Coupe du monde : un émissaire de Trump veut remplacer l’Iran par l’Italie – média
Le règlement de la FIFA confère à l'organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l'occurrence l'Iran, devait se retirer
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Un émissaire de Donald Trump a demandé à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie lors de la prochaine Coupe du monde cet été, a-t-il affirmé au Financial Times, alors que la guerre fait planer le doute sur la participation iranienne.
Paolo Zampolli a confirmé au Financial Times avoir suggéré ce scénario peu probable au président américain et à Gianni Infantino, président de la FIFA, qui a récemment assuré que l’Iran prendrait part à la Coupe du monde organisée conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet.
« Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a déclaré le conseiller, après la troisième élimination consécutive de l’Italie en barrages de la compétition.
En 2022, après le précédent échec des Azzurri au même stade, Zampolli avait déjà suggéré à la FIFA de disqualifier l’Iran en raison de la violence de sa répression policière, pour repêcher l’Italie en vue du Mondial qatari – sans succès.
Interrogée par l’AFP, l’instance mondiale du football a renvoyé aux récentes déclarations de Gianni Infantino, sans faire de commentaires supplémentaires.
« L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matchs du premier tour sur le sol américain, avait-il affirmé à l’AFP fin mars, en marge d’un match amical de l’Iran près d’Antalya, en Turquie.
« L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », avait-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington, tout en espérant une « situation pacifique » au Moyen-Orient l’été prochain.
La sélection iranienne doit disputer ses trois matchs du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (le 16 juin), la Belgique (le 21 juin), puis à Seattle contre l’Égypte (le 27 juin). Son camp de base est censé se trouver à Tucson, en Arizona.
Au début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran avait évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander à la FIFA de déplacer ses matchs des États-Unis au Mexique.
« Les matchs auront lieu là où ils doivent avoir lieu, conformément au tirage au sort », avait déclaré à l’AFP le patron du football mondial, dont la connivence explicite avec Trump avait suscité quelques critiques.
Le règlement de la FIFA confère à l’organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe, en l’occurrence l’Iran, devait se retirer.
Cette « proposition » intervient également alors que la Première ministre italienne Giorgia Meloni, l’une des alliées les plus proches de Trump sur le Vieux Continent, a récemment pris ses distances avec Israël et les États-Unis, ce qui lui a valu les foudres du président américain.
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