Des extrémistes juifs auraient incendié des champs en Cisjordanie et agressé des Palestiniens lundi soir
Deux Palestiniens ont été blessés à Beita et un enfant a été aspergé de gaz lacrymogène près de Bethléem, ont rapporté les médias locaux ; aucune arrestation n'a été signalée
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Des partisans extrémistes du mouvement pro-implantations ont mis le feu à des champs appartenant à des Palestiniens à Turmus Ayya et ils ont attaqué deux autres localités de Cisjordanie dans la soirée de lundi, blessant au moins deux Palestiniens, ont rapporté les médias palestiniens.
Aucune arrestation n’a encore été signalée.
Des extrémistes juifs ont mis le feu à des champs situés à la périphérie du village palestinien de Turmus Ayya, au nord de Ramallah, a fait savoir l’agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne, Wafa.
Une ambulance qui tentait de se rendre sur les lieux a été interceptée par des soldats israéliens, ont également rapporté les médias palestiniens. L’armée israélienne n’a pas commenté ces informations.
???? BREAKING: Israeli settler terrorists are attacking the Palestinian village of Turmus Ayya in the West Bank, setting Palestinian land on fire. pic.twitter.com/evo5fhyanq
— Ihab Hassan (@IhabHassane) August 17, 2026
Turmus Ayya est l’un des villages palestiniens les plus fréquemment pris pour cible par les extrémistes juifs, qui ont établi plusieurs avant-postes illégaux à proximité. La grande majorité des habitants du village possèdent la nationalité américaine et ils reprochent au gouvernement des États-Unis de ne pas en faire assez pour les protéger contre les attaques des Israéliens – attaques qui restent pour la plupart impunies.
Cet incendie criminel présumé a été l’une des nombreuses attaques signalées dans la soirée de lundi. L’agence Wafa a indiqué que des partisans du mouvement pro-implantations étaient entrés dans Beita, au sud de Naplouse, et qu’ils avaient jeté des pierres sur les habitants, blessant deux Palestiniens.
Par ailleurs, selon les médias arabes, des partisans du mouvement pro-implantations armés ont intercepté un véhicule palestinien sur une route au sud de Bethléem, menaçant les occupants avec leurs armes, et ils ont aspergé de gaz lacrymogène les passagers, parmi lesquels se trouvait un jeune enfant.
???? BREAKING: Israeli settler terrorists are attacking the Palestinian village of Turmus Ayya in the West Bank, setting Palestinian land on fire. pic.twitter.com/evo5fhyanq
— Ihab Hassan (@IhabHassane) August 17, 2026
Les violences commises par les résidents d’implantations extrémistes en Cisjordanie ont connu une forte augmentation. Selon des responsables des services de sécurité israéliens cités par la chaîne publique Kan, 660 incidents graves liés à des « crimes nationalistes » commis par des Juifs ont été recensés en Cisjordanie au cours des six premiers mois de 2026, contre 405 au cours de la même période l’année dernière – une augmentation de 63 %.
Just another horrific day under Israeli settler terrorism in the West Bank.
Israeli settler terrorists pepper-sprayed Palestinian children after stopping their vehicle and pointing weapons at them on Abu Njeim Road, south of Bethlehem. pic.twitter.com/ghMAiYSOFf
— Ihab Hassan (@IhabHassane) August 17, 2026
Six Palestiniens ont été tués et 140 ont été blessés dans des actes de violence commis par des résidents d’implantations durant le premier semestre de l’année, contre aucun mort et 82 blessés au cours de la même période en 2025. Les attaques visant les forces de sécurité israéliennes ont également augmenté de 50 %, avec 45 incidents enregistrés. Environ 100 autres incidents ont été recensés en juillet, selon les chiffres de Kan.
Ces attaques se produisent presque quotidiennement et restent largement impunies. Les poursuites contre les extrémistes juifs sont rares, et les condamnations le sont encore davantage.
Ces derniers incidents en date sont survenus quelques jours après que l’armée israélienne a ordonné l’évacuation de 15 habitations dans le village de Qusra, au nord de la Cisjordanie, dans le cadre d’une opération qui avait pour objectif, semble-t-il, le démantèlement des quelques avant-postes israéliens illégaux installés autour de la localité.
Mais alors que les Palestiniens ont reçu l’ordre de quitter la zone, les résidents de ces avant-postes, qui assiégeaient depuis dimanche deux habitations situées à la périphérie de Qusra dont ils avaient coupé l’approvisionnement en eau et en électricité, sont quant à eux restés sur place.
On ignore pourquoi l’armée israélienne a jugé nécessaire d’expulser des Palestiniens de leurs foyers afin de déloger les extrémistes juifs de la zone. Peu après que cette affaire a fait la une des journaux, l’armée est toutefois revenue sur son ordre d’évacuation.
Les détracteurs accusent le gouvernement de fermer les yeux sur ces violences. Le gouvernement de Netanyahu a par ailleurs injecté des millions de shekels dans des avant-postes illégaux, dans lesquels vivent bon nombre des auteurs d’attaques contre les Palestiniens.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, chargé de la politique relative aux implantations au sein du ministère de la Défense, a affirmé que l’objectif du prochain gouvernement israélien devrait être de pousser les Palestiniens à émigrer.
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