Des débris de missile iranien sur la Vieille Ville de Jérusalem ; des habitations endommagées à Rehovot
Les 2 missiles tirés vendredi étaient dotés de sous-munitions, causant surtout des blessures légères ; le porte-parole du CGRI dément les propos de Netanyahu sur la destruction des capacités de production de missiles, mais meurt avant que ses propos soient rapportés
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Entre minuit et le début de la soirée de vendredi, l’Iran a lancé huit salves de missiles balistiques sur Israël, dont au moins deux semblaient être équipées de bombes à sous-munitions, provoquant des dégâts aux habitations et blessant légèrement certains habitants. Israël a quant à lui révélé les noms de plusieurs responsables iraniens qu’il a éliminés ces derniers jours.
Des fragments d’un missile intercepté se sont écrasés dans la Vieille Ville de Jérusalem, endommageant un parking du quartier juif situé à environ 400 mètres du mur Occidental et du complexe de la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple. On ne déplore aucun blessé.
Dans la ville de Rehovot, au centre du pays, les attaques de bombes à sous-munitions ont mis le feu à une maison. Selon la police, des fragments de missiles interceptés se sont écrasés sur 8 à 10 sites distincts.
Un homme et une femme âgés d’environ 70 ans ont été légèrement blessés par une déflagration. Un fragment de missile a par ailleurs atterri dans le salon d’un autre habitant.
« Il y a eu une déflagration très forte. Nous avons tout de suite compris que cela venait de chez notre voisin le plus proche », a raconté Zohar Damati, un habitant du quartier, au site d’information Ynet. « Nous avons appris qu’il avait été transporté à l’hôpital. Maintenant, nous prions pour son rétablissement. »
« Nous avons entendu une énorme déflagration, mais nous savions que ce n’était pas une explosion, car aucun souffle n’a frappé les fenêtres », a pour sa part expliqué Yonatan Ben David, un autre voisin, qualifiant ce qui s’était passé de « véritable miracle ».
Rescue forces are responding to reports of an impact in Jerusalem's Old City, following Iran's latest ballistic missile attack.
Damage was caused, footage shows, but no injuries are reported, medics say. pic.twitter.com/yL7h05K044
— Emanuel (Mannie) Fabian (@manniefabian) March 20, 2026
Dans la matinée de vendredi, le ministère de la Santé a annoncé que le nombre total d’admissions à l’hôpital résultant directement ou indirectement de la guerre en Iran s’élevait à 4 099.
Parmi les personnes soignées à l’hôpital jeudi, deux se trouvaient dans un état grave, deux dans un état modéré et 136 dans un état satisfaisant. Dix personnes ont été prises en charge pour des troubles anxieux.
Si le ministère n’a pas précisé l’origine des blessures, on peut supposer que la majeure partie d’entre elles concernent des personnes qui tentaient de se mettre à l’abri, plutôt que des victimes directes des tirs de missiles iraniens ou de roquettes libanaises.
בעקבות השיגור מאיראן: בית נפגע ברחובות, שריפה פרצה במקום | תיעוד @Itsik_zuarets pic.twitter.com/PCo2FrQaE3
— כאן חדשות (@kann_news) March 20, 2026
Armée israélienne : le chef des renseignements du Basij tué lors d’une frappe lundi
Vendredi, l’armée israélienne a fait savoir que l’une des frappes aériennes qu’elle avait menées à Téhéran en début de semaine, qui avait tué le commandant de la milice iranienne des Basij et son adjoint, avait également coûté la vie à au responsable du renseignement de cette force paramilitaire.
Mardi, l’armée avait annoncé la mort du commandant des Basij, Gholamreza Soleimani, de son adjoint et de plusieurs autres hauts responsables lors de cette frappe.
La même frappe a également entraîné la mort d’Ismail Ahmadi, chef des renseignements des Basij, a confirmé l’armée israélienne.
????ELIMINATED: Esmail Ahmadi, Head of the Intelligence Division of the Basij Force, as well as several other senior commanders in a strike on the senior leadership of the Basij Force in the heart of Tehran.
Ahmadi played a central role in advancing and executing terror attacks… pic.twitter.com/M9mwVmlvH7
— Israel Defense Forces (@IDF) March 20, 2026
Les hauts responsables de cette unité répressive rattachée au Corps des Gardiens de la Révolution islamique avaient été pris pour cible alors qu’ils se trouvaient dans un campement récemment érigé par les Basij.
Selon l’armée israélienne, les Basij ont installé ce campement après que l’armée a frappé plusieurs de leurs quartiers généraux.
Dans la journée de vendredi, le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a fait savoir qu’un haut responsable du ministère iranien du Renseignement avait été éliminé lors d’une frappe aérienne menée sur Téhéran en début de semaine. Il a précisé que la frappe de mercredi, qui a coûté la vie à Mehdi Rastami Shamastan, faisait suite à « une opération conjointe des services de renseignement menée par la Direction du renseignement militaire, le Mossad et le Shin Bet ».
Shamastan était « une figure clé dans la mise en œuvre d’activités terroristes ciblant des civils israéliens et juifs en Israël et dans le monde entier », a-t-il affirmé.
Le porte-parole du CGRI fanfaronne devant la presse, mais trouve la mort avant même que ses propos ne soient publiés
Jeudi, à l’occasion d’une conférence de presse, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué que la campagne américano-israélienne contre la république islamique détruisait les stocks actuels de missiles balistiques de l’Iran, tout en anéantissant ses capacités de production.
Vendredi, le porte-parole du CGRI, le général Ali Mohammad Naini, a démenti cette affirmation, des propos cités dans le journal d’État IRAN.
« Notre industrie de missiles mérite la note de 20 », a-t-il lancé, faisant référence à la note maximale du système scolaire iranien. « Nous n’avons aucune inquiétude à ce sujet. Nous sommes capables de fabriquer des missiles même en temps de guerre, ce qui est exceptionnel, et nous n’avons aucune difficulté particulière à constituer des stocks. »
Quelques heures après la diffusion de ces commentaires, le CGRI a annoncé le décès de Naini, tué par Israël au cours d’une frappe aérienne la nuit précédente.
Tsahal a confirmé avoir tué Naini, déclarant dans un communiqué que la frappe avait été lancée par l’armée de l’air israélienne, sur la base de renseignements fournis par la Direction du renseignement militaire.
Selon l’armée, le général abattu « a occupé différentes fonctions dans les domaines de la propagande et des relations publiques » au fil des ans, et notamment celle de « principal propagandiste du Corps des gardiens de la révolution islamique » ces deux dernières années.
« À ce titre, Naini relayait la propagande terroriste du régime à ses proxy à travers le Moyen-Orient, dans le but de les inciter à mener des attaques terroristes contre l’État d’Israël depuis différents fronts », a précisé l’armée israélienne.
Les États-Unis et Israël frappent des cargos iraniens
Vendredi également, les États-Unis et Israël ont frappé 16 cargos iraniens dans des villes portuaires du Golfe, ont rapporté les médias locaux, qui ont précisé que les navires avaient été incendiés.
« Suite à l’attaque aérienne américano-sioniste, au moins 16 cargos appartenant à des habitants des villes de Bandar Lengeh et Bandar Kong ont été entièrement réduits en cendres », a fait savoir un responsable local de la province méridionale d’Hormozgan, dont les propos ont été repris par l’agence de presse Tasnim.
L’armée israélienne a également indiqué à deux reprises qu’elle menait des vagues de frappes aériennes en Iran ; d’abord durant la nuit sur Téhéran, puis en milieu de journée sur la ville de Nur, au nord-est de la capitale.
Les frappes nocturnes avaient pour cible « les infrastructures du régime terroriste iranien dans Téhéran », a-t-elle précisé.
Selon des responsables militaires, ce sont plus d’une dizaine de drones de l’armée de l’air israélienne qui ont été abattus au-dessus de l’Iran dans le cadre du conflit en cours.
Si aucun chiffre exact n’a été communiqué, les responsables ont indiqué que moins de 20 drones avaient été perdus.
L’armée a souligné que sa politique durant le conflit autorisait la perte de drones si cela permettait de déjouer des attaques de missiles balistiques visant le territoire israélien.
C’est la raison pour laquelle l’armée de l’air israélienne a envoyé des drones moins coûteux effectuer des missions de frappe plus risquées en Iran, consciente qu’ils risquaient d’être abattus. Dans au moins un cas, l’un de ces drones moins coûteux est effectivement revenu en Israël, ont déclaré des responsables de l’armée.
Aucun avion de chasse israélien n’a été abattu, mais les pilotes ont été la cible de tirs de missiles antiaériens à de nombreuses reprises. Selon l’armée, un pilote de chasse a même été « sur le point d’être touché » lors d’un incident.
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