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Greta Thunberg en tête d’une flottille de bateaux qui veulent atteindre Gaza

L'organisateur de ce qui devrait être la plus grande flottille à ce jour exhorte les gouvernements à faire pression sur Israël pour qu'il autorise l’accès à la bande de Gaza

L'activiste pour le climat Greta Thunberg se tenant près d'un drapeau palestinien, après être montée à bord du Madleen et avant de mettre le cap sur Gaza avec des activistes de la Freedom Flottilla Coalition au départ du port sicilien de Catane, en Italie, le 1ᵉʳ juin 2025. (Crédit : Salvatore Cavalli/AP)
L'activiste pour le climat Greta Thunberg se tenant près d'un drapeau palestinien, après être montée à bord du Madleen et avant de mettre le cap sur Gaza avec des activistes de la Freedom Flottilla Coalition au départ du port sicilien de Catane, en Italie, le 1ᵉʳ juin 2025. (Crédit : Salvatore Cavalli/AP)

Avec le slogan « Quand le monde reste silencieux, nous mettons les voiles », une flottille chargée d’aide humanitaire et menée notamment par la militante suédoise Greta Thunberg doit appareiller dimanche depuis Barcelone pour tenter de « rompre le blocus illégal de Gaza », selon ses organisateurs.

Les embarcations, dont le nombre n’a pas été précisé, partiront du port catalan pour « ouvrir un corridor humanitaire et mettre fin au génocide en cours du peuple palestinien », selon les organisateurs de cette initiative baptisée « Global Sumud Flotilla ».

« Ce sera la plus grande mission de solidarité de l’histoire, avec plus de gens et plus de bateaux que tous les essais réunis jusqu’à présent pour tenter d’atteindre Gaza », a affirmé la semaine dernière à des journalistes à Barcelone l’activiste brésilien Thiago Ávila.

À cette flottille devraient se joindre « des dizaines » de bateaux supplémentaires, qui partiront de Tunisie et d’autres ports méditerranéens le 4 septembre. Des actions simultanées « en solidarité avec le peuple palestinien » seront également organisées dans 44 pays, a promis début août sur Instagram Thunberg, membre du comité directeur de Global Sumud Flotilla.

« Une mission comme celle-ci ne devrait pas avoir à exister », a expliqué la militante suédoise dans une interview à l’AFP.

Saif Abukeshek, l’un des organisateurs de la Global Sumud Flotilla, a déclaré que la balle était dans le camp des politiciens pour faire pression sur Israël afin qu’il laisse passer les militants cette fois-ci.

« Citoyens ordinaires » 

« Cela devrait être la responsabilité […] de nos gouvernements et de nos élus d’agir et de s’efforcer de défendre le droit international, de prévenir les crimes de guerre et le génocide », mais « ils échouent à le faire et, ce faisant, ils trahissent les Palestiniens, mais aussi toute l’humanité », a-t-elle assuré.

« Ainsi, malheureusement, c’est à nous, citoyens ordinaires, d’organiser cette flottille. »

Outre l’activiste suédoise, des activistes de dizaines de pays, ainsi que des élus européens et des personnalités telles que l’ex-maire de Barcelone, Ada Colau, participeront à la flottille.

« Nous estimons qu’il s’agit d’une mission légale en vertu du droit international », a déclaré mardi à Lisbonne la députée d’extrême gauche Mariana Mortagua, qui soutient l’initiative.

La Global Sumud Flotilla (« sumud » signifiant « constance » en arabe) se définit sur son site comme une organisation « indépendante » et « non affiliée à aucun gouvernement ni parti politique ».

Cette nouvelle initiative fait suite à une tentative similaire de livrer de l’aide à Gaza, à laquelle Thunberg avait déjà participé et qui avait échoué.

Le 9 juin, le « Madleen », avec douze activistes français, allemands, brésiliens, turcs, suédois, espagnols et néerlandais à bord, avait été intercepté par les forces israéliennes à environ 185 kilomètres à l’ouest des côtes de Gaza.

Un soldat israélien donnant de l’eau et un sandwich au pastrami à la militante Greta Thunberg après que l’armée a intercepté et arraisonné le bateau sur lequel elle et d’autres militants tentaient de briser le blocus israélien sur Gaza, tôt le matin du 9 juin 2025. (Crédit : Ministère des Affaires étrangères)

Les pays, y compris les alliés d’Israël, sont de plus en plus critiques à l’égard de l’offensive à Gaza, alors que le nombre de morts y augmente et que la crise humanitaire s’intensifie, l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) ayant déclaré la semaine dernière qu’une famine sévissait dans certaines parties de l’enclave.

Israël conteste l’existence d’une famine à Gaza, accuse le Hamas de piller les livraisons d’aide humanitaire destinées à la bande de Gaza et rend le groupe terroriste responsable des morts civiles dans la région, affirmant qu’il utilise les Gazaouis comme boucliers humains et s’installe dans des infrastructures civiles, notamment des hôpitaux et des écoles.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 48 otages, dont 47 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 26 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont exprimé de vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes. Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.

Plus de 63 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ne font pas de distinction entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 22 000 terroristes au combat depuis janvier, et 1 600 autres terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre 2023.

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