Jafar Farah pressé de se retirer suite à des accusations de harcèlement sexuel
Sept femmes auraient porté plainte contre le candidat qui occupe la quatrième place sur la Liste arabe unie, mais son parti, Hadash, ne l'a pas écarté
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Un homme politique candidat à la Knesset sous la bannière du parti Hadash, à majorité arabe, subit des pressions pour se retirer de la course suite à des accusations de harcèlement sexuel portées par plusieurs femmes, selon la presse israélienne.
Le militant des droits de l’Homme Jafar Farah occupe la deuxième place sur la liste de Hadash. Le parti se présente sur la Liste arabe unie avec les partis Taal et Balad, au sein de laquelle il occupe la quatrième place.
Farah fait l’objet d’accusations de harcèlement sexuel qui ont été portées auprès de deux groupes de pression, « Women Against Violence » et « Assiwar – Le Mouvement féministe arabe », qui affirment avoir reçu six témoignages depuis 2019, a rapporté mercredi le site d’information Ynet.
Le journal Haaretz a signalé le mois dernier qu’une autre plainte avait été déposée directement auprès du parti Hadash.
Hadash a, jusqu’à présent, décidé de ne pas retirer Farah de sa liste.
Le parti a constitué une équipe spéciale chargée d’examiner ces allégations, mais il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une commission d’enquête et que celle-ci n’était pas habilitée à déterminer si les accusations portées contre Farah étaient fondées. L’équipe s’est plutôt penchée sur la manière dont les partis allaient traiter cette affaire sur les plans politique, éthique et organisationnel, rapporte Ynet.
En août, Hadash a adopté les recommandations de l’équipe, qui proposaient notamment à Farah de retirer sa candidature, mais celui-ci a refusé, selon le média.
Farah a publié des communiqués dans lesquels il nie catégoriquement les allégations portées à son encontre et où il affirme que le moment choisi pour la réapparition récente de ces plaintes laisse craindre qu’il s’agisse d’une tentative visant à lui nuire, ainsi qu’au parti Hadash et à la Liste arabe unie.
Il a également affirmé qu’on ne lui avait pas communiqué lesdites allégations.
Il a néanmoins exprimé ses regrets si l’un de ses comportements avait pu, à son insu, susciter du mécontentement, et il s’est excusé pour tout impact involontaire que cela aurait pu avoir.
Lundi, Haaretz a rapporté que l’équipe d’enquête de Hadash avait découvert sept plaintes déposées contre Farah par des femmes n’ayant aucun lien entre elles. Ces plaintes émanent de femmes palestiniennes, juives et étrangères, précise l’article, citant un document résumant une réunion du parti qui s’est tenue samedi et au cours de laquelle les conclusions de l’équipe d’enquête ont été discutées.
Pendant la réunion, les membres de l’équipe ont fait valoir à Farah qu’il avait bien été informé des plaintes, contredisant ainsi ses déclarations selon lesquelles il ne l’avait pas été. Il a ensuite quitté la salle en claquant la porte, rapporte Haaretz. Les membres de l’équipe ont déclaré aux personnes présentes que Farah était parfaitement au courant des allégations. Ils ont précisé que les plaignantes avaient demandé aux groupes de femmes de ne pas divulguer de détails.
Selon l’article, l’équipe d’enquête a constaté que les plaintes allaient « d’actes limites pouvant prêter à interprétation à des actes physiques extrêmement graves et manifestes ».
L’équipe a estimé que si une plainte était déposée auprès de la police, ou si l’un des témoignages était rendu public dans les médias, Hadash devrait exiger que Farah soit retiré de sa liste électorale pour la Knesset.
Dans un communiqué publié dimanche, Hadash a déclaré qu’il n’ignorait pas les accusations portées contre Farah, mais qu’il ne devait pas être déclaré coupable sans procédure régulière.
Israël doit tenir ses élections législatives le 27 octobre.
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