Eurovision : vote début novembre à l’UER sur la participation d’Israël
L'UER déclare au ToI que le vote de l'Assemblée générale se fera à la majorité simple ; Kan fait remarquer que ce type de décision doit être approuvé par 75 % des membres
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Les membres de l’Union européenne de radio-télévision (UER) se prononceront début novembre sur la participation d’Israël à l’Eurovision 2026, qui se tiendra à Vienne, alors que de plus en plus de pays réclament l’exclusion de l’État juif en raison de la guerre en cours à Gaza.
Le Times of Israel a demandé à l’UER si une majorité qualifiée de ses 68 membres serait nécessaire pour exclure Israël du concours. En réponse, l’organisme a confirmé jeudi que le vote en ligne prévu début novembre se ferait à la majorité simple. Ainsi, si plus de 50 % des membres choisissent cette option, Israël sera exclu du concours.
« Une lettre (…) a été envoyée aux directeurs généraux de tous nos membres pour les informer qu’un vote sur la participation au concours Eurovision de la Chanson 2026 aura lieu », a indiqué à l’UER, à l’AFP.
Ce vote se tiendra lors d’une « réunion extraordinaire de l’Assemblée générale de l’UER, qui se tiendra en ligne début novembre », a précisé l’organisation, qui est la première alliance mondiale de médias de service public.
Dans cette lettre, vue par l’AFP, la présidente de l’UER, Delphine Ernotte Cunci, explique que le Conseil exécutif de l’organisation « a reconnu qu’il existe une diversité de points de vue sans précédent concernant la participation de KAN », le diffuseur israélien du concours.
Le Conseil exécutif estime que l’UER défend « l’inclusion et un dialogue culturel ouvert » mais reconnaît l’impossibilité de parvenir à un consensus concernant la participation israélienne, indique-t-elle.
« Étant donné que l’Union n’a jamais été confrontée à une situation de division comme celle-ci auparavant, le Conseil a convenu que cette question méritait une base démocratique plus large pour qu’une décision soit prise » afin que tous les membres puissent « avoir la possibilité de s’exprimer », a-t-elle ajouté.
Les pays européens sont divisés sur le sujet.
Pour sa part, la chaîne publique israélienne Kan, en réponse, a publié un communiqué dans lequel elle exprime « l’espoir que le Concours Eurovision de la chanson continuera à préserver son caractère culturel et apolitique », soulignant que le concours est « un symbole d’unité, de solidarité et de fraternité », et avertissant que l’exclusion d’Israël « pourrait avoir des répercussions considérables », sans toutefois donner plus de détails.
Les règles de l’UER « stipulent clairement que les décisions extraordinaires de ce type requièrent une majorité d’au moins 75 % des participants à l’Assemblée générale », a fait remarquer la chaîne publique Kan.
L’Espagne, l’Irlande, la Slovénie, les Pays-Bas et l’Islande ont tous annoncé qu’ils se retireraient de l’Eurovision l’an prochain si Israël était autorisé à participer. Plusieurs autres pays ont menacé de leur emboîter le pas. La France, l’Allemagne, l’Autriche et l’Australie ont pour leur part rejeté les appels au boycott.
L’édition de cette année, qui s’est déroulée à Bâle, en Suisse, a attiré 166 millions de téléspectateurs, dans 37 pays.
Des militants pro-palestiniens et anti-Israël ont manifesté à Malmö, en Suède, en 2024 puis à Bâle, en mai, pour protester contre la participation d’Israël alors que le pays menait une offensive dévastatrice à Gaza.
Malgré la guerre, et malgré l’antagonisme de certains autres concurrents, l’Israélienne Yuval Raphael a terminé à la deuxième place du classement général de l’édition 2025 du concours, à Bâle, en Suisse, et première au vote du public. La victoire finale a été remportée par l’Autrichien JJ. Raphael a reçu le plus grand nombre de points du public, soit 297, parmi les 26 finalistes. Elle n’a toutefois obtenu que la 14e place lors du vote du jury professionnel, plaçant Israël en deuxième position.
La guerre en cours contre le Hamas a entraîné la destruction d’une grande partie de la bande de Gaza, et plongé un large part de la population dans une situation humanitaire catastrophique. Les autorités palestiniennes font état de plus de 65 000 morts, des chiffres qui ne font pas la distinction entre civils et hommes armés.
Ces dernières semaines, les appels au boycott culturel et sportif contre Israël se sont multipliés.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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