Rechercher

Tensions avec l’Iran : un navire de guerre US supplémentaire envoyé au Moyen-Orient

Gardiens de la Révolution iraniens classés terroristes" par l'UE : Israël salue une "décision historique" : Le chef des renseignements de Tsahal et le ministre saoudien de la Défense à Washington pour discuter d’éventuelles frappes contre l’Iran - média

  • Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, s'adresse aux journalistes avant la réunion ministérielle UE-Voisinage sud à Bruxelles, le 14 juillet 2025 (Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP)
    Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, s'adresse aux journalistes avant la réunion ministérielle UE-Voisinage sud à Bruxelles, le 14 juillet 2025 (Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP)
  • Le président russe Vladimir Poutine accueille le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan, lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, le 29 janvier 2026. (Crédit : MAXIM SHIPENKOV / POOL / AFP)
    Le président russe Vladimir Poutine accueille le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan, lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, le 29 janvier 2026. (Crédit : MAXIM SHIPENKOV / POOL / AFP)
  • Une Iranienne passant devant une banderole anti-américaine et anti-Israël accrochée à un bâtiment, place Palestine, à Téhéran, le 27 janvier 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
    Une Iranienne passant devant une banderole anti-américaine et anti-Israël accrochée à un bâtiment, place Palestine, à Téhéran, le 27 janvier 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
  • Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adressant à la population, à Téhéran, le 17 janvier 2026. (Crédit : KHAMENEI.IR/AFP)
    Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'adressant à la population, à Téhéran, le 17 janvier 2026. (Crédit : KHAMENEI.IR/AFP)
  • Le président américain Donald Trump s'exprimant lors du lancement d'un programme appelé « Trump Accounts », à l'auditorium Andrew W. Mellon, à Washington, le 28 janvier 2026. (Crédit : Jose Luis Magana/AP Photo)
    Le président américain Donald Trump s'exprimant lors du lancement d'un programme appelé « Trump Accounts », à l'auditorium Andrew W. Mellon, à Washington, le 28 janvier 2026. (Crédit : Jose Luis Magana/AP Photo)
  • Un groupe de citoyens manifestant contre la participation d'Israël aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina devant la cathédrale gothique Duomo, à Milan, en Italie, le 28 janvier 2026. (Crédit : Luca Bruno/AP Photo)
    Un groupe de citoyens manifestant contre la participation d'Israël aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina devant la cathédrale gothique Duomo, à Milan, en Italie, le 28 janvier 2026. (Crédit : Luca Bruno/AP Photo)
  • Les forces de sécurité israéliennes montant la garde pendant que des Juifs visitent et prient au Tombeau de Joseph, à Naplouse, en Cisjordanie, tôt le matin du 29 janvier 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Les forces de sécurité israéliennes montant la garde pendant que des Juifs visitent et prient au Tombeau de Joseph, à Naplouse, en Cisjordanie, tôt le matin du 29 janvier 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

L’émir du Qatar et le président iranien ont discuté par téléphone de la désescalade dans la région

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani (à droite), rencontrant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à Doha le 10 octobre 2024. (Crédit : du ministère iranien des Affaires étrangères / AFP)
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al-Thani (à droite), rencontrant le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à Doha le 10 octobre 2024. (Crédit : du ministère iranien des Affaires étrangères / AFP)

L’émir du Qatar et le président iranien se sont entretenus par téléphone pour faire le point sur la situation régionale et les efforts de désescalade, a indiqué jeudi l’agence de presse qatarie QNA, sur fond de menaces américaines d’intervention militaire contre Téhéran.

Selon QNA, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani et Massoud Pezeshkian ont parlé des « derniers développements sur les plans régional et international, en particulier l’évolution de la situation actuelle, ainsi que les efforts déployés pour réduire les tensions et instaurer la stabilité ».

Les deux dirigeants ont également insisté sur l’importance du dialogue et de la diplomatie.

Netanyahu tient une consultation de sécurité avec ses principaux conseillers

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu présidant une réunion du cabinet, à Jérusalem, le 4 janvier 2026. (Crédit : Maayan Toaf/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu présidant une réunion du cabinet, à Jérusalem, le 4 janvier 2026. (Crédit : Maayan Toaf/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu tient une consultation de sécurité à Jérusalem avec ses principaux conseillers et des responsables de la défense sur un sujet classifié, a indiqué au Times of Israel le bureau d’un des participants.

Selon la chaîne N12, les discussions portent sur l’Iran et l’éventualité d’une frappe américaine.

Les responsables israéliens ne croient pas qu’une frappe limitée puisse renverser le régime, et le président américain Donald Trump partage cet avis, toujours selon la chaîne. Ils estiment donc que Trump concentrera une éventuelle attaque sur des infrastructures, notamment les programmes nucléaire et balistique.

Même en cas de frappe limitée, rapporte la chaîne, Israël s’attend à une attaque iranienne d’envergure, à laquelle Jérusalem ripostera avec force.

Israël a également constaté d’importantes pressions exercées par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et Oman sur la Maison Blanche afin qu’ils autorisent une médiation entre Washington et Téhéran pour trouver une solution diplomatique, rapporte la chaîne N12.

Une directive de Trump concernant une éventuelle frappe contre l’Iran est attendue dans les prochains jours, une fois que tous les moyens militaires américains déployés dans la région seront en place, a déclaré un haut responsable américain à la chaîne N12.

Iran : le chef de l’ONU appelle au « dialogue » pour éviter « une crise aux conséquences dévastatrices »

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, parlant de ses priorités pour 2024 lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York, le 8 février 2024. (Crédit : Angela Weiss/AFP)
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, parlant de ses priorités pour 2024 lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York, le 8 février 2024. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi au dialogue avec l’Iran, notamment sur la question nucléaire, afin d’éviter une crise aux « conséquences dévastatrices pour la région ».

« Nous avons fermement condamné l’horrible répression qui a eu lieu en Iran », a déclaré le chef de l’ONU lors d’une conférence de presse au siège de l’organisation à New York.

« Nous suivons avec préoccupation les discussions en cours et estimons qu’il est important qu’un dialogue s’instaure afin de parvenir à un accord, notamment sur la question nucléaire, et d’éviter ainsi une crise qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour la région », a-t-il poursuivi.

Trump dit qu’il « semble » que le Hamas va se désarmer

Donald Trump a dit jeudi qu’il « semblait » que le mouvement palestinien Hamas allait « se désarmer », ce qui est l’une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

« Beaucoup de gens disent qu’ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu’ils vont se désarmer », a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

L’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, a également insisté sur le fait que le Hamas se démilitariserait. « Ils le feront car ils n’ont pas le choix. Ils vont rendre leurs AK-47. »

L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a déclaré hier que le Hamas serait également incité à céder ses armes par le biais d’un programme international de rachat, apportant de nouveaux détails sur le programme que Washington prévoit de mettre en œuvre pour désarmer le groupe terroriste.

Les propos de Waltz ont confirmé les informations publiées ces derniers mois par le Times of Israel concernant le projet de mise en place d’un programme de « rachat » offrant aux participants des fonds, des emplois et une amnistie en échange de leur accord pour remettre leurs armes.

Iran : « nous devons nous préparer à la guerre », dit le vice-président

La tête de liste iranienne de la coalition réformiste pour les élections législatives de 2016, Mohammad Reza Aref, montre son doigt après avoir voté à Téhéran, le 26 février 2016. (Crédit : AFP/ATTA KENARE)
La tête de liste iranienne de la coalition réformiste pour les élections législatives de 2016, Mohammad Reza Aref, montre son doigt après avoir voté à Téhéran, le 26 février 2016. (Crédit : AFP/ATTA KENARE)

L’Iran doit être prêt « à la guerre », a déclaré jeudi le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, face aux menaces d’une intervention militaire américaine.

« Aujourd’hui nous devons être préparés à la guerre. La République islamique d’Iran ne déclenche jamais une guerre, mais si elle lui est imposée, elle se défendra avec force », a-t-il affirmé, cité par l’agence de presse Isna.

La frappe dans le centre de Gaza visait un agent du Hamas qui préparait une attaque – Tsahal

L’armée israélienne a confirmé avoir mené une frappe aérienne dans la zone du camp de Maghazi, dans le centre de Gaza, affirmant que cette frappe visait un membre du Hamas qui planifiait une attaque contre les soldats stationnés dans le sud de l’enclave cotière

Cette frappe a eu lieu du côté de la ligne de cessez-le-feu contrôlé par le Hamas. D’après les médias palestiniens, au moins deux personnes sont mortes.

Selon l’armée, le membre du Hamas prévoyait une attaque imminente visant les soldats dans le sud de Gaza.

« Le terroriste représentait une menace immédiate pour les soldats de l’armée israélienne. Il a donc été pris pour cible dans le cadre d’une frappe précise, qui visait à éliminer cette menace », a indiqué l’armée.

L’armée israélienne affirme avoir pris des mesures pour limiter les dommages aux civils lors de la frappe, notamment via l’utilisation de munitions de précision, de la surveillance aérienne et d’autres moyens de renseignement.

Iran : La désignation des Gardiens de la Révolution comme « organisation terroriste » est une « erreur stratégique majeure »

La décision des Etats membres de l’Union européenne de désigner les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, comme « organisation terroriste » est une « erreur stratégique majeure », a dénoncé jeudi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.

« Plusieurs pays tentent en ce moment d’éviter l’éruption d’une guerre totale dans notre région. Aucun d’eux n’est Européen. L’Europe, elle, attise le feu », a-t-il écrit sur X.

Menaces de Trump sur l’Iran : la région n’a pas besoin d’une « nouvelle guerre » – Kallas

La haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 23 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura)
La haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 23 septembre 2025. (Crédit : AP Photo/Yuki Iwamura)

Le Moyen-Orient n’a pas besoin d’une « nouvelle guerre », a affirmé jeudi la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, interrogée sur l’éventualité de frappes américaines en Iran.

« Je pense que la région n’a pas besoin d’une nouvelle guerre », a-t-elle affirmé devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Bruxelles.

Tensions avec l’Iran : un navire de guerre US supplémentaire envoyé au Moyen-Orient

Cette image fournie par la marine américaine montre le capitaine Daniel Keeler, commandant du porte-avions USS Abraham Lincoln de classe Nimitz, alors qu'il se prépare à piloter un hélicoptère MH-60R Sea Hawk dans l'océan Indien, le 23 janvier 2026. (Crédit : Spécialiste en communication de masse, matelot Daniel Kimmelman/marine américaine via AP)
Cette image fournie par la marine américaine montre le capitaine Daniel Keeler, commandant du porte-avions USS Abraham Lincoln de classe Nimitz, alors qu'il se prépare à piloter un hélicoptère MH-60R Sea Hawk dans l'océan Indien, le 23 janvier 2026. (Crédit : Spécialiste en communication de masse, matelot Daniel Kimmelman/marine américaine via AP)

La marine américaine a envoyé un navire de guerre supplémentaire au Moyen-Orient, a fait savoir un responsable américain à Reuters, dans un contexte de tensions croissantes et de forte montée en puissance militaire dans la région.

Selon ce responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, l’USS Delbert D. Black est entré dans la région au cours des dernières 48 heures.

Cela porte à six le nombre de destroyers présents au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent un porte-avions et trois autres navires de combat littoral. C’est CBS News qui a été le premier à annoncer l’arrivée de ce destroyer supplémentaire dans la région.

Une frappe israélienne par drone signalée dans le centre de Gaza

Selon les médias palestiniens, au moins deux personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées dans une frappe israélienne par drone sur le camp de Maghazi, dans le centre de Gaza.

L’armée israélienne n’a pas encore commenté ces informations.

Le CGRI va mener des exercices de tir réel dans le détroit d’Ormuz – Press TV

Sur cette image fournie par les Gardiens de la révolution iranienne via l'agence de presse Tasnim le 20 août 2023, on aperçoit le canon d'une mitrailleuse montée sur un hors-bord des Gardiens de la révolution alors que celui-ci s'approche de l'USS Bataan dans le détroit d'Ormuz, à l'embouchure du golfe Persique. (Crédit : Gardiens de la révolution iranienne/Agence de presse Tasnim via AP)
Sur cette image fournie par les Gardiens de la révolution iranienne via l'agence de presse Tasnim le 20 août 2023, on aperçoit le canon d'une mitrailleuse montée sur un hors-bord des Gardiens de la révolution alors que celui-ci s'approche de l'USS Bataan dans le détroit d'Ormuz, à l'embouchure du golfe Persique. (Crédit : Gardiens de la révolution iranienne/Agence de presse Tasnim via AP)

Les forces navales des Gardiens de la révolution iranienne mèneront des exercices de tir réel dans le détroit d’Ormuz les 1er et 2 février, a rapporté Press TV.

Le détroit d’Ormuz est la voie d’exportation de pétrole la plus importante au monde. Il relie les plus grands producteurs de pétrole du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak et les Émirats arabes unis, au golfe d’Oman et à la mer d’Oman.

Visite de Netanyahu à la Maison Blanche provisoirement prévue du 18 au 22 février

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, posant pour une photo avant de quitter l'aéroport Ben Gurion pour New York, le 25 septembre 2025. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse, Sara, posant pour une photo avant de quitter l'aéroport Ben Gurion pour New York, le 25 septembre 2025. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

La prochaine visite Premier ministre Benjamin Netanyahu à Washington est actuellement prévue du 18 au 22 février, a fait savoir un responsable israélien au Times of Israel.

Durant cette visite, Netanyahu devrait rencontrer le président américain Donald Trump pour la septième fois depuis le début de son deuxième mandat à la Maison Blanche, et prendre la parole durant la conférence de l’AIPAC à Washington.

Si ces dates ne sont pas modifiées, Netanyahu passera Shabbat dans la capitale américaine.

Saar salue la « décision historique » de l’UE de qualifier le CGRI de groupe terroriste

La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas (à gauche), écoutant le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar lors d'une visite au mémorial de la Shoah Yad Vashem, à Jérusalem, le 24 mars 2025. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)
La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas (à gauche), écoutant le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar lors d'une visite au mémorial de la Shoah Yad Vashem, à Jérusalem, le 24 mars 2025. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a salué la « décision historique » de l’Union européenne d’inscrire les Gardiens de la révolution iranienne sur la liste des organisations terroristes.

« Il s’agit d’une décision importante et historique. Israël œuvre en ce sens depuis des années et, ces dernières semaines, avec encore davantage d’intensité », a écrit Saar dans une publication en hébreu sur le réseau social X.

Saar a qualifié le CGRI de « principale force derrière la propagation du terrorisme et l’oeuvre de déstabilisation de la région », affirmant que cette décision de l’UE permettra de contrecarrer ces activités en Europe, ainsi que d’envoyer « un message important aux hommes et aux femmes du peuple iranien qui combattent pour leur liberté ».

Après le retour de Ran Gvili, le CICR remet 15 corps de Palestiniens détenus par Israël

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a remis les corps de 15 Palestiniens détenus par Israël au ministère de la Santé de Gaza, au lendemain de la récupération par Israël de la dépouille de Ran Gvili, le dernier otage détenu à Gaza, au début de la semaine.

La restitution s’est déroulée à l’hôpital Shifa de Gaza, selon les informations recueillies par le Times of Israel.

Le ratio entre les corps palestiniens rendus et les corps d’otages restitués pendant le cessez-le-feu à Gaza a été de 15 pour 1.

Israël a procédé à la remise des corps alors même que le Hamas n’avait encore ni localisé ni restitué la dépouille de Gvili. C’est l’armée israélienne qui a retrouvé le corps sans vie du captif israélien en début de semaine, au cours d’une opération menée dans un cimetière de Gaza-City.

« Cela a marqué la fin d’une opération de plusieurs mois, qui a permis de réunir des familles et de soutenir la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu », a déclaré le CICR dans un communiqué. « L’opération a débuté en octobre, avec la libération et le retour des 20 otages vivants et de 1 808 détenus palestiniens. »

Le CICR fait valoir qu’il a continué à faciliter le rapatriement des corps, notamment ceux de 27 des 28 otages tués et de 360 Palestiniens décédés.

« Le CICR, depuis octobre 2023, a contribué à faciliter le rapatriement de 195 otages, parmi lesquels 35 étaient décédés, ainsi que de 3 472 détenus palestiniens », a ajouté le CICR.

« Nous éprouvons un grand soulagement d’avoir pu aider des familles à retrouver leurs proches. Nous espérons en outre que les familles dont les proches ne sont pas revenus vivants pourront désormais faire leur deuil », a fait savoir Julien Lerisson, chef de la délégation du CICR en Israël et dans les territoires palestiniens.

« L’ouverture du poste-frontière de Rafah joue un rôle important, en ce qu’elle permet d’apporter une réponse aux besoins urgents de la population », a poursuivi Lerisson. « La possibilité d’acheminer de plus grandes quantités de matériel spécialisé, indispensable pour les travaux de reconstruction ainsi que pour localiser et identifier les restes humains dans la dignité, est cruciale à cet égard. »

Rafah devrait rouvrir la semaine prochaine aux piétons, Israël ayant confirmé en début de semaine avoir accepté d’agir en ce sens.

L’UE désignera bien les Gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à droite, arrive à une cérémonie de remise des diplômes des officiers du Corps des Gardiens de la révolution islamique, le 20 mai 2015. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à droite, arrive à une cérémonie de remise des diplômes des officiers du Corps des Gardiens de la révolution islamique, le 20 mai 2015. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l’Union européenne sont tombés d’accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une « organisation terroriste », après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

« La répression ne peut rester sans réponse », a-t-elle indiqué sur le réseau social X, en marge d’une d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. « Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte », a-t-elle ajouté.

Iran : un régime qui réprime les manifestations « dans le sang » est bien « terroriste », dit von der Leyen

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué jeudi la décision des Etats membres de l’UE de désigner les Gardiens de la révolution comme une « organisation terroriste ».

« ‘Terroriste’, c’est bien ainsi que l’on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang », a souligné la cheffe de l’exécutif européen sur le réseau social X.

La première pierre d’un nouveau parc industriel a été posée à Sderot

Les autorités posent la première pierre d'un nouveau parc industriel à Sderot le 29 janvier 2026. (Autorisation : direction de Tekuma)
Les autorités posent la première pierre d'un nouveau parc industriel à Sderot le 29 janvier 2026. (Autorisation : direction de Tekuma)

Des ministres, des hauts fonctionnaires et des locaux ont posé la première pierre d’un nouveau parc industriel dans la ville méridionale de Sderot. Un site qui devrait permettre de créer quelque 5 000 emplois, et devenir l’un des principaux pôles d’emploi et de croissance de la région.

Couvrant environ 63 hectares, le Sapir B combinera industrie, logistique et secteurs à forte intensité de connaissances, reflétant les principes de développement avancé, d’accessibilité des transports et d’environnement vert, a indiqué l’Autorité de Tekuma, l’instance chargée de réhabiliter la région frontalière de Gaza après l’invasion et le pogrom perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023.

L’Autorité a investi 70 millions de shekels, auxquels viennent s’ajouter les 230 millions de shekels du ministère de l’Économie.

Tsahal, comme le Hamas, estime à 70 000 le nombre de Gazaouis tués pendant la guerre

Des femmes palestiniennes pleurent sur les corps recouverts de leurs proches tués lors d'une frappe israélienne à Gaza le 30 août 2025, à l'hôpital Al-Shifa. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)
Des femmes palestiniennes pleurent sur les corps recouverts de leurs proches tués lors d'une frappe israélienne à Gaza le 30 août 2025, à l'hôpital Al-Shifa. (Crédit : Omar AL-QATTAA / AFP)

L’armée israélienne estime que le nombre de personnes qui ont trouvé la mort pendant la guerre qui a touché la bande de Gaza – une guerre qui avait été déclenchée par le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023 – s’élève à environ 70 000, comme l’a affirmé de son côté le ministère de la Santé placé sous la direction du groupe terroriste.

Un haut responsable de la sécurité a noté que le décompte réel des victimes était toujours en cours et qu’il est difficile de déterminer, pour le moment, quelle a été la part exacte de civils et de terroristes dans ce bilan, ou de savoir combien de personnes sont décédées directement à la suite des combats.

Selon le ministère de la Santé du Hamas, 71 667 personnes au total ont été tuées à Gaza depuis le 7 octobre 2023.

Le ministère a aussi expliqué qu’au moins 440 Palestiniens étaient morts de malnutrition et de famine dans la bande de Gaza pendant la guerre.

Israël nie ces affirmations – le responsable de la sécurité affirmant que ces statistiques ont été manipulées par le Hamas afin d’y inclure des personnes qui souffrent de graves comorbidités et qu’en réalité, aucun Gazaoui n’est mort de faim.

Pendant la guerre, Israël a largement rejeté les chiffres qui étaient avancés par le ministère de la Santé du Hamas, en particulier à la suite d’incidents spécifiques, les officiels israéliens évoquant à ces occasions des bilans « exagérés » de la part du groupe terroriste.

Toutefois, le nombre total de personnes tuées dans la bande de Gaza, même lors des guerres précédentes, a toujours été considéré comme relativement fiable par les autorités israéliennes – même si ce chiffre ne fait pas la distinction entre civils et hommes armés.

Avant le cessez-le-feu du mois d’octobre 2025, l’armée israélienne avait expliqué avoir tué au moins 22 000 terroristes, ainsi que 1 600 autres sur le territoire israélien à l’occasion de l’attaque sanglante du 7 octobre.

Les responsables de Tsahal ont aussi indiqué, dans le passé, que le ratio entre le nombre d’hommes armés et de civils tués était resté relativement stable tout au long de la guerre, avec deux à trois civils tués pour chaque terroriste mort.

Israël a dit chercher à minimiser les pertes civiles, soulignant que le Hamas utilise les civils de Gaza comme autant de boucliers humains, lançant ses attaques depuis des zones civiles, notamment depuis des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.

Les suspects accusés de trafic entre Israël et Gaza devraient être inculpés

La police aurait déposé un dossier auprès du procureur à l’encontre de plusieurs individus qui sont soupçonnés d’avoir aidé à faire passer clandestinement des marchandises d’Israël vers Gaza.

Plusieurs personnes devraient ainsi être mises en examen la semaine prochaine.

Il est difficile de savoir combien de suspects sont concernés. Le nombre irait de 11 à 13.

Au début de la semaine, le tribunal d’instance d’Ashkelon avait partiellement levé l’embargo portant sur une enquête qui, selon Haaretz, implique des soldats et des civils dans le cadre d’un vaste réseau de contrebande.

Le tribunal a interdit la publication de tout autre détail – y-compris de tout élément permettant d’identifier les suspects. L’embargo restera en vigueur jusqu’au 10 février.

Entre-temps, plusieurs médias israéliens ont demandé au tribunal d’Ashkelon de lever ce qui reste de cet embargo et d’autoriser la publication de tous les détails de l’affaire.

Le juge Yaniv Harush devrait rendre sa décision aujourd’hui.

L’UE sanctionne le ministre iranien de l’Intérieur après la répression des manifestations

L’Union européenne a annoncé jeudi avoir sanctionné plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur et des dirigeants des Gardiens de la révolution, à la suite de la répression meurtrière des manifestations en Iran ces dernières semaines.

D’après une liste publiée au Journal officiel de l’UE, sont notamment sanctionnés le ministre Eskandar Momeni et le procureur général de l’Iran, Mohammad Movahedi-Azad. Y figurent aussi le chef de la police Seyed Majid Feiz Jafari et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution, organisation considérée comme le bras armé de la répression qui a fait des milliers de morts.

Poutine et le président des EAU vont discuter des tensions avec l’Iran au Kremlin

Le président russe Vladimir Poutine accueille le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan, lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, le 29 janvier 2026. (Crédit : MAXIM SHIPENKOV / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine accueille le président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan, lors de leur rencontre au Kremlin à Moscou, le 29 janvier 2026. (Crédit : MAXIM SHIPENKOV / POOL / AFP)

Le président russe Vladimir Poutine a indiqué à son homologue des Émirats arabes unis Mohammed bin Zayed Al Nahyan que la Russie suivait de près la situation en Iran et qu’il souhaitait en discuter avec lui lors de pourparlers au Kremlin.

Poutine a tenu ces propos au début des pourparlers avec le président des Émirats arabes unis, dont le pays a récemment accueilli des pourparlers de paix entre la Russie et l’Ukraine.

Plus tôt, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a expliqué que le potentiel de négociations entre les États-Unis et l’Iran n’était pas encore épuisé et que tout recours à la force contre Téhéran pourrait créer un « chaos » dans la région et entraîner des conséquences dangereuses.

Tous les suspects ont pris la fuite après un incendie criminel perpétré par des extrémistes juifs en Cisjordanie

Des soldats de l’armée israélienne et des agents de la police des frontières ont été dépêchés hier soir dans l’enclave bédouine de Khallet al-Sidra, en Cisjordanie, aux abords de Mukhmas, dans le sillage d’un incendie criminel qui a été déclenché par des extrémistes juifs.

Tsahal a affirmé que les soldats ont ratissé la zone, mais que « tous les suspects ont pris la fuite », ajoutant « qu’aucun autre élément n’a été trouvé ».

L’enquête sur cet incident sera menée dans la journée par les agences de sécurité, a assuré l’armée israélienne.

Plusieurs habitations du campement bédouin ont été incendiées lors de l’attaque.

Mukhmas et les communautés environnantes ont été attaquées à plusieurs reprises par des partisans du mouvement pro-implantations, au cours des derniers mois.

Depuis le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, il y a eu une recrudescence des attaques perpétrées par des extrémistes juifs contre les Palestiniens et contre leurs biens en Cisjordanie.

Ces attaques, qui se produisent presque quotidiennement, restent largement impunies.

Les poursuites judiciaires contre les partisans du mouvement pro-implantations sont rares, et les condamnations encore plus rares. Les détracteurs accusent le gouvernement, décrit comme le plus radical de l’histoire d’Israël, de fermer les yeux sur ces attaques.

Le chef des renseignements de Tsahal et le ministre saoudien de la Défense à Washington pour discuter d’éventuelles frappes contre l’Iran

Une Iranienne passant devant une banderole anti-américaine et anti-Israël accrochée à un bâtiment, place Palestine, à Téhéran, le 27 janvier 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Une Iranienne passant devant une banderole anti-américaine et anti-Israël accrochée à un bâtiment, place Palestine, à Téhéran, le 27 janvier 2026. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

De hauts responsables saoudiens et israéliens de la défense et des services de renseignement sont à Washington cette semaine pour discuter avec l’administration Trump d’éventuelles frappes américaines contre l’Iran, a rapporté Axios, citant deux responsables américains et deux autres sources bien informées.

Selon le média, des responsables israéliens, dont le chef du Directorat des Renseignements militaires de l’armée israélienne, le général Shlomi Binder, partageraient des informations sur des cibles potentielles en Iran, tandis que les Saoudiens tenteraient d’éviter une guerre par des moyens diplomatiques.

Mardi et mercredi, Binder a rencontré des hauts responsables du Pentagone, de la CIA et de la Maison Blanche, ont déclaré les deux responsables américains.

Parallèlement, le ministre saoudien de la Défense, Khalid ben Salmane, frère cadet du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, doit rencontrer jeudi et vendredi le secrétaire d’État américain Marco Rubio ainsi que Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump.

Le prince héritier saoudien a déclaré au président iranien Massoud Pezeshkian que Ryad ne permettrait pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour mener des actions militaires contre Téhéran, a rapporté l’agence de presse officielle SPA en début de semaine.

Selon des sources citées par Reuters, Trump envisagerait différentes options contre l’Iran, notamment des frappes ciblées contre les forces de sécurité et les dirigeants, afin d’encourager les manifestants.

Selon CNN, les pourparlers entre Washington et l’Iran n’ont pas abouti à un accord visant à mettre fin aux programmes nucléaires et balistiques de la République islamique, ce qui a renforcé la volonté de Trump d’intervenir de manière significative.

Iran : face aux menaces, le chef de l’armée se dit prêt à une « riposte écrasante »

Photo du site officiel de l’armée iranienne montrant le chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, s’adressant à des étudiants de l’académie militaire à Téhéran, en Iran, le 7 janvier 2026. (Crédit : Masoud Nazari Mehrabi/Armée iranienne/AP)
Photo du site officiel de l’armée iranienne montrant le chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, s’adressant à des étudiants de l’académie militaire à Téhéran, en Iran, le 7 janvier 2026. (Crédit : Masoud Nazari Mehrabi/Armée iranienne/AP)

Le chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, s’est dit prêt à une « riposte écrasante » aux menaces d’intervention américaine, après avoir doté les régiments de combat de 1.000 drones stratégiques, a annoncé jeudi la télévision d’Etat.

Face aux « menaces auxquelles nous sommes confrontées », l’armée a pour « priorité de renforcer ses atouts stratégiques en vue d’une riposte rapide et écrasante à toute invasion et attaque », a déclaré le général, cité par la chaîne.

Sur son ordre, les régiments de combat ont été dotés de « 1.000 drones stratégiques » fabriqués par « l’armée en coopération avec le ministère de la Défense, conformément aux nouvelles menaces et aux enseignements tirés de la guerre de 12 jours » avec Israël en juin, a ajouté la télévision.

L’UE approuve de nouvelles sanctions contre l’Iran pour sa répression des manifestations et son soutien à la Russie

Des corps gisent dans des sacs mortuaires à même le sol devant le centre médico-légal Kahrizak à Téhéran, en Iran, comme le montre cette capture d'écran d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le 11 janvier 2026. (Crédit : Réseaux sociaux/via REUTERS)
Des corps gisent dans des sacs mortuaires à même le sol devant le centre médico-légal Kahrizak à Téhéran, en Iran, comme le montre cette capture d'écran d'une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le 11 janvier 2026. (Crédit : Réseaux sociaux/via REUTERS)

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran, des sanctions qui visent les individus et les entités qui ont été impliqués dans la répression violente des manifestants qui se soulevaient contre le régime.

Elles viennent aussi en représailles au soutien apporté par la république islamique à la Russie.

Les ministres devraient également parvenir à un accord politique visant à inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste noire des organisations terroristes de l’UE, plaçant ainsi ce groupe dans une catégorie similaire à celle de l’État islamique et d’Al-Qaïda – ce qui marque un changement symbolique dans l’approche de l’Europe à l’égard des dirigeants iraniens.

Iran : le potentiel de négociations « est loin d’être épuisé », juge le Kremlin

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assistant à une réunion en présence du président russe Vladimir Poutine avec les nouveaux membres du cabinet au Kremlin, à Moscou, en Russie, le 14 mai 2024. (Crédit : Vyacheslav Prokofyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assistant à une réunion en présence du président russe Vladimir Poutine avec les nouveaux membres du cabinet au Kremlin, à Moscou, en Russie, le 14 mai 2024. (Crédit : Vyacheslav Prokofyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)

La présidence russe a estimé jeudi que le « potentiel » pour que des négociations portent leurs fruits dans le dossier iranien était « loin d’être épuisé », après que Donald Trump a affirmé que le « temps était compté » avant une attaque.

« Nous continuons d’appeler toutes les parties à la retenue et à s’abstenir de recourir à la force pour régler ce différend », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point presse quotidien, estimant que « toute action coercitive ne ferait que semer le chaos dans la région ».

Le chef de la diplomatie iranienne vendredi en Turquie, qui offre sa médiation

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre) accompagné du ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan (3e à droite) rencontrant (de gauche à droite) le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, Ararat Mirzoyan, le ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, et le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Lavrov, en marge de la plateforme de coopération régionale 3+3 pour le Caucase du Sud, au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, sur une photo prise et publiée le 18 octobre 2024. (Credit : Handout/Turkish Presidential Press Service/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan (au centre) accompagné du ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan (3e à droite) rencontrant (de gauche à droite) le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères de l'Arménie, Ararat Mirzoyan, le ministre des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, et le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergey Lavrov, en marge de la plateforme de coopération régionale 3+3 pour le Caucase du Sud, au bureau présidentiel de Dolmabahce, à Istanbul, sur une photo prise et publiée le 18 octobre 2024. (Credit : Handout/Turkish Presidential Press Service/AFP)

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi est attendu vendredi en Turquie, qui souhaite jouer un rôle de médiateur afin d’apaiser les tensions entre Téhéran et Washington, a annoncé jeudi un responsable au ministère turc des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan « réitérera l’opposition de la Turquie à toute intervention militaire contre l’Iran, en insistant sur les risques d’une telle initiative pour la région et le monde », et indiquera que « la Turquie est prête à contribuer à la résolution des tensions actuelles par le dialogue », a déclaré cette source.

La Turquie prête à « renforcer sa frontière » avec l’Iran en cas d’attaque américaine

La Turquie est prête à « renforcer la sécurité à sa frontière » avec l’Iran en cas d’attaque américaine, a indiqué à l’AFP jeudi un haut responsable turc.

Les deux pays partagent plus de 500 km de frontière commune en partie sécurisée par un haut mur de séparation sur 380 km environ, « mais ce n’est pas suffisant », a estimé ce haut responsable sous couvert d’anonymat.

Le Palestinien qui a tué deux personnes lors d’une attaque à la voiture bélier et au couteau poursuivi pour terrorisme

Aviv Maor à gauche, 19 ans, originaire du kibboutz Ein Harod, sur une photo non datée et Mordechaï Shimshon, 68 ans, originaire de Beit Shean, sur une photo non datée. (Crédit : X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Aviv Maor à gauche, 19 ans, originaire du kibboutz Ein Harod, sur une photo non datée et Mordechaï Shimshon, 68 ans, originaire de Beit Shean, sur une photo non datée. (Crédit : X ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Le parquet israélien s’apprête à engager des poursuites pour terrorisme à l’encontre d’Ahmad Abu al-Arroub, l’auteur d’une attaque meurtrière au couteau et à la voiture bélier survenue le mois dernier.

Arroub, un Palestinien originaire de la ville de Qabatiya en Cisjordanie, avait tué deux personnes lors d’une attaque au couteau et à la voiture bélier dans le nord d’Israël. Plusiers personnes avaient aussi été blessées.

Suite à une enquête menée par le Shin Bet et par l’unité chargée des investigations dans le district du nord, Arroub sera mis en examen devant le tribunal de district de Nazareth pour le meurtre de Shimshon Mordechai, 68 ans, et d’Aviv Maor, 18 ans. Il fait également l’objet de trois autres chefs d’accusation pour tentative de meurtre, a précisé la police.

Selon les forces de l’ordre, Arroub avait traversé Jérusalem en passant par une brèche de la barrière de sécurité qui sépare Israël de la Cisjordanie quelques jours avant de commettre l’attaque, le 26 décembre. Il était ouvrier du bâtiment et il travailait pour un citoyen israélien originaire d’Arraba.

Le matin de l’attaque, Arroub s’était rendu avec son employeur à Mesilot, un kibboutz du nord du pays où il travaillait comme plâtrier.

Cet après-midi-là, il avait pris un couteau et un tournevis sur le chantier et il avait volé la camionnette de son employeur.

Il avait utilisé le véhicule pour percuter mortellement Mordechai dans la ville de Beit Shean, dans le nord du pays. Il s’était ensuite rendu au kibboutz Ein Harod, où il avait poignardé Maor alors qu’elle attendait à un arrêt de bus. Juste après, il avait été abattu par un civil armé alors qu’il se rendait à la ville voisine d’Afula.

La police a fait savoir que des accusations seraient également portées contre les deux frères d’Arroub, qui travaillaient illégalement en Israël, ainsi que contre son employeur.

L’UE pourrait inscrire les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste

Des personnes en deuil se tenant près du cercueil du commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) Amir Ali Hjizadeh (à gauche) et d'autres commandants militaires tués lors des frappes israéliennes le premier jour de la guerre, lors de leur cortège funèbre, sur la place Enqelab dans la capitale de Téhéran, le 28 juin 2025. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Des personnes en deuil se tenant près du cercueil du commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) Amir Ali Hjizadeh (à gauche) et d'autres commandants militaires tués lors des frappes israéliennes le premier jour de la guerre, lors de leur cortège funèbre, sur la place Enqelab dans la capitale de Téhéran, le 28 juin 2025. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

L’Union européenne pourrait décider jeudi d’ajouter les Gardiens de la révolution en Iran à la liste des organisations terroristes de l’UE, a indiqué la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.

« Je m’attends également à ce que nous convenions d’inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes » de l’UE, a-t-elle affirmé peu avant le début d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne.

« Si vous agissez en terroriste, vous devez aussi être traité comme tel », a-t-elle ajouté devant la presse.

La France a annoncé mercredi qu’elle était désormais prête à prendre sa décision.

Le bras armé de la République islamique d’Iran est à l’origine de la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts.

L’Italie avait annoncé la semaine dernière son intention de proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste. Le soutien français pourrait peser lors de la décision.

L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l’UE décidait de cette inscription.

Les Gardiens de la Révolution en Iran sont déjà l’objet de sanctions européennes. D’autres vont être décidées jeudi, a indiqué Mme Kallas.

Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne.

Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles

Un homme grièvement blessé par balle à Nazareth

Illustration : La police inspectant une scène de crime au nord de Nazareth, le 23 septembre 2019. (Crédit : Unité du porte-parole de la police israélienne)
Illustration : La police inspectant une scène de crime au nord de Nazareth, le 23 septembre 2019. (Crédit : Unité du porte-parole de la police israélienne)

Un homme est dans un état grave après avoir été blessé par balle à Nazareth, ont indiqué les secouristes.

Le service de secours du Magen David Adom (MDA) a déclaré que les secouristes avaient prodigué des soins sur place avant de transporter l’homme, âgé d’environ 25 ans, à l’hôpital.

La police n’a fait aucun commentaire et aucune arrestation n’a été signalée.

Depuis la semaine dernière, des manifestations ont lieu quotidiennement dans les localités arabes d’Israël pour dénoncer la recrudescence des crimes violents. Un rassemblement de masse est prévu samedi à Tel Aviv.

Le taux d’homicides dans la société arabe a doublé en 2023, coïncidant avec le début du mandat du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et a continué à augmenter depuis.

Trump veut créer les conditions d’un « changement de régime » en Iran – sources US

Le président américain Donald Trump après son arrivée à l'aéroport international de Palm Beach, à bord de l'Air Force One, à West Palm Beach, en Floride, le 16 janvier 2026. (Crédit : Julia Demaree Nikhinson/AP)
Le président américain Donald Trump après son arrivée à l'aéroport international de Palm Beach, à bord de l'Air Force One, à West Palm Beach, en Floride, le 16 janvier 2026. (Crédit : Julia Demaree Nikhinson/AP)

Selon plusieurs sources, le président américain Donald Trump envisagerait plusieurs options contre l’Iran, notamment des frappes ciblées contre les forces de sécurité et les dirigeants, afin d’encourager les manifestants, alors que les responsables israéliens et arabes affirment que la puissance aérienne seule ne suffira pas à renverser les dirigeants religieux.

Deux sources américaines proches des discussions ont déclaré que Trump souhaitait créer les conditions d’un « changement de régime » après la répression qui a écrasé le mouvement de protestation national au début du mois, faisant des milliers de morts.

Pour ce faire, il envisagerait de frapper les commandants et les institutions que Washington tient pour responsables des violences, afin de donner aux manifestants la confiance nécessaire pour envahir les bâtiments gouvernementaux et de sécurité, ont-elles précisé.

L’une de ces sources a ajouté que les options discutées par les conseillers de Trump comprenaient également une frappe beaucoup plus importante, destinée à avoir un impact durable, contre les missiles balistiques pouvant atteindre les alliés des États-Unis au Moyen-Orient ou contre les programmes d’enrichissement nucléaire de l’Iran.

L’autre source a déclaré que Trump n’avait pas encore pris de décision définitive quant à la ligne de conduite à adopter, notamment en ce qui concerne l’opportunité de recourir à la voie militaire.

L’arrivée cette semaine d’un porte-avions américain et de navires de guerre de soutien au Moyen-Orient a renforcé la capacité de Trump à mener une action militaire, après qu’il a menacé à plusieurs reprises d’intervenir face à la répression iranienne.

Un homme condamné à 15 ans de prison pour un projet d’assassinat contre Masih Alinejad

La journaliste et militante des droits des femmes américano-iranienne Masih Alinejad lors d'une session au centre des congrès lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), à Davos, le 19 janvier 2023. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
La journaliste et militante des droits des femmes américano-iranienne Masih Alinejad lors d'une session au centre des congrès lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF), à Davos, le 19 janvier 2023. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Un homme a été condamné à 15 ans de prison mercredi à New York pour son implication dans un projet d’assassinat de Masih Alinejad, journaliste américaine d’origine iranienne très critique de Téhéran.

A la sortie du tribunal, Mme Alinejad a appelé les Etats-Unis « à agir contre le pouvoir iranien » et à « arrêter (le guide suprême) Ali Khamenei de la même manière (que Nicolas) Maduro, le dictateur du Venezuela » début janvier.

Carlisle Rivera, 50 ans, avait été arrêté en novembre 2024, avant d’avoir mis son plan à exécution, dans une enquête plus large sur des projets d’assassinats aux Etats-Unis, notamment de Donald Trump, démentis par les autorités iraniennes. Un autre New-Yorkais impliqué dans ce projet d’assassinat, Jonathan Loadholt, 36 ans au moment des faits, sera fixé sur sa propre peine en avril 2026.

Accusé de les avoir recrutés pour le compte des Gardiens de la révolution, le bras armé de la République islamique, Farhad Shakeri, un Afghan de 51 ans résidant en Iran, est toujours en liberté.

Masih Alinejad, 49 ans, a été victime d’une autre tentative d’assassinat, stoppée in extremis, à l’été 2022 et d’une tentative d’enlèvement en 2018.

Après avoir quitté son pays d’origine en 2009, elle s’est fait connaître en 2014 en lançant sur les réseaux sociaux le mouvement « MyStealthyFreedom » (« ma liberté furtive »), encourageant les femmes iraniennes à protester contre l’obligation du port du voile. Son compte Instagram rassemble près de neuf millions d’abonnés.

AP : Des extrémistes juifs incendient des maisons dans une enclave bédouine près de Jérusalem

Selon le gouvernorat de Jérusalem de l’Autorité palestinienne (AP), des extrémistes juifs auraient incendié plusieurs maisons dans l’enclave bédouine de Khallet al-Sidra, adjacente à Mukhmas, dans le centre de la Cisjordanie.

Des images partagées avec le Times of Israel par le rabbin Arik Ascherman, un militant israélien des droits de l’homme qui fréquente la région de Mukhmas, montrent au moins trois maisons en feu, les flammes semblant avoir été allumées à l’intérieur des bâtiments.

Une vidéo montre des Palestiniens tenant un tuyau d’arrosage et s’approchant d’une maison dont les flammes font rage à l’intérieur et dont la fumée s’échappe des fenêtres.

Selon l’agence de presse officielle de l’AP WAFA, des extrémistes juifs auraient auparavant bloqué la seule route menant à Khallet al-Sidra, et plusieurs véhicules de l’armée israélienne seraient entrés dans le village après l’attaque.

Aucune arrestation n’a été signalée. Tsahal n’a pas encore répondu à une demande de commentaires.

Au début du mois, des extrémistes juifs ont blessé au moins quatre Palestiniens et militants de gauche et ont incendié au moins huit maisons et deux voitures à Khallet al-Sidra, selon l’AP.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.