Des hackers liés à l’Iran auraient cette fois piraté le téléphone d’Ayelet Shaked
Le groupe Handala exhorte ses partisans à "rester à l'écoute", publiant des photos de l'ex-ministre avec sa famille et ses amis, dans la dernière cyberattaque en date contre une personnalité politique israélienne
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Samedi, le groupe de pirates informatiques Handala, lié à l’Iran, a publié quelque 60 photos et vidéos qui, a-t-il affirmé, ont été volées cette fois sur le téléphone portable de l’ancienne ministre Ayelet Shaked, dans le cadre de la dernière attaque en date du groupe ciblant une personnalité politique israélienne.
« Des années durant, Shaked est montée sur des podiums, prônant la sécurité, l’autorité et la lutte contre ses ennemis. Mais désormais, ses messages, ses documents et ses informations confidentielles sur le Hamas, l’Iran et les décisions prises en coulisses sont entre nos mains », a écrit Handala sur le réseau social X. « Restez bien à l’écoute ! Nous allons bientôt divulguer une partie de ce que nous avons découvert. Ainsi, tout le monde sera au courant. »
Shaked, leader de droite, ancienne ministre de l’Intérieur et de la Justice, n’a encore fait aucun commentaire sur cette déclaration.
Le mois dernier, Handala a revendiqué le piratage des téléphones de Tzachi Braverman, chef de cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, allié politique de Shaked et principal rival de Netanyahu. Le cabinet du Premier ministre a démenti les allégations selon lesquelles le téléphone de Braverman avait été piraté. Bennett, pour sa part, a reconnu que son compte Telegram avait été piraté, mais que son téléphone, lui, n’avait pas été touché.
Samedi, dans une série de publications sur X intitulées « The Queen’s Secrets » (Les secrets de la reine), Handala a fait allusion à la déclaration de Bennett, demandant à Shaked si elle projetait de tenter de « tromper la population en affirmant que seul Telegram avait été compromis ».
Certaines images de ce fil de discussion semblent ne pas avoir de rapport avec Shaked. Il s’agit notamment d’une photo de Braverman au mur Occidental, à Jérusalem, et de plusieurs vidéos d’une femme non identifiée se présentant comme une collaboratrice de longue date du Likud de Netanyahu, et une fervente partisane du Premier ministre.
Sur d’autres images, on peut voir Shaked, 49 ans, avec sa famille, ses amis et ses collègues. Une photo granuleuse semble montrer Shaked dans sa jeunesse, en uniforme de soldat et tenant un fusil semi-automatique.
Des vidéos de Shaked ont également été dévoilées. On peut notamment la voir félicitant différentes personnes à l’occasion d’événements personnels, signant des documents du ministère de la Justice et rencontrant Bennett dans un bureau du gouvernement, fêtant son anniversaire à la société immobilière Kardan, dont elle est devenue la présidente en 2023 après avoir quitté la politique, visitant une base militaire pendant la guerre à Gaza, ou encore accusant le journaliste pro-Netanyahu Yinon Magal de défendre l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza pendant la guerre.
The Queen’s Secrets: Unveiling the Mysteries Behind Ayelet Shaked
Once again, the cyber world has witnessed the true extent of our power! This time, our target was none other than Ayelet Shaked, the controversial figure and so-called security champion of the Zionist regime.… pic.twitter.com/DhaTm64ZIU
— HANDALA (@Handala_Red) January 3, 2026
Selon une information non sourcée diffusée en août par la chaîne N12, Shaked avait été informée par le Shin Bet que l’Iran avait piraté un téléphone lui appartenant pendant la guerre de 12 jours qui a opposé la république islamique et Israël en juin. On ignore si cette infiltration signalée est liée à la déclaration faite samedi par le groupe Handala.
Handala, dont le nom et le logo s’inspirent d’un personnage de dessin animé palestinien, a revendiqué plusieurs attaques contre des cibles israéliennes tout au long de la guerre de Gaza. Le groupe avait notamment piraté les haut-parleurs d’une vingtaine de jardins d’enfants en janvier dernier, afin de diffuser des sirènes d’alerte et des odes au terrorisme.
Le groupe aurait également publié les données personnelles de milliers de propriétaires d’armes à feu israéliens provenant de différentes sources telles que la police, le ministère de la Sécurité intérieure et des sociétés de sécurité privées.
Auparavant, le groupe avait publié ce qu’il avait présenté comme des images piratées de l’ancien ministre de la Défense Benny Gantz, de l’ancien ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi et de l’ancien Premier ministre Ehud Barak. Mais il s’était avéré que ces images avaient déjà été rendues publiques.
Le groupe a également annoncé avoir, à la fin de l’année 2024, volé d’importantes quantités de données au centre de recherche nucléaire de Soreq et à l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet. Aucune de ces infiltrations présumées n’a toutefois été confirmée.
la Communauté du Times of Israël !







