Espagne : Réunion des leaders de gauche du monde entier pour mobiliser contre l’extrême droite
Pedro Sánchez et Lula vont rassembler à Barcelone des responsables progressistes pour défendre le multilatéralisme et coordonner une riposte face à la montée de la droite
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Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva seront à la tête de rassemblements de la gauche mondiale qui se tiendront à Barcelone vendredi et samedi, dans le but de défendre le multilatéralisme et de mobiliser les mouvements progressistes contre l’extrême droite.
Ces réunions, organisées par l’Espagne et des réseaux politiques de gauche, interviennent dans un contexte de bouleversement des relations internationales. Selon les initiateurs, les réductions de l’aide humanitaire, les interventions militaires et les menaces de retrait des États-Unis de l’OTAN de la part du président américain Donald Trump ont contribué à fragiliser le statu quo et à remettre en question les alliances mondiales.
Née, selon ses promoteurs, d’un signal d’alarme pour les socialistes européens après la montée de l’extrême droite lors des élections européennes de 2024, la Mobilisation progressiste mondiale, qui débute aujourd’hui, vise à rassembler les défenseurs des idées de gauche. Elle doit aboutir à une déclaration commune portant sur des priorités allant de la défense de la démocratie à la transition écologique, ont indiqué les organisateurs.
Une seconde réunion, intitulée En défense de la démocratie, se tiendra samedi. Organisée par le gouvernement espagnol, elle constitue le quatrième volet d’un sommet lancé par Lula et Sánchez en 2024.
Les deux dirigeants comptent parmi les critiques les plus virulents d’Israël et de l’administration de Donald Trump. Pedro Sánchez s’est notamment illustré par ses prises de position particulièrement sévères sur la guerre contre la République islamique d’Iran. Tous deux sont par ailleurs confrontés à une pression croissante de l’extrême droite à l’approche de leurs échéances électorales.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, lui aussi ferme critique d’Israël et de Trump, sera présent, tout comme la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum. Sa visite marque la première d’un chef d’État mexicain en Espagne depuis 2018, après des années de tensions liées à l’héritage de la domination coloniale espagnole.
L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.
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