Italie : « Puissent les Juifs brûler vifs » tagué sur une gare à Florence
Les graffitis antisémites et antisionistes inscrits sur les murs de trois endroits situés aux abords de la gare ont été effacés immédiatement après leur découverte
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Des graffitis antisémites et antisionistes ont été découverts sur les murs de trois endroits situés aux abords de la gare de Florence, en Italie, ont rapporté les médias italiens lundi.
On pouvait notamment lire : « Les Juifs au bûcher », « Puissent les Juifs brûler vifs », « Puissent les sionistes être pendus » et « Brûlons Israël », le tout accompagné de croix gammées.
D’autres graffitis visaient Marco Carrai, un entrepreneur local qui occupe également le poste de consul honoraire d’Israël dans la ville, et appelaient à sa mort.
Les graffitis ont été découverts dimanche et immédiatement effacés.
« La résurgence de l’antisémitisme sur les murs de notre ville est un fait grave et inacceptable », a écrit sur le réseau social X la maire juive de Florence, Sara Funaro.
« Ces mots font mal et n’ont rien à voir avec les valeurs de Florence. »
L’antisemitismo che riaffiora sui muri della nostra città è qualcosa di grave e inaccettabile.
Oggi ci siamo svegliati con scritte che incitano all’odio, alla violenza e alla morte, riportandoci alla memoria gli anni più bui della nostra storia.
Parole che feriscono e che non… pic.twitter.com/0O9wLSeZ9g
— Sara Funaro (@sarafunaro) May 3, 2026
« Florence ne mérite pas cela, et elle ne se laissera pas intimider ; elle continuera à œuvrer pour la paix et contre toutes les formes d’injustice et de violence à l’encontre des peuples opprimés », a-t-elle ajouté.
La veille, huit Stolpersteine (« pierres d’achoppement ») commémorant les victimes de la Shoah ont été vandalisées dans la ville de Turin, dans le nord du pays, selon le quotidien italien La Repubblica.
Ces Stolpersteine ont été recouvertes de peinture noire et rose sur une place située à proximité de l’université locale.
« Un acte ignoble et stupide qui bafoue la mémoire des victimes du nazisme et du fascisme», a déploré le maire de Turin, Stefano Lo Russo, à propos de cet acte de vandalisme.
Selon les dernières données du Centre de documentation juive contemporaine (Centro di Documentazione Ebraica Contemporanea, ou CDEC), un nombre record de 963 actes antisémites ont été signalés en Italie en 2025.
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