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Le CGRI iranien dirigerait actuellement le Hezbollah, le préparant à la guerre contre Israël et les États-Unis

Pezeshkian affirme que l'Iran "ne cédera pas" aux pressions des puissances mondiales * Le Hezbollah annonce la mort de 8 membres lors de frappes israéliennes dans la vallée de la Bekaa

Des personnes en deuil scandent des slogans tout en portant les cercueils de trois membres du Hezbollah tués lors de frappes israéliennes, lors de leur cortège funèbre dans le village de Nabi Sheet, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Des personnes en deuil scandent des slogans tout en portant les cercueils de trois membres du Hezbollah tués lors de frappes israéliennes, lors de leur cortège funèbre dans le village de Nabi Sheet, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Trump pencherait en faveur d’une attaque contre l’Iran

Le président américain Donald Trump quitte la salle de presse Brady de la Maison Blanche à Washington, DC, après avoir pris la parole lors d'une conférence de presse, le 20 février 2026. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)
Le président américain Donald Trump quitte la salle de presse Brady de la Maison Blanche à Washington, DC, après avoir pris la parole lors d'une conférence de presse, le 20 février 2026. (Crédit : Mandel NGAN / AFP)

Le président américain Donald Trump penche en faveur d’une attaque contre l’Iran, mais il attendra quelques jours pour obtenir une réponse à ses demandes de la part des Iraniens, a signalé la chaîne d’information N12.

Le reportage a indiqué que le président américain accédait à la demande soumise par ses envoyés, Steve Witkoff et Jared Kushner, d’accorder à l’Iran un ou deux jours supplémentaires pour répondre. Les États-Unis et l’Iran sont en pleine négociation sur le programme nucléaire de Téhéran, les États-Unis exigeant que la république islamique mette fin à tout enrichissement nucléaire.

Trump a menacé à plusieurs reprises d’attaquer l’Iran depuis la répression meurtrière des manifestations anti-régime le mois dernier, et il a massé des forces américaines dans la région.

La chaîne a cité les propos tenus par un responsable américain qui, sous couvert d’anonymat, a confié que le délai de 10 à 15 jours accordé précédemment par Trump à l’Iran pour répondre n’était « pas scientifique ».

La chaîne a ensuite repris un article d’Axios qui a été publié hier soir, selon lequel, malgré les exigences américaines d’un « enrichissement zéro » en Iran, Trump pourrait être disposé à autoriser un enrichissement « symbolique », laissant ainsi une petite marge de manœuvre pour un accord.

« Nous verrons ce qu’il nous donnera par écrit. Sur cette base, nous verrons à quel point ils sont sérieux. La balle est dans leur camp », a dit un responsable américain à Axios.

Axios a aussi précisé que Trump envisageait un plan visant à assassiner le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que son fils et héritier potentiel.

« Trump garde toutes les options ouvertes. Il pourrait décider d’une attaque à tout moment », a déclaré un conseiller principal de Trump à Axios.

Croissant-Rouge : trois blessés par des tirs de l’armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie, dont un grave

Un homme de 20 ans a été hospitalisé dans un état grave après avoir été touché à la tête par des tirs de l’armée israélienne dans le village palestinien de Beit Furik, à l’est de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon la Société palestinienne du Croissant-Rouge.

Un autre jeune de 16 ans a également été hospitalisé après avoir été blessé à la jambe, selon le Croissant-Rouge.

L’armée israélienne n’a pas répondu à une demande de commentaires.

Les médias palestiniens ont fait savoir que l’armée israélienne était présente dans le village depuis cet après-midi, après des affrontements entre des habitants et des partisans du mouvement pro-implantations. Au cours de ces affrontements, les soldats auraient arrêté plusieurs Palestiniens et ils auraient ouvert le feu sur une voiture, blessant un jeune Palestinien de 14 ans, qui a également été hospitalisé.

Le Croissant-Rouge a confirmé à ce moment-là qu’il soignait un adolescent de 14 ans pour des blessures par balle.

Des résidents d’implantations auraient tiré sur des Palestiniens, dans le secteur de Ramallah

Deux jeunes hommes ont été hospitalisés cet après-midi pour des blessures par balle après que des partisans du mouvement pro-implantations ont attaqué le quartier palestinien d’Abu Hamam, à la périphérie de la ville d’al-Mughayyir, dans la région de Ramallah, selon la Société du Croissant-Rouge palestinien.

Une jeune femme du camp, qui a été interviewée par la chaîne d’information Quds News Network, affiliée au Hamas, à l’hôpital d’al-Mughayyir, a raconté qu’un extrémiste juif nommé Moshe l’a frappée au visage, qu’il l’a jetée à terre et qu’il lui a donné des coups de pied, alors que sa petite fille était à ses côtés.

« Ils nous ont battus et ils ont tiré dans notre direction », a-t-elle raconté. « J’ai caché mon père derrière moi. Je leur ai dit de me frapper moi, pas lui ».

Dans une autre vidéo qu’elle a filmée depuis le complexe, la même femme affirme que les partisans du mouvement pro-implantations ont pillé les maisons.

« Ils n’ont rien laissé », a-t-elle dit. « Mais grâce à Dieu, nous allons bien »

Par ailleurs, les médias palestiniens ont diffusé des images, prises dans le village voisin d’Abu Falah, montrant au moins une structure agricole en flammes. L’incendie aurait été allumé par des partisans du mouvement pro-implantations. Il n’y aurait pas eu de blessé.

Trump annonce qu’il va faire passer les droits de douane américains de 10 % à 15 %

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'un petit-déjeuner avec l'Association nationale des gouverneurs dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche, le vendredi 20 février 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'un petit-déjeuner avec l'Association nationale des gouverneurs dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche, le vendredi 20 février 2026, à Washington. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il allait augmenter de 10 % à 15 % le taux des droits de douane temporaires sur les importations américaines en provenance de tous les pays – des droits qu’il a imposés après que la Cour suprême des États-Unis a rejeté son programme tarifaire phare, qui avait été fondé sur une loi d’urgence économique.

Furieux de la décision de la Haute cour, Trump a ordonné hier l’application immédiate de droits de douane de 10 % sur toutes les importations, en plus des droits de douane existants. La loi lui permet d’imposer une taxe pouvant aller jusqu’à 15 % pendant 150 jours, mais cette mesure pourrait faire l’objet de contestations judiciaires.

Pendant cette période, son administration s’efforcera de mettre en place de nouveaux droits de douane « légalement autorisés », a-t-il dit.

Le taux de droits de douane américain de 15 % imposé à Israël est entré en vigueur en août.

« En tant que président des États-Unis d’Amérique, je vais, avec effet immédiat, augmenter les droits de douane mondiaux de 10 % sur les pays, dont un grand nombre ont ‘escroqué’ les États-Unis pendant des décennies, sans représailles (jusqu’à mon arrivée !), pour les porter au niveau pleinement autorisé et légalement testé de 15 % », a-t-il écrit dans un message qui a été posté sur les réseaux sociaux.

Le CGRI iranien dirigerait actuellement le Hezbollah, le préparant à la guerre contre Israël et les États-Unis

Des personnes en deuil scandent des slogans tout en portant les cercueils de trois membres du Hezbollah tués lors de frappes israéliennes, lors de leur cortège funèbre dans le village de Nabi Sheet, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Des personnes en deuil scandent des slogans tout en portant les cercueils de trois membres du Hezbollah tués lors de frappes israéliennes, lors de leur cortège funèbre dans le village de Nabi Sheet, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Des sources proches du Hezbollah ont confié, semble-t-il, au média saoudien Al-Arabiya que le groupe libanais soutenu par l’Iran aurait été pris en charge par des officiers du Corps des gardiens de la révolution islamique de Téhéran, alors que l’Iran se prépare à une guerre contre les États-Unis et Israël.

Les officiers du CGRI – dont certains sont récemment arrivés au Liban en provenance de la république islamique – sont chargés de reconstruire les capacités militaires du Hezbollah et ils ont personnellement donné des informations aux terroristes du Hezbollah à travers tout le Liban, selon ces sources.

Elles ont ajouté que les hommes du CGRI ont rencontré des membres de l’unité de missiles du Hezbollah sur un site de la vallée de la Bekaa, au Liban, qui a été bombardé par Israël hier soir, dans le cadre d’une vague de frappes aériennes qui a fait au moins 50 blessés et 12 morts, dont un officier supérieur du Hezbollah. L’attaque a visé, a noté Tsahal, des centres de commandement du Hamas et du Hezbollah au Liban.

Une offensive militaire israélienne plus large contre le Hezbollah n’est qu’une question de temps, selon les sources proches du Hezbollah.

Dans le même temps, le média libanais anti-Hezbollah Nidaa al-Watan a cité des propos tenus par des « sources politiques de premier plan » qui ont affirmé que Beyrouth devait déclarer sa neutralité en cas de guerre entre les États-Unis et l’Iran, et refuser de laisser le Hezbollah entraîner le Liban dans une guerre avec Israël.

Le site d’information Ynet a rapporté cette semaine que l’Iran exerçait des pressions sur le Hezbollah, le pressant de se battre à ses côtés en cas de guerre avec Israël.

Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a indiqué, le mois dernier, que le groupe ne serait pas neutre en cas de guerre, mais s’est abstenu de menacer explicitement Israël.

Hezbollah: La seule option est la « résistance » après une frappe israélienne qui a tué 8 membres du groupe

Une excavatrice déblaye les décombres des bâtiments détruits lors des frappes aériennes de l'armée israélienne dans le village d'Ali al-Nahri, au centre de la région de la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit :  AFP)
Une excavatrice déblaye les décombres des bâtiments détruits lors des frappes aériennes de l'armée israélienne dans le village d'Ali al-Nahri, au centre de la région de la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, le 21 février 2026. (Crédit : AFP)

Mahmoud Qamati, haut responsable politique du Hezbollah et membre du Parlement libanais, a affirmé que la seule option pour le groupe était « la résistance » après qu’une frappe israélienne dans l’Est du Liban a tué huit de ses membres, hier dans la soirée.

« Ce qui s’est passé hier dans la Bekaa est un nouveau massacre et une nouvelle agression, dépassant tous les niveaux précédents d’agression contre le Liban », a commenté Qamati dans un discours qui a été diffusé par la chaîne Al-Manar du Hezbollah lors d’une manifestation à Beyrouth.

« Quelle option nous reste-t-il pour nous défendre et pour défendre notre pays ? Quelle autre option avons-nous que la résistance ? Nous n’avons plus aucune [autre] option ».

L’attaque dans la vallée de la Bekaa a tué huit membres du Hezbollah, dont un décrit comme un « commandant », a annoncé le groupe, dans la journée.

Cisjordanie: Sur des images, Tsahal utilise des gaz lacrymogènes sur des Palestiniens jouant au foot

Des soldats de l’armée israélienne ont été filmés hier dans la soirée en train de tirer une grenade lacrymogène sur un terrain de football où jouaient de jeunes Palestiniens dans le village de Nilin, situé au centre de la Cisjordanie – alors qu’ils ne semblaient poser aucune menace pour les soldats.

Interrogée hier sur cet incident, l’unité du porte-parole de l’armée israélienne a déclaré qu’elle allait se pencher sur la question, mais elle n’a pas donné de réponse.

Pezeshkian affirme que l’Iran « ne cédera pas » aux pressions des puissances mondiales

Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé que son pays ne cédera pas aux pressions des grandes puissances dans le cadre des négociations sur le nucléaire avec les États-Unis.

« Les puissances mondiales s’alignent pour nous forcer à céder… mais nous ne céderons pas malgré tous les problèmes qu’elles nous causent », a commenté Pezeshkian dans un discours retransmis en direct par la télévision d’État.

Le Hezbollah annonce la mort de 8 membres lors de frappes israéliennes dans la vallée de la Bekaa

Le Hezbollah a annoncé la mort de huit de ses hommes lors des frappes aériennes israéliennes qui ont eu lieu dans la vallée de la Bekaa, à l’est du Liban, la nuit dernière.

L’un de ces hommes, Hussein Mohammed Yaghi, était un « commandant », a fait savoir le groupe terroriste. Le Hezbollah qualifie rarement ses membres haut-placés tués lors de frappes israéliennes de « commandants ».

Le groupe terroriste a noté que les huit hommes ont été tués « alors qu’ils défendaient le Liban et son peuple lors d’une attaque perfide d’Israël contre la région de la Bekaa ».

Tsahal a dit avoir pris pour cible trois centres de commandement appartenant au réseau de missiles du Hezbollah lors des frappes, tuant un « grand nombre » de membres.

Selon les médias libanais, les frappes ont fait au moins 10 morts et plus de 50 blessés.

Des étudiants iraniens organisent des rassemblements anti-régime sur les campus – média

Les étudiants des universités des villes iraniennes de Téhéran et de Mashhad ont organisé des manifestations contre la république islamique, selon le média d’opposition Iran International.

À l’université Beheshti de Téhéran, les étudiants ont organisé un sit-in à la mémoire des personnes qui ont été tuées lors de la répression des manifestations anti-régime le mois dernier, ainsi qu’en soutien aux étudiants emprisonnés, selon un communiqué du syndicat étudiant qui a été cité par le média.

Des images montrent que des étudiants ont aussi manifesté à l’université technologique Amirkabir de la ville, les manifestants criant « longue vie au roi », en référence au fils du monarque déchu, Reza Pahlavi.

Le syndicat étudiant a déclaré par la suite que les forces de sécurité avaient bloqué la sortie de l’école et arrêté des étudiants.

Selon Iran International, les manifestations à l’université Sharif de Téhéran ont dégénéré en affrontements quand la milice Basij a attaqué le rassemblement. Les images diffusées par le média montrent apparemment des manifestants scandant des slogans à l’encontre des membres de la milice.

À l’université des sciences médicales de Mashhad, les images obtenues par Iran International montrent des étudiants scandant « liberté ».

Un terroriste tué par les soldats après avoir franchi la ligne de cessez-le-feu à Gaza

L’armée israélienne a annoncé qu’un terroriste palestinien qui avait franchi la ligne de cessez-le-feu à Gaza, dans le nord de la bande, avait été tué par les soldats dans la journée de samedi.

Selon Tsahal, le terroriste a franchi la ligne jaune et il s’est approché des soldats de la brigade nord de la Division de Gaza « d’une manière qui constituait une menace ».

Les soldats ont alors « éliminé le terroriste afin d’écarter la menace », ont expliqué les militaires.

Les États-Unis penseraient que la Chine construit une nouvelle génération d’armes nucléaires

Le missile nucléaire stratégique intercontinental à propergol liquide DF-5C lors d'un défilé militaire organisé pour commémorer le 80e anniversaire de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, devant la porte Tiananmen à Pékin, le mercredi 3 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Andy Wong)
Le missile nucléaire stratégique intercontinental à propergol liquide DF-5C lors d'un défilé militaire organisé pour commémorer le 80e anniversaire de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale, devant la porte Tiananmen à Pékin, le mercredi 3 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Andy Wong)

Les agences de renseignement américaines soupçonnent la Chine de fabriquer une nouvelle génération d’armes nucléaires. Elles ont noté qu’il y avait eu au moins un test secret en 2020, a rapporté CNN, citant plusieurs sources proches de Washington.

Les preuves recueillies par les services de renseignement américains depuis un essai nucléaire secret datant du mois de juin 2020 amènent à croire que Pékin cherche à créer des armes nucléaires plus avancées, selon les sources et selon les déclarations faites par des officiels, à Washington.

Parmi les initiatives prises, l’élaboration de systèmes capables de lancer plusieurs mini-bombes nucléaires à partir d’un seul missile, ainsi que des armes nucléaires tactiques que la république populaire n’a pas encore développées, ont confié ces sources.

Ces armes nucléaires tactiques à faible rendement pourraient être utilisées en réponse à une éventuelle défense de Taïwan par les États-Unis en cas d’invasion par Pékin, ont dit ces sources.

Un responsable du Pentagone a répondu à ces informations en déclarant qu’il  » commentera pas les évaluations faites par les services de renseignement en lien avec des essais nucléaires présumés spécifiques ».

Liu Pengyu, porte-parole de l’ambassade de Chine à Washington, a indiqué, devant les caméras de CNN, que « les États-Unis ont déformé et dénigré la politique nucléaire de la Chine ».

« Il s’agit de manipulations politiques dont l’objectif est de poursuivre l’hégémonie nucléaire et de se soustraire à ses propres responsabilités en matière de désarmement nucléaire », a dit Pengyu, ajoutant que les allégations concernant l’essai de 2020 étaient « totalement infondées ».

L’Autorité palestinienne salue la création d’un canal de communication officiel avec le Conseil de Paix

Le vice-président de l’Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh, a salué la mise en place d’un canal de communication officiel entre l’Autorité palestinienne et le Conseil de paix.

Ce canal, baptisé « Bureau de liaison », a été annoncé vendredi matin par le Haut Représentant du Conseil de paix pour Gaza, Nickolay Mladenov, deux jours après que le Times of Israel a révélé que les États-Unis avaient approuvé cette mesure.

Huit membres du Hezbollah auraient été tués hier lors de frappes israéliennes

Un bâtiment fortement endommagé  dans le village d'Ali al-Nahri, au centre de la région de la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, le 21 février 2026, à la suite de frappes israéliennes. (Crédit : AFP)
Un bâtiment fortement endommagé dans le village d'Ali al-Nahri, au centre de la région de la vallée de la Bekaa, dans l'est du Liban, le 21 février 2026, à la suite de frappes israéliennes. (Crédit : AFP)

BEYROUTH, Liban — Les attaques menées hier par Israël dans l’est du Liban ont entraîné la mort de huit membres du Hezbollah, a dit à l’AFP un responsable du groupe terroriste.

Le ministère libanais de la Santé a déclaré vendredi qu’au total, 10 personnes avaient été tuées dans les frappes qui ont touché la région de la Bekaa, dans l’est du pays.

Tsahal a expliqué que les soldats avaient pris pour cible « plusieurs terroristes du Hezbollah dans trois centres de commandement différents de la région de Baalbek ».

Six morts et 25 blessés dans des frappes israéliennes, selon les médias libanais

Les médias officiels libanais ont fait état d’au moins six morts dans des frappes israéliennes dans l’Est du pays vendredi, alors que l’armée israélienne a déclaré avoir pris pour cible des sites appartenant au Hezbollah.

Les frappes israéliennes dans la vallée de la Bekaa « ont fait six morts et plus de 25 blessés, répartis dans les hôpitaux de la région », a fait savoir l’agence de presse officielle National News Agency.

Tsahal: « De nombreux » terroristes du Hezbollah tués lors de frappes au Liban hier soir

« De nombreux » terroristes du Hezbollah, qui apartenaient à son unité de missiles, ont été tués lors de frappes aériennes israéliennes qui ont eu lieu dans l’Est du Liban hier soir, selon l’armée israélienne.

Tsahal a indiqué avoir pris pour cible trois centres de commandement appartenant au Hezbollah dans la région de Baalbek, dans la vallée de la Bekaa, dans le cadre de ces attaques.

Selon les médias libanais, les frappes ont fait 10 morts et environ 30 blessés. Les militaires ont indiqué que les bombardements ont « éliminé un de nombreux hommes qui appartenaient à la division missiles de l’organisation terroriste du Hezbollah ».

« Ces hommes ont récemment été repérés, œuvrant à accélérer les processus de préparation et de renforcement des forces du Hezbollah, tout en planifiant des tirs vers l’État d’Israël et en faisant avancer des plans d’attaques terroristes susceptibles de mettre en danger les soldats de l’armée israélienne et les civils de l’État d’Israël », a expliqué Tsahal dans un communiqué.

L’armée israélienne a affirmé que l’unité de missiles du Hezbollah « travaille actuellement à la planification » d’attaques à la roquette et au missile contre Israël, et que les activités des hommes armés « constituent une violation des accords de cessez-le-feu entre Israël et le Liban ».

« L’armée israélienne continuera à lutter contre toute tentative de renforcement et de réarmement de la part du Hezbollah, et agira de manière décisive pour éliminer toute menace pesant sur les citoyens de l’État d’Israël », a poursuivi Tsahal, répétant son attachement au cessez-le-feu.

Liban: Aoun affirme que les frappes israéliennes « compromettent » les efforts visant à rétablir la stabilité

Un véhicule passe devant les décombres d'un bâtiment touché en janvier par une frappe israélienne dans le village de Qannarit, dans le sud du Liban, le 16 février 2026. (Crédit : Joseph EID / AFP)
Un véhicule passe devant les décombres d'un bâtiment touché en janvier par une frappe israélienne dans le village de Qannarit, dans le sud du Liban, le 16 février 2026. (Crédit : Joseph EID / AFP)

Le président libanais Joseph Aoun a critiqué hier les frappes aériennes israéliennes qui ont pris pour cible les régions de Sidon et de la vallée de la Bekaa, affirmant que ces attaques entravent les efforts visant à stabiliser le pays.

La poursuite des frappes « constitue un acte hostile dont l’objectif est de déjouer les efforts et les initiatives diplomatiques déployés par le Liban en direction de ses pays frères et amis, sous la houlette des États-Unis d’Amérique, des efforts qui ont pour but de stabiliser la situation et de mettre fin aux hostilités israéliennes contre le Liban », a indiqué Aoun, selon un communiqué qui a été diffusé par son bureau.

Ces raids « représentent une nouvelle violation de la souveraineté du Liban et une violation flagrante des obligations internationales, et ils reflètent également un rejet de la volonté de la communauté internationale, en particulier des résolutions des Nations unies appelant au respect total de la résolution 1701 et à sa mise en œuvre sous tous ses aspects », a-t-il ajouté.

Il a appelé la communauté internationale « à assumer ses responsabilités pour mettre un terme immédiat aux attaques et à exercer des pressions pour que les résolutions internationales soient respectées, afin de préserver la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban et d’éviter une nouvelle escalade et de nouvelles tensions dans la région ».

Les États-Unis pourraient accepter un enrichissement  » symbolique » si l’Iran ne peut pas développer l’arme nucléaire — média

Des hommes se tiennent à côté d'une maquette de missile et d'une centrifugeuse d'enrichissement nucléaire lors d'un rassemblement devant l'ancienne ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 2025. (Crédit : Atta Kenare/ AFP)
Des hommes se tiennent à côté d'une maquette de missile et d'une centrifugeuse d'enrichissement nucléaire lors d'un rassemblement devant l'ancienne ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 2025. (Crédit : Atta Kenare/ AFP)

L’administration Trump est disposée à examiner une proposition qui permettrait à l’Iran de conserver une capacité « symbolique » d’enrichissement nucléaire si la voie de Téhéran vers la bombe atomique devait être complètement bloquée, a confié un haut responsable américain à Axios.

Le site d’information a indiqué que – même s’il pouvait y avoir une petite ouverture pour un accord – les responsables américains ont affirmé que la proposition que l’Iran doit présenter dans les prochains jours devra franchir un obstacle très élevé pour convaincre les sceptiques de l’administration Trump et du Moyen-Orient.

« Le président Trump sera prêt à accepter un accord qui soit substantiel et qu’il pourra vendre politiquement dans son pays. Si les Iraniens veulent éviter une attaque, ils doivent nous faire une offre que nous ne pourrons pas refuser. Les Iraniens continuent de manquer le coche. S’ils jouent au chat et à la souris, nous ne ferons pas preuve d’une grande patience », a dit l’officiel américain.

Un autre conseiller de Trump dont les propos ont été cités par Axios a souligné que le président américain « n’a pas encore décidé de frapper. Je le sais parce que nous n’avons pas attaqué. Il se peut qu’il ne le fasse jamais. Il se peut qu’il se réveille demain matin et qu’il dise : ‘Ça suffit’.  »

Selon le conseiller, toute une série d’options militaires pour l’Iran ont été présentées au président américain.

« Il y a une solution pour chaque scénario. L’une d’entre elles consiste à éliminer l’ayatollah, son fils et les mollahs », a précisé le conseiller, faisant référence au guide suprême Ali Khamenei et à son fils Mojtaba. « Personne ne sait ce que le président choisira. Je ne pense pas qu’il le sache lui-même ».

Un autre conseiller a indiqué que « Trump garde toutes les options ouvertes. Il pourrait décider d’attaquer à tout moment ».

Araghchi a refusé d’ouvrir l’enveloppe contenant les propositions américaines sur les missiles — source

DOSSIER — Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi observe la réunion avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi et le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty, au palais Tahrir au Caire, le 9 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Khaled Elfiqi)
DOSSIER — Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi observe la réunion avec le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi et le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty, au palais Tahrir au Caire, le 9 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Khaled Elfiqi)

Le gouvernement israélien estime que Téhéran et Washington se trouvent dans une impasse et l’État juif se prépare à une éventuelle action militaire conjointe avec les États-Unis, même si aucune décision n’a encore été prise concernant la mise en œuvre d’une telle opération, selon une source proche du dossier.

Deux responsables israéliens ont indiqué à Reuters qu’ils estimaient que les divergences entre Washington et Téhéran étaient insurmontables et que les risques d’une escalade militaire à court-terme étaient élevés.

Deux cycles de négociations entre l’Iran et les États-Unis ont n’ont pas permis de trouver un compromis sur des questions fondamentales, allant de l’enrichissement d’uranium aux missiles en passant par l’allègement des sanctions.

Quand les médiateurs omanais ont remis une enveloppe contenant des propositions relatives aux missiles de la part des États-Unis, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a refusé de l’ouvrir et l’a renvoyée, selon une source proche des négociations.

Après les pourparlers de mardi à Genève, Araghchi a fait savoir que les deux parties s’étaient mises d’accord sur des « principes directeurs », mais la Maison Blanche a indiqué qu’il y avait encore des divergences.

L’Iran devrait soumettre une proposition écrite dans les prochains jours, selon un responsable américain, et Araghchi a déclaré vendredi qu’il comptait présenter un projet de contre-proposition dans les jours à venir.

Le bilan des frappes israéliennes au Liban s’élèverait à 10 morts et 50 blessés

Le bilan des frappes israéliennes effectuées dans la soirée dans la vallée de la Bekaa au Liban est passé de six à dix morts, ont confié deux sources sécuritaires libanaises à Reuters.

Le nombre de blessés, pour sa part, est passé de 25 à 50, selon ces sources.

L’armée israélienne a annoncé avoir pris pour cible des sites du Hezbollah dans la région de Baalbek.

Les États-Unis démentent l’existence d’une offre iranienne, s’engageant à ne pas attaquer Israël

Cette photo publiée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 16 février 2026 montre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontrant le ministre omanais des Affaires étrangères Badr bin Hamad al-Busaidi à Genève. (Crédit: Ministère iranien des Affaires étrangères / AFP)
Cette photo publiée par le ministère iranien des Affaires étrangères le 16 février 2026 montre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontrant le ministre omanais des Affaires étrangères Badr bin Hamad al-Busaidi à Genève. (Crédit: Ministère iranien des Affaires étrangères / AFP)

Un haut responsable américain a catégoriquement démenti une information non-sourcée qui a été diffusée par Iran International, qui laissait entendre que la république islamique avait présenté une proposition lors du dernier cycle de négociations sur le nucléaire dans laquelle Téhéran acceptait de suspendre ses activités d’enrichissement nucléaire pendant trois ans et dans laquelle le pays s’engageait également à ne pas utiliser ses missiles balistiques pour attaquer Israël.

Invité à confirmer cette information, le haut responsable américain a affirmé qu’elle était « totalement fausse ».

Selon Iran International, l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a rapidement rejeté toute une série de concessions iraniennes dans la proposition, les jugeant insuffisantes, refusant même rde négocier davantage.

Ainsi, après trois ans d’arrêt de l’enrichissement d’uranium, la proposition iranienne prévoyait de limiter l’enrichissement à 3,67 %, selon l’article. L’uranium déjà enrichi, pour sa part, devait être dilué sous supervision américaine ou transféré vers un pays tiers, de préférence vers la Russie, selon la proposition présumée.

Alors que les États-Unis ont parfois insisté pour que l’Iran renonce à ses missiles balistiques, l’article indiquait que la proposition envisageait que l’Iran puisse les conserver – Téhéran s’engageant par ailleurs à ne les utiliser qu’à des fins défensives, et non pour attaquer Israël.

La proposition incluait également l’engagement de l’Iran à ne pas remettre publiquement en cause le droit à l’existence d’Israël et à ne pas faire avancer la cause nationale palestinienne par des moyens militaires – une référence apparente au soutien au Hamas et au Hezbollah.

Fox News et News Nation réfutent que les États-Unis auraient évacué leurs soldats des bases du Moyen-Orient

Des centaines de soldats américains ont été évacués de la base d’Al Udeid au Qatar, a rapporté le New York Times, citant des responsables du Pentagone qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat.

Des soldats ont également été évacués des bases de Bahreïn qui abritent la 5e flotte de la marine américaine, a ajouté le NYT, précisant qu’il n’y a plus de soldats américains dans les bases en Irak, en Syrie, au Koweït, en Arabie saoudite, en Jordanie et aux Émirats arabes unis.

Peu après la publication de l’article du NYT, Fox News a toutefois indiqué que cette information était fausse, citant un responsable américain bien placé dont le nom n’a pas été divulgué.

News Nation a aussi noté que le CENTCOM démentait catégoriquement l’article du NYT.

Cette décision serait une mesure de précaution avant une éventuelle frappe américaine contre l’Iran – car Téhéran est susceptible de riposter à une telle attaque en prenant pour cible le personnel américain dans la région.

Les législateurs américains prévoient un vote sur la guerre en Iran alors que Trump envisage des frappes

(De gauche à droite) Le représentant américain Ro Khanna, démocrate de Californie, le représentant américain Thomas Massie, républicain du Kentucky, et la représentante américaine Marjorie Taylor Greene, républicaine de Géorgie, s'expriment lors d'une conférence de presse sur la "loi sur la transparence des dossiers Epstein" au Capitole américain à Washington, DC, le 18 novembre 2025. (Crédit: DANIEL HEUER / AFP)
(De gauche à droite) Le représentant américain Ro Khanna, démocrate de Californie, le représentant américain Thomas Massie, républicain du Kentucky, et la représentante américaine Marjorie Taylor Greene, républicaine de Géorgie, s'expriment lors d'une conférence de presse sur la "loi sur la transparence des dossiers Epstein" au Capitole américain à Washington, DC, le 18 novembre 2025. (Crédit: DANIEL HEUER / AFP)

Le Congrès américain pourrait voter dès la semaine prochaine sur la question de savoir s’il faut empêcher le président Donald Trump de frapper l’Iran sans accord préalable des législateurs, alors même que l’armée américaine se prépare à un éventuel conflit avec l’Iran en cas d’échec des efforts diplomatiques qui sont actuellement en cours.

Les membres du Congrès – avec parmi eux quelques républicains proches de Trump ainsi que des démocrates – ont tenté à plusieurs reprises et sans succès de faire adopter des résolutions qui empêcheraient Trump de mener des actions militaires contre des gouvernements étrangers sans l’accord des législateurs.

La Constitution américaine accorde au Congrès – et non au président – le pouvoir d’envoyer des soldats américains à la guerre, à l’exception de frappes limitées pour des raisons de sécurité nationale. Reuters a fait savoir, la semaine dernière, que l’armée se préparait à la possibilité d’opérations prolongées – susceptibles de durer plusieurs semaines – si Trump ordonnait une attaque.

Les républicains de Trump détiennent une faible majorité au Sénat et à la Chambre des représentants et ils ont bloqué les résolutions, affirmant que le Congrès ne devait pas restreindre l’autorité de Trump en matière de sécurité nationale.

Le sénateur démocrate Tim Kaine, de Virginie, et le sénateur républicain Rand Paul, du Kentucky, ont déposé une résolution au Sénat à la fin du mois dernier afin de bloquer toute hostilité contre l’Iran – à moins qu’il y ait pour une telle offensive une autorisation explicite par le biais d’une déclaration de guerre du Congrès.

« Si certains de mes collègues soutiennent la guerre, ils devraient avoir le courage de voter en faveur de la guerre et d’en assumer la responsabilité devant leurs électeurs, plutôt que de se cacher sous leur bureau », a dit Kaine dans un communiqué, alors que les forces armées américaines se dirigeaient vers l’Iran.

Un assistant de Kaine a indiqué qu’il n’y avait pas encore de calendrier concernant la date à laquelle le Sénat pourrait examiner la résolution.

À la Chambre des représentants, le républicain Thomas Massie, du Kentucky, et le démocrate Ro Khanna, de Californie, ont annoncé qu’ils prévoyaient de forcer un vote sur une résolution similaire la semaine prochaine.

« Les responsables de l’administration Trump affirment qu’il y a 90 % de chances que des frappes soient lancées contre l’Iran. Il ne peut pas le faire sans le Congrès », a écrit Khanna dans un message qui a été diffusé sur X.

Trump : l’Iran ferait mieux de négocier un accord équitable

Alors qu’il lui était demandé s’il avait un message à adresser au peuple iranien, le président américain Donald Trump a répondu aux journalistes : « Ils feraient mieux de négocier un accord équitable ».

Il a ensuite précisé que le peuple iranien était très différent de ses dirigeants et il a déploré ce que le régime a fait subir à son pays.

Tsahal affirme avoir visé un centre de commandement du Hezbollah au Liban

Un centre de commandement du Hezbollah situé dans l’est du Liban a été pris pour cible lors d’une frappe aérienne israélienne il y a peu, selon Tsahal.

L’armée israélienne a indiqué que ce centre de commandement, situé aux abords de Baalbek, dans la vallée de la Bekaa, était utilisé par le Hezbollah pour mener des attaques contre les soldats israéliens et contre Israël.

« L’organisation terroriste du Hezbollah intègre systématiquement ses ressources au sein de la population civile, en violation des accords de cessez-le-feu, et elle exploite cyniquement la population civile en s’en servant comme bouclier humain pour mener des attaques terroristes », ont dit les militaires dans un communiqué, ajoutant que les activités du Hezbollah sur le site « constituent une violation des accords de cessez-le-feu entre Israël et le Liban et une menace à l’encontre de l’État d’Israël ».

Des extrémistes juifs pénètrent dans cinq maisons au cœur d’un quartier palestinien à Hébron

Illustration : des soldats de l'armée israélienne assurent la sécurité d'une visite guidée dans la ville d'Hébron, en Cisordanie, le 14 février 2026. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)
Illustration : des soldats de l'armée israélienne assurent la sécurité d'une visite guidée dans la ville d'Hébron, en Cisordanie, le 14 février 2026. (Crédit : Wisam Hashlamoun/Flash90)

Des ultranationalistes israéliens ont pénétré hier dans plusieurs maisons situées au cœur d’un quartier palestinien de la ville de Hébron, en Cisjordanie – ce qui, selon l’organisation La Paix Maintenant, s’est apparenté à la fondation d’une nouvelle implantation.

L’association pro-implantations Harchivi Mekom Ohalech a affirmé avoir acheté cinq maisons à des Palestiniens, dans le quartier de Jabal Jalles à Hébron, aux abords du lieu saint du Tombeau des Patriarches.

Ces cinq habitations situées dans un quartier palestinien densément peuplé pourraient accueillir des dizaines de familles et des centaines d’Israéliens. Ce qui obligera l’armée israélienne à renforcer sa présence dans le quartier palestinien de la ville afin d’assurer leur protection et ce qui entraînera probablement des restrictions supplémentaires à la liberté de mouvement des Palestiniens.

Quelques heures avant que les partisans du mouvement pro-implantations n’emménagent dans les maisons, l’armée israélienne a mené une vaste opération d’arrestation dans le même quartier, plaçant en détention des dizaines de Palestiniens, ce qui a laissé penser que l’armée avait coordonné ses actions avec les extrémistes avant leur emménagement.

« Nous assistons ici à un exemple alarmant des conséquences de la nouvelle politique du gouvernement en matière d’achat de terres en Cisjordanie. Une poignée de partisans du mouvement pro-implantations avides de biens immobiliers pourront à l’avenir déterminer de nombreuses autres choses sur le terrain, des choses qui auront des implications politiques et sécuritaires de grande envergure. Voilà à quoi ressemble l’annexion ! », a commenté La Paix Maintenant dans un communiqué.

Les acquisitions de terres en Cisjordanie sont souvent douteuses – les Palestiniens affirmant que les partisans du mouvement pro-implantations falsifient les documents nécessaires pour les faire aboutir. Alors que l’armée avait auparavant le pouvoir d’examiner les documents nécessaires avant que les achats ne puissent être autorisés, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a transféré ce pouvoir à un fonctionnaire qu’il a nommé à la tête de l’Administration civile, considéré comme proche du mouvement pro-implantations.

De plus, l’une des mesures approuvées par le cabinet de sécurité au début du mois a supprimé l’obligation pour les acquéreurs israéliens d’obtenir un permis de transaction ainsi que d’autres documents auparavant nécessaires pour acheter une propriété en Cisjordanie, simplifiant encore davantage les achats tels que celui présumé à Hébron.

La Paix Maintenant a précisé que le groupe n’a pas été en mesure de confirmer si un permis de transaction avait été accordé dans le cadre de l’achat présumé des cinq maisons à Habal Jalles, à Hébron.

« Dans le passé, il y a eu des cas où des partisans du mouvement pro-implantations ont emménagé dans des maisons sans même avoir obtenu de permis de transaction, et ils l’ont presque toujours fait avant le processus d’enregistrement lui-même, avant que les propriétaires palestiniens puissent exprimer leur opposition à l’achat », a indiqué le groupe de gauche dans un communiqué.

Al Jazeera interdit à ses journalistes d’appeler Jérusalem « capitale d’Israël »

La chaîne d’information Al Jazeera a interdit à ses journalistes de désigner Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Elle leur a aussi interdit d’appeler l’armée israélienne « Tsahal » et de désigner Israël comme étant « l’État juif », selon The Washington Free Beacon, qui a affirmé avoir obtenu le guide de style de la chaîne.

Le guide de style indique aux journalistes : « N’utilisez pas l’expression ‘État juif’ comme synonyme d’Israël » et « « n’utilisez pas ‘Jérusalem’ comme synonyme du gouvernement israélien, comme on pourrait utiliser ‘Washington’ pour désigner le gouvernement américain ».

Concernant Jérusalem-Ouest, le guide de l’agence de presse financée par le Qatar précise : « Ne jamais la désigner comme la capitale d’Israël ».

Les journalistes doivent qualifier les visites des Juifs au Mont du Temple « d’incursions » et non de visites. Le Mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme.

Concernant l’armée israélienne, le guide précise : « Ne pas l’appeler Tsahal. Éviter également le terme ‘forces de sécurité’. »

Le guide demande aux journalistes de signaler la mort de soldats de l’armée israélienne « même si l’armée israélienne nous a demandé d’attendre son autorisation » afin que l’armée puisse informer les familles.

Liban: Tsahal a pris pour cible un centre du Hamas qui servait à préparer des attaques contre Israël

L’armée israélienne a affirmé que le centre de commandement du Hamas qu’elle a pris pour cible lors d’une frappe aérienne dans le camp de réfugiés palestiniens d’Ain al-Hilweh, aux abords de la ville côtière libanaise de Sidon, était utilisé par le groupe terroriste pour préparer des attaques contre Israël.

« Le centre de commandement qui a été frappé avait été utilisé ces derniers mois par des membres du Hamas pour préparer des activités terroristes à l’encontre des soldats de l’armée israélienne en territoire libanais, et il comprenait des entraînements destinés à mener divers plans d’attaques terroristes contre les militaires et contre l’État d’Israël », a déclaré Tsahal dans un communiqué, accompagnant ses propos d’images de la frappe.

L’armée israélienne a affirmé que le site était situé « au cœur d’une population civile, exploitant cyniquement les habitants du village pour faire avancer les objectifs terroristes de l’organisation, utilisant ces mêmes résidents comme autant de boucliers humains ».

Les activités du Hamas, au centre de commandement, constituaient une violation du cessez-le-feu conclu au mois de novembre 2024 entre Israël et le Liban, ont noté les militaires.

Les médias libanais ont rapporté que la frappe avait tué au moins une personne.

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