Invité en Italie par Giorgia Meloni, un ex-otage évoque les atrocités du 7-Octobre
Deux mois après son retour, Rom Braslavski a été chaleureusement accueilli à la conférence annuelle des Fratelli d'Italia à Rome, le parti au pouvoir de la Première ministre
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Dimanche, l’ex-otage Rom Braslavski s’est rendu à Rome, en Italie à l’invitation de la Première ministre, Giorgia Meloni, pour prendre la parole lors de la conférence « Atreju » du parti de la Première ministre italienne, les Fratelli D’Italia, un parti de droite.
Braslavski, qui a aujourd’hui 22 ans, était agent de sécurité au festival de musique Nova, le 7 octobre 2023, lorsque des terroristes dirigés par le Hamas l’ont enlevé et conduit à Gaza.
Il a raconté à son auditoire ce qu’il a vu des massacres, ce jour-là, ainsi que les conditions de sa captivité, pendant deux ans, jusqu’à sa libération le 5 octobre 2025, à la faveur d’un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis.
« J’ai vu de mes yeux des atrocités, j’ai vu un massacre. J’ai vu de superbes jeunes femmes jetées au sol, criblées de balles, leurs vêtements déchirés et des rivières de sang dans la rue, sous les cris de ‘Allahu akbar’, que l’on entendait partout », a-t-il déclaré.
« J’ai vu, dans une grande poubelle, une grande quantité de cadavres – des femmes, des personnes âgées, des enfants. Couvert de sang. Massacrés parce qu’ils étaient Israéliens, Juifs », a poursuivi Braslavski.
L’ex-otage, dont les propos en hébreu étaient simultanément traduits par un interprète italien, a été interviewé par Ester Mieli, sénatrice des Fratelli D’Italia et ex-porte-parole de la communauté juive italienne, en plus d’être la petite-fille d’un survivant de la Shoah.
« Au cours de ma captivité, [le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien] qui m’a détenu faisait tout pour me tuer, psychologiquement, jour après jour. Ils m’ont maltraité sur le plan psychologique et m’ont laissé des séquelles partout, mentalement et physiquement, » a confié Braslasvski, qui avait déclaré le mois dernier que ses ravisseurs l’avaient agressé et torturé sexuellement à plusieurs reprises.
Il a ajouté : « J’ai rencontré d’anciens otages qui ne peuvent ni parler, ni avoir des contacts avec autrui. Ils ont perdu le sens de la justice. Cette captivité n’est pas adaptée aux animaux, certainement pas à un être humain. Je vous demande donc, chers amis, de poursuivre ce travail pour la justice et la paix, ce en quoi je croyais avant le 7-Octobre. »
L’ex-otage libéré a conclu son propos en ajoutant : « Jusqu’à il y a deux mois, j’étais à Gaza, à 40 mètres sous terre. Avec des vêtements déchirés, après un mois sans me doucher, sans rien à manger pendant plusieurs jours de suite. Et regardez comment je suis habillé aujourd’hui », a-t-il souligné en désignant son costume et en attribuant à Dieu le « miracle » de sa libération.
Invité par le parti de Meloni, malgré les attitudes anti-israéliennes de l’Italie, Braslavski a été chaleureusement accueilli par la foule qui l’a ovationné à l’issue de son intervention.
Meloni, qui est l’une des plus proches alliées d’Israël en Europe, a eu dans l’ensemble une attitude pro-israélienne pendant la guerre, en rappelant le droit d’Israël à se défendre et en refusant d’ajouter sa voix à la campagne internationale de reconnaissance d’un État palestinien, en plein milieu de la guerre.
Toutefois, en octobre dernier, quelques jours avant la conclusion du cessez-le-feu qui a permis la libération des vingt derniers otages vivants à Gaza, à commencer par Braslavski, elle a reproché à Israël d’avoir « enfreint le droit humanitaire, provoqué un massacre parmi les civils » lors de sa guerre contre le Hamas, ajoutant qu’elle soutiendrait les sanctions prises par l’UE contre Israël.
Ces propos, à la tribune des Nations unies, se sont tenus sous la forte pression de la rue, en Italie, favorable à davantage de fermeté envers Israël – une pression qui ne se dément pas malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié par les États-Unis.
Le mois dernier, une grève générale promue par des syndicats d’extrême gauche, s’est tenue contre le soutien présumé du gouvernement aux actions militaires israéliennes.
En septembre toujours, un sondage a révélé que près de 74 % des Italiens – dont 64 % des électeurs de Fratelli D’Italia – pensaient qu’Israël avait commis un génocide contre les Palestiniens, et que 59 % des Italiens – dont 40 % des électeurs de Fratelli D’Italia – souhaitaient que l’Italie rompe ses relations avec Israël.
Le tollé anti-Israël ne cesse d’inquiéter la modeste communauté juive du pays, qui — comme toutes les autres communautés juives dans le monde — fait face à une recrudescence des actes antisémites depuis le 7-Octobre.
Fait frappant, un autre sondage, en septembre, avait révélé que près de 15 % des Italiens estimaient que les agressions physiques contre les Juifs étaient « totalement justifiables sur le plan moral ».
la Communauté du Times of Israël !







