimé sa « reconnaissance et son soutien » aux policiers qui œuvrent pour « préserver l’ordre public, ce qui implique de prendre des décisions en temps réel dans un contexte opérationnel complexe, et il continuera à se tenir à leurs côtés », poursuit le communiqué.
Mardi matin, Ben Gvir avait adressé une lettre à Levy dans laquelle il menaçait de limoger Shavit, après la diffusion sur Internet d’une vidéo montrant le chef du commissariat traîner un manifestant par les chevilles après lui avoir déchiré son pantalon.
גם הבוקר מפגינים הגיעו לכניסה לכלא 10 במחאה על מעצר העריקים, הפרו את הסדר והתעמתו עם כוחות במקום pic.twitter.com/Q1FzLa7A8I
— שילה פריד???????? (@shilofreid) June 22, 2026
Les critiques formulées par le ministre d’extrême droite à l’encontre des méthodes de maintien de l’ordre utilisées par la police la semaine dernière – au cours de laquelle des agents ont blessé huit manifestants haredim à l’aide de grenades assourdissantes et de matraques – contrastent fortement avec le soutien qu’il avait apporté par le passé à ces mêmes méthodes lorsqu’elles visaient des manifestants antigouvernementaux.
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