Frappe israélienne contre des sites du Hezbollah sur la Békaa ; au moins 5 morts
Selon Tsahal, la force Radwan du groupe terroriste se réunissaient sur les sites visés pour planifier ses attaques contre Israël et stocker des armes, en "violation flagrante" du cessez-le-feu
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Au moins cinq personnes ont été tuées lundi et cinq autres blessées dans des frappes israéliennes qui ont visé le nord-est du Liban, a déclaré le ministère libanais de la Santé. Israël a affirmé avoir visé des positions du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, créé et soutenu par la République islamique d’Iran.
Sur le réseau social X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a déclaré que l’aviation israélienne avait visé « plusieurs sites du Hezbollah, dont des positions de la force Radwan », une unité d’élite du groupe terroriste chiite libanais, où les terroristes se réunissaient et stockaient leurs armes.
Selon la chaîne Al-Mayadeen News, affiliée au Hezbollah, douze frappes distinctes ont été menées dans la région de Hermel, au nord de la plaine de la Békaa.
« Les raids israéliens sur la Békaa et les hauteurs du Hermel ont fait, selon un bilan provisoire, cinq morts et cinq blessés », a écrit le ministère de la Santé dans un communiqué.
Le président libanais Joseph Aoun a « fermement condamné » ces « attaques », a indiqué la présidence sur X.
L’agence de presse officielle libanaise ANI a fait état lundi d’au moins sept frappes dans le nord-est du Liban, près de la frontière avec la Syrie.
Tsahal a déclaré que ces sites étaient « utilisés par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pour former des terroristes à la planification et à l’exécution d’attaques terroristes contre les troupes de l’armée israélienne et l’État d’Israël ».
« Dans le cadre de leur formation et de leur préparation dans les camps, les terroristes suivent des exercices de tir et reçoivent une formation supplémentaire à l’utilisation de divers types d’armes », a ajouté Tsahal.
Selon l’armée, la formation et l’utilisation de ces sites par le Hezbollah pour stocker des armes constituent une « violation flagrante des accords entre Israël et le Liban et représentent une menace pour l’État d’Israël ».
En vertu du cessez-le-feu conclu le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah, seules les autorités libanaises sont autorisées à détenir des armes sur le territoire libanais et l’armée israélienne est autorisée à intervenir en cas de menace imminente émanant du groupe terroriste chiite.
Depuis lors, Israël a mené des centaines d’attaques contre le personnel ou les biens du Hezbollah, principalement dans le sud du Liban, mais aussi plus à l’intérieur du pays, notamment dans la plaine de la Békaa, bastion du groupe terroriste chiite libanais.
Vendredi, le gouvernement libanais a approuvé le plan de désarmement du groupe terroriste, mais les ministres et autres membres chiites du gouvernement ont quitté la réunion. Les détails de ce plan de désarmement restent confidentiels.
L’accord de cessez-le-feu a été conclu après près de quatorze mois de conflit, déclenché par les attaques quasi quotidiennes lancées sans provocation par le Hezbollah contre les communautés frontalières israéliennes, dès le 8 octobre 2023, soit le lendemain du pogrom perpétré par le Hamas, autre groupe terroriste soutenu par la République islamique d’Iran, dans le sud d’Israël, et qui a déclenché la guerre de Gaza.
Ces attaques ont provoqué le déplacement de quelque 60 000 habitants du nord d’Israël. Afin d’assurer leur retour, Israël a intensifié ses opérations au Liban en septembre 2024, éliminant les principaux dirigeants du groupe terroriste chiite libanais.
L’AFP a contribué à cet article.
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