Des minorités régionales se réunissent à Tel Aviv pour discuter de l’avenir
Des représentants druzes, kurdes et alaouites participent à une conférence visant à tisser des liens entre Israël et les peuples historiquement persécutés du Moyen-Orient
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Des représentants de groupes minoritaires de tout le Moyen-Orient se sont réunis lundi à Tel Aviv pour une conférence consacrée à l’avenir de la région, dans un contexte de profonds bouleversements, marqués l’an dernier par la chute du régime brutal en place depuis cinquante ans en Syrie et l’affaiblissement de l’influence de la République islamique d’Iran.
La conférence, intitulée « L’avenir des minorités au Moyen-Orient », est la première du genre. Elle a été organisée par le Dr Edy Cohen, expert du Moyen-Orient et universitaire juif libano-israélien, qui a rassemblé des représentants des communautés alaouite, druze, kurde, assyrienne et yézidie, toutes victimes de persécutions dans la région.
À la veille de l’événement, Cohen avait indiqué au quotidien Israel Hayom que la rencontre « offrirait une excellente plateforme pour soulever la question des minorités et du lien profond qui existe entre Israël et celles-ci ».
Elle devait également permettre d’aborder la protection des droits des minorités au Moyen-Orient et servir de « pont entre ces communautés, Israël et le peuple juif », a-t-il ajouté.
La majorité des participants ne vivent plus au Moyen-Orient, ayant dû fuir en raison des persécutions, a rapporté la chaîne N12. Cependant, plusieurs personnes qui avaient prévu d’assister à la conférence ont rencontré des difficultés à entrer en Israël et ont dû rebrousser chemin.
Selon le reportage, un groupe d’activistes druzes venus de France ainsi que des activistes kurdes d’Allemagne et de Pologne se sont vu refuser l’entrée à l’aéroport Ben-Gurion et ont été contraints de repartir.
Dr. Edy Cohen in Tel Aviv, focusing on minorities in the Middle East.
The summit was attended by #Kurds, Kurdish Jews from Kurdistan in Israel, #Kurdisrael #Druze, #Israelis, #Alawites, and #Assyrians.
Together, for a future of partnership and peace.@DREDYCOHEN @DREDYCOHEN pic.twitter.com/S4xkXe508W— JIN_JIYAN_AZADI☀️KURDISTAN (@BarzaniSiy32942) October 27, 2025
Parmi ceux qui n’ont pas pu se rendre à Tel Aviv figurait le cheikh druze Marwan Kiwan, originaire de la ville majoritairement druze de Soueïda, dans le sud de la Syrie. Il s’est adressé aux participants par visioconférence.
Dans des propos retranscrits par N12, Kiwan a déploré « le fléau du terrorisme islamique qui s’est propagé comme un cancer » dans les villages du sud de la Syrie.
« Nous exigeons l’indépendance totale et la libération du régime terroriste syrien », a-t-il déclaré, appelant à ce que le gouvernement provisoire de Damas soit « traduit en justice pour les crimes qu’il a commis, notamment l’enlèvement et le meurtre de civils ».
Soueïda a été le théâtre de violents affrontements entre factions druzes et bédouines, au cours desquels des centaines de civils ont été tués – pour la plupart des Druzes – après que les forces gouvernementales syriennes envoyées pour rétablir l’ordre se sont jointes aux Bédouins pour prendre les Druzes pour cible.
Répondant aux appels de sa propre communauté druze, Israël avait mené des frappes contre les forces gouvernementales syriennes et le quartier général du ministère syrien de la Défense à Damas afin de forcer le retrait des troupes de Soueïda, puis avait fourni une aide médicale aux habitants druzes.
« Nous, les Druzes, comme les Juifs et tous les peuples de la région, faisons front commun », a déclaré Kiwan lors de la conférence. « Nous partageons la même vision et le même objectif, sous la direction du grand et cher Israël. »
Deux grands drapeaux, l’un druze et l’autre israélien, étaient déployés derrière lui lors de son intervention.
From Israel to Sweida:
A message from Dr. @EdyCohen, with Myar Reiman of the Druze Falcons, straight from the Minorities Conference. pic.twitter.com/kKafmyln4j— Mira ⛥ (@MiraMedusa) October 28, 2025
D’autres participants ont exprimé des sentiments similaires, regrettant que les gouvernements de leurs pays d’origine aient rejeté l’État juif.
Alan Wali, un Kurde syrien aujourd’hui installé en Allemagne, a déclaré à N12 que le peuple kurde « se considère comme un partenaire naturel et un allié clé d’Israël ».
« Les ennemis d’Israël sont aussi les ennemis des Kurdes. La sécurité d’Israël est notre sécurité », a-t-il affirmé. « La paix avec Israël s’inscrit dans l’histoire ancienne des relations entre les deux peuples. »
Des représentants de diverses minorités arabes d’Israël étaient également présents, notamment Wael Mughrabi, président du conseil municipal d’Ein Qiniyye, qui a déclaré à la Quatorzième chaîne qu’au cours de l’année écoulée, le nombre de résidents du village druze souhaitant obtenir la citoyenneté israélienne avait considérablement augmenté.
Après l’annexion du plateau du Golan en 1981, Israël avait proposé la citoyenneté à tous les résidents, mais seule une petite minorité l’avait alors acceptée. Ce chiffre a progressivement augmenté et selon les données de l’Autorité de la population et de l’immigration de janvier 2025, plus de 20 % des Druzes du Golan possèdent désormais la citoyenneté israélienne.
Dans une publication publiée mardi sur X, Cohen a présenté les prochaines étapes envisagées à la suite de la conférence pour ceux qui souhaitent établir des liens entre Israël et les groupes minoritaires du Moyen-Orient. Il s’agit notamment la création d’un « bureau de liaison régional composé de personnalités politiques et d’activistes », serait chargé de « coordonner les efforts et de suivre les évolutions communes liées aux droits et à la protection des minorités ».
Il a suggéré qu’une organisation israélienne de défense des droits humains participe à cette initiative, en préparant des rapports périodiques destinés au cabinet du Premier ministre, à la Commission de la sécurité nationale et au ministère des Affaires étrangères sur la situation des minorités dans la région.
« La conférence affirme son soutien au droit des composantes de la région à l’autodétermination libre, conformément aux cadres juridiques et internationaux », a-t-il déclaré, ajoutant que cet objectif devait être poursuivi « en tenant compte des spécificités religieuses, culturelles et intellectuelles de chaque groupe, tout en servant de levier pour le développement économique, scientifique et social ».
la Communauté du Times of Israël !







