Hayya : La feuille de route pour Gaza que nous avons négociée prévoit un État palestinien
Le chef du Hamas ne précise pas si le groupe terroriste déposera les armes, mais affirme que la question de son arsenal serait traitée dans le cadre d’un "ensemble de mesures" comprenant la mise en œuvre du cessez-le-feu et l’indépendance
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré samedi que le groupe terroriste palestinien avait accepté l’an dernier une feuille de route prévoyant la création d’un État palestinien à terme.
Interrogé dans une interview accordée à la chaîne qatarie Al-Araby sur l’exigence d’Israël que le Hamas se désarme dans le cadre du cessez-le-feu à Gaza, il n’a pas répondu directement à la question de savoir si le groupe terroriste accepterait de se désarmer.
« Nous nous sommes mis d’accord sur un projet, une feuille de route que nous sommes prêts à mettre en œuvre. Il s’agit d’un ensemble complet de mesures. Cela commence par l’achèvement de la première phase du cessez-le-feu et se poursuit jusqu’à la création d’un État palestinien, y compris la question des armes. Cet ensemble de mesures doit être mis en œuvre dans son intégralité », a-t-il indiqué à la chaîne.
En octobre dernier, Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu pour mettre fin à deux années de combats qui avaient débuté avec le pogrom perpétré par le groupe terroriste le 7 octobre 2023 contre des communautés du sud. Cet accord prévoyait notamment un échange des otages restants détenus contre des prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Parallèlement au cessez-le-feu, le président américain Donald Trump a dévoilé un plan en vingt points pour Gaza, qui stipule que les conditions « pourraient » être réunies pour « une voie crédible vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien » à mesure que « la reconstruction de Gaza progresse et que le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est fidèlement mis en œuvre ».
Israël s’oppose toutefois farouchement à la création d’un État palestinien.
Le Hamas accuse Israël de violer systématiquement le cessez-le-feu par des frappes militaires à Gaza, tandis qu’Israël accuse le groupe terroriste de continuer à violer le cessez-le-feu en poursuivant la reconstruction de ses capacités armées, ce qui, selon Israël, justifie les frappes.
Après des mois de négociations, le Hamas a accepté, le 30 juillet, le plan de désarmement du Conseil de Paix dirigé par les États-Unis, mais sa mise en œuvre est au point mort en raison du rejet de la proposition par Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté sur le fait que l’armée israélienne ne se retirerait qu’une fois que le groupe terroriste aurait été complètement désarmé, rejetant ainsi le cadre progressif et réciproque envisagé dans la proposition.
Les responsables du Conseil de Paix estiment que Netanyahu refuse de coopérer en raison des élections prévues le 27 octobre et reconnaissent que peu de progrès sont à espérer d’ici là.
Dans son interview de samedi, Hayya a également fait une allusion indirecte aux élections législatives palestiniennes prévues dans environ deux mois, auxquelles le Hamas ne devrait pas participer officiellement de son propre chef, en l’état actuel des choses.
Il a déclaré que le Hamas avait accepté de participer dans le cadre d’une « coalition nationale », sans préciser la forme que prendrait cette participation, et a ajouté que le report des élections constituerait une ingérence dans la question de la réconciliation interne palestinienne entre le Fatah et le Hamas.
Les relations entre le Fatah et le groupe terroriste sont tendues depuis près de vingt ans, marquées par de profondes divisions politiques et idéologiques. En 2007, le Hamas avait pris le contrôle de Gaza à l’issue d’un coup d’État sanglant, chassant sauvagement le Fatah. Les deux factions sont restées en conflit depuis lors, malgré de très nombreuses tentatives de réconciliation.
Hayya a également affirmé que l’attaque du 7-Octobre était « une réponse à l’agression criminelle de l’occupation [la présence israélienne] ».
« Le 7-Octobre n’a pas créé l’occupation. Cela s’est produit alors que la cause palestinienne était au plus bas et que le monde l’avait oubliée. »
Un commandant du Hamas et un autre membre du groupe terroriste tués lors de frappes à Gaza
Parallèlement, Tsahal a annoncé samedi qu’un commandant du Hamas et un autre membre du groupe terroriste avaient été tués la veille lors de frappes distinctes dans la bande de Gaza.
Une frappe dans le camp de Nuseirat, au centre de Gaza, a tué Ibrahim Fawzi Ismail Mohsen, identifié par l’armée israélienne comme un membre de l’unité « Nukhba » (« élite » en arabe) du Hamas.
Tsahal a indiqué qu’une autre frappe, survenue vendredi à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait tué Mohammed Kamel Suleiman Mohsen, un membre du Hamas.
בשתי תקיפות ברצועת עזה: צה"ל חיסל מפקד מחלקת נוח'בה ומחבל נוסף מארגון הטרור חמאס
צה"ל תקף אתמול במרחב נוציראת וחיסל את המחבל אבראהים פוזי אסמאעיל מחסן, מפקד מחלקת נוח'בה בזרוע הצבאית של ארגון הטרור חמאס.
בתקיפה נוספת אתמול במרחב חאן יונס, צה"ל חיסל את מחמד כאמל סלימאן מוחסן,… pic.twitter.com/DkiJAIMeTb
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) September 26, 2026
Ces deux terroristes menaient des attaques contre les troupes et les civils israéliens, agissant pour rétablir les infrastructures du Hamas « en violation systématique du cessez-le-feu », a déclaré l’armée, ajoutant qu’ils avaient été éliminés afin de « neutraliser la menace qu’ils représentaient ».
La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 73 500 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, dont plus de 1 330 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
Ce bilan, qui ne peut être vérifié, ne fait pas la distinction entre terroristes et civils.
Si l’armée israélienne estime que le bilan du Hamas est globalement exact, elle note que le ratio de morts serait d’environ un terroriste pour trois civils.
L’armée israélienne assure prendre « de nombreuses mesures » pour minimiser les atteintes aux civils et souligne que le groupe terroriste viole systématiquement le droit international et exploite brutalement les institutions civiles et la population comme bouclier humain pour ses activités de terrorisme, en combattant depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Depuis le début de l’incursion terrestre à Gaza menée contre le groupe terroriste palestinien du Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza, le bilan israélien s’élève à 479 morts. Ce bilan comprend également deux policiers et trois civils qui travaillaient pour le ministère de la Défense.
la Communauté du Times of Israël !







