Des synagogues et une école juive cibles d’attaques « révoltantes » – police londonienne
Les autorités recherchent l'homme qui a répandu des matières fécales sur 4 institutions juives de Golders Green ; un magasin juif de Prague a été vandalisé pour la 3ᵉ fois en un mois
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La police londonienne enquête sur ce qui semble être quatre attaques antisémites commises par la même personne contre des institutions juives en moins de deux semaines, d’après les médias.
Lundi matin, un seau d’urine a notamment été jeté sur une école juive de Golders Green, un quartier de Londres à forte population juive, a rapporté Jewish News. Les images des caméras de vidéosurveillance montrent qu’il s’agit d’un homme à la barbe courte, vêtu d’un sweat-shirt à capuche et d’un bermuda.
La veille, les caméras de surveillance avaient filmé ce qui semble être la même personne en train d’étaler un sac de matières fécales à l’entrée d’une synagogue.
Une autre synagogue aurait été vandalisée de la même manière le 3 septembre, et une maison du quartier aurait été souillée d’excréments le 31 août.
L’organisation de protection Shomrim a confirmé que ces quatre affaires avaient été commises par la même personne. L’association à but non lucratif a déclaré travailler en étroite collaboration avec les enquêteurs de la police et apporter son soutien aux personnes concernées.
« Il s’agit du quatrième acte antisémite délibéré et ciblé commis par le même suspect en un peu plus d’une semaine », a déclaré Shomrim sur le réseau social X.
We are appealing for information after faeces was smeared on synagogues and routes to places of worship in Golders Green on 31 Aug, 3 & 7 Sep.
This was a deliberate #antisemitic attack. #Shomrim are working closely with police and providing support to the victims.
???? Call… pic.twitter.com/pAWoQjU1aY
— Shomrim North West London (@shomrimlondon) September 8, 2025
« Il est révoltant que les synagogues, les maisons et désormais une école de notre communauté aient été profanées de la même manière. Nous travaillons sans relâche avec la police pour que l’auteur de ces actes soit arrêté et traduit en justice, et nous apportons notre soutien à toutes les personnes touchées. »
La police métropolitaine a déclaré traiter cette affaire comme un acte criminel à motivation religieuse. Aucun suspect n’a encore été inculpé.
« Ce sont des actes révoltants et épouvantables, et nous demandons instamment à la population de nous aider à retrouver les responsables le plus rapidement possible », a déclaré le commissaire Tony Bellis.
Vandalisme à Prague
Dnes ráno v 5:34 ~ #Cohen57
Posted by jewish-eshop.cz on Monday, September 1, 2025
Par ailleurs, un magasin juif de Prague a été vandalisé pour la troisième fois en un mois, la semaine dernière. Des inscriptions telles que « Shoah 2025 » et « Fascistes » ont été taguées à la bombe sur la porte et la vitrine.
Les images de vidéosurveillance montrent un homme coiffé d’un sombrero en train de s’en prendre à la boutique de judaïca située rue Belgická, dans le quartier de Vinohrady, à Prague. Selon les médias tchèques, la police n’a pas encore identifié le suspect.
Quelques semaines plus tôt, le 10 août, le magasin avait déjà été attaqué par ce qui semble être la même personne. Des caméras de surveillance l’ont filmé en train d’uriner sur la devanture du magasin, puis de taguer les mots « Fuck in Nazi ».
Le 31 juillet, les mots « Free Palestine » et « Benjamin Hitler » avaient été inscrits sur la devanture du magasin, probablement par la même personne. Cette dernière expression est sans doute une combinaison des noms du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du dictateur nazi Adolf Hitler.
Ces attaques ont été perpétrées le plus souvent entre 4 h et 5 h du matin et n’ont causé aucun dommage structurel, si ce n’est les tags.
Le président de la communauté juive de Prague, Pavel Král, les a qualifiées « d’acte totalement inacceptable qui dépasse toutes les limites ».
Král a ajouté que son organisation collaborait avec les autorités de sécurité pour enquêter sur ces actes, qui sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.
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