D’anciens officiers démentent une restriction des règles d’engagement à Gaza par la Haute-Cour
En 2018, la Haute Cour avait rejeté une requête déposée par des organisations de défense des droits de l’Homme réclamant un durcissement des règles d’ouverture du feu de Tsahal lors des émeutes massives à la frontière
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Deux anciens hauts responsables militaires ont rejeté les accusations, qui ont refait surface ces derniers jours, selon lesquelles des décisions de la Haute Cour de justice auraient conduit à un durcissement des règles d’ouverture du feu de Tsahal à la frontière avec Gaza.
De telles accusations sont formulées depuis le début de la guerre par des ministres du gouvernement et d’autres personnalités opposées à la création d’une commission d’enquête nationale sur le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, dont les membres seraient désignés par la présidente de la Cour suprême.
Selon eux, la Haute Cour porterait une part de responsabilité dans les événements du 7-Octobre en raison des restrictions qu’elle aurait imposées à l’armée concernant ses règles d’ouverture du feu à la frontière avec la bande de Gaza lors des émeutes menées par le Hamas en 2018.
En 2018, la Haute Cour avait rejeté une requête déposée par des organisations de défense des droits de l’Homme réclamant un durcissement des règles d’ouverture du feu de Tsahal lors des émeutes massives à la frontière, estimant qu’elle disposait de très peu de marge d’intervention.
Dans une tribune publiée par N12, le général de division (Rés.) Nitzan Alon, alors chef de la Direction des opérations et responsable de la définition des règles d’engagement de Tsahal, ainsi que le colonel (Rés.) Dr Eran Shamir-Borer, alors chef du département de droit international du corps du procureur militaire général, affirment que « les règles d’engagement à la frontière de Gaza avaient été définies en fonction des besoins opérationnels » et que la décision de la Haute Cour de rejeter les requêtes « n’a eu aucun effet restrictif sur ces règles ».
Ils estiment que les règles d’engagement en vigueur à l’époque « se sont révélées efficaces » et que l’armée « a rempli avec succès sa mission consistant à empêcher des infiltrations massives en Israël et à protéger les civils vivant à proximité ».
« La Cour n’est pas intervenue dans les règles d’engagement appliquées par Tsahal sur le terrain », affirment les anciens officiers, ajoutant que « de la même manière que les règles d’engagement n’ont pas changé avant le dépôt de la requête devant la Haute Cour ni du fait de celle-ci, elles n’ont pas davantage changé à la suite de la décision ».
« Les accusations actuellement portées contre la Haute Cour sont sans fondement. Au-delà du fait qu’elles servent de prétexte pour ne pas mettre en place une commission d’enquête nationale, elles traduisent essentiellement un rejet du concept même d’État de droit », ajoutent-ils.
la Communauté du Times of Israël !







