Deuil, résilience et renouveau au cœur du festival de poésie de Metula
L'événement aura lieu pour la seconde année consécutive à Jérusalem, le temps de la reconstruction de la ville du nord après la guerre avec le Hezbollah
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Autrefois emblématique de la ville la plus au nord d’Israël, le Festival de poésie de Metula se tiendra à nouveau à Jérusalem en septembre prochain. Les dégâts causés par la guerre empêchent en effet toujours la communauté frontalière de Galilée d’accueillir l’événement.
Cet événement de trois jours se déroulera du 3 au 5 septembre à la Maison de la Confédération de Jérusalem sous la direction d’Effie Benaya, avec le soutien du ministère de la Culture, de la Loterie israélienne pour la culture et les arts, de la Fondation de Jérusalem et de la municipalité de Jérusalem. L’entrée à toutes les manifestations est gratuite.
Selon Shiri Lev-Ari et Benny Ziffer, les directeurs artistiques, l’édition de cette année se concentrera sur l’écriture et abordera la situation intérieure du pays, afin de maintenir un équilibre entre les vétérans et les nouveaux arrivés. La plus grande partie du festival sera donc consacrée à la poésie contemporaine, avec des oeuvres souvent écrites après l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023 et le début de la guerre à Gaza.
Les poètes présenteront des pièces sur les questions du deuil et de la peine, de la résistance et des défis, de la guérison des blessures physiques et émotionnelles, des relations de simple voisinage et plus étroites, ainsi que du rôle de la poésie comme chemin du retour à la vie.
Le festival donnera la parole à des parents endeuillés, notamment l’artiste Giora Fischer, originaire de Beer Tuvia, dont le fils a été tué lors d’une opération de l’armée israélienne à Jénine, et Eyal Kaminka, dont le fils a perdu la vie le 7 octobre à Zikim, près de Gaza.
Rita Kogan lira son poème dédié à Liri Albag, otage libérée. Shlomo Efrati, réserviste religieux de l’armée, évoquera l’identification des corps des victimes du 7 octobre dans son poème « Iron Swords War Diary », traduit en plusieurs langues et reconnu dans le monde entier.
Efrati sera accompagné de la poète et médecin Kineret Magen, dont le livre Mom, a Helicopter is Coming (Maman, un hélicoptère arrive) décrit son expérience au sein d’une des équipes médicales le 7 octobre, ainsi que du poète Yoram Nissinovich, dont le poème « To Break from the Known Lines » (sortir des sentiers battus) est dédié à son neveu tombé au combat.
Dans le cadre d’un autre événement, le poète et auteur Amir Harash parlera de son périple avec d’autres poètes, après le 7 octobre, dans des hôtels remplis de personnes évacuées et dans des communautés frontalières, où ils tentaient d’aider les survivants et les évacués à s’exprimer. Il présentera également ses œuvres récentes.
Le festival accueillera des invités spéciaux, deux musiciens israéliens ayant récemment publié leurs mémoires. Chava Alberstein présentera ainsi son livre Canaan Alley, et Ehud Banai, son ouvrage The Book of Green Onions. Ehud Banai sera accompagné de sa fille, Zohar Banai, qui interprétera ses propres morceaux.
Une cérémonie rendra hommage à A.B. Yehoshua, écrivain israélien très apprécié dont la mort, il y a trois ans, a ravivé le souvenir de son amour fervent et unique pour Israël.
Une célébration marquant le 150e anniversaire de la naissance de Shaul Tchernichovsky, poète hébreu humaniste, laïc et sioniste, clôturera l’édition 2025 du festival.
Pour obtenir le programme du festival, veuillez consulter le site de la Maison de la Confédération.
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