Deux mécaniciens de l’armée de l’air accusés d’espionnage au profit de l’Iran
Les suspects auraient transmis des données sensibles sur des avions de chasse et des installations, et été recrutés pour cibler Halevi et Ben Gvir
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Deux techniciens de l’armée de l’air israélienne ont été inculpés jeudi d’espionnage au profit de la République islamique d’Iran, notamment pour avoir fourni des informations sur des avions de chasse et des installations militaires, ont annoncé les autorités israéliennes.
L’acte d’accusation, déposé jeudi matin par le parquet militaire, reproche aux deux hommes, qui servaient comme mécaniciens sur des F-15 à la base aérienne de Tel Nof, une série « d’infractions à la sécurité au profit d’éléments des services de renseignement iraniens ».
L’un des soldats a été inculpé d’aide à l’ennemi en temps de guerre, de fourniture d’informations à l’ennemi, de facilitation de contacts avec un agent étranger et d’autres infractions. Le deuxième devra répondre de contacts avec un agent étranger, de fourniture d’informations à l’ennemi et d’autres infractions.
Dans un communiqué conjoint, l’agence de sécurité du Shin Bet, Tsahal et la police ont fait savoir que les deux techniciens avaient affirmé lors de leur interrogatoire que le contact avec leurs responsables iraniens avait été rompu après qu’ils ont refusé d’effectuer des tâches qui impliquaient des armes.
« Cependant, même après que le contact eut été rompu à l’initiative du responsable, ils n’ont pas cessé de tenter de renouer le contact, dans le but d’en tirer un profit financier », indique le communiqué.
Selon l’acte d’accusation, pendant plusieurs mois, les deux soldats « ont maintenu le contact avec des agents des services de renseignement iraniens et ont exécuté diverses missions sous leur direction en échange d’argent ».
L’acte précise également que l’un des soldats avait transmis à un agent iranien « des documents issus de sa formation militaire concernant les systèmes des avions de combat, ainsi que de la documentation sur les installations et sur les différentes zones d’une base militaire ».
La chaîne publique Kan a signalé que parmi les documents fournis figurait un schéma détaillant le moteur d’un avion israélien, ainsi que des photographies du visage d’un instructeur de vol.
Kan a également rapporté que les deux hommes auraient été recrutés par un agent iranien pour recueillir des renseignements sur l’ancien chef de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, et sur le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. Une information qui n’a toutefois pas été confirmée par les autorités dans leur communiqué.
Huit autres militaires qui travaillent sur la base auraient été soupçonnés d’avoir eu connaissance des missions d’espionnage présumées, sans les signaler.
Après la découverte de l’incident, le commandant de Tel Nof a convoqué ses soldats pour des discussions portant sur la sécurité de l’information. Il a révélé à cette occasion avoir été convoqué par le Shin Bet au sujet de cette affaire, selon le reportage de Kan.
L’enquête a été menée conjointement par le Shin Bet, la police militaire et la police israélienne.
Dans leur communiqué commun, les autorités ont noté qu’elles « mettaient à nouveau en garde les citoyens israéliens, y compris les soldats, contre le simple fait de maintenir des contacts avec des éléments étrangers issus d’États ennemis, sans parler d’accomplir des missions pour leur compte en échange d’une rémunération ou de tout autre avantage ».
Cette affaire d’espionnage présumé s’ajoute à une longue série de scandales similaires dans lesquels des Israéliens ordinaires ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir accompli des missions, généralement de collecte de renseignements et de vandalisme, à la demande d’agents liés au régime iranien rencontrés en ligne.
Les agents iraniens confient généralement à leurs recrues des tâches relativement banales au départ, telles que des actes de vandalisme ou la prise de vue de lieux publics, qui dégénèrent ensuite en infractions plus graves, parfois même violentes.
Lundi, deux jeunes hommes originaires du centre d’Israël ont été mis en examen pour espionnage après avoir, semble-t-il, entretenu des contacts avec un agent des services de renseignement iraniens.
L’un d’eux avait déjà acheté un billet pour Dubaï où il prévoyait de rencontrer son responsable, ont affirmé les procureurs.
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