La Biélorussie et l’Iran, pays amis de Poutine, veulent renforcer leurs liens, notamment militaires
Pezeshkian a dit à Loukachenko qu'il pourrait l'aider à "neutraliser" l'impact des "sanctions occidentales illégales" grâce aux 40 années d'expérience de l'Iran en la matière
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REUTERS — La Biélorussie et l’Iran, deux pays qui soutiennent la guerre de la Russie en Ukraine, prévoient d’approfondir leur relation bilatérale dans tous les domaines, y compris dans le secteur de la Défense, ont déclaré leur président lors de pourparlers à Minsk mercredi.
L’agence de presse officielle biélorusse Belta a indiqué que les présidents Alexandre Loukachenko et Masoud Pezeshkian avaient convenu de travailler à un traité de partenariat stratégique.
« Dans un contexte de turbulences géopolitiques, Minsk et Téhéran prennent des mesures cohérentes et équilibrées pour développer davantage leur coopération et faire des nouveaux défis de nouvelles opportunités », a déclaré Loukachenko, selon l’agence Belta.
« Nous sommes prêts à parler de tout, il n’y a pas de sujet tabou », a dit Loukachenko en ajoutant que les deux pays pourraient coopérer dans divers domaines, notamment la « coopération militaro-technique ».
Loukachenko, qui est un proche allié du président russe Vladimir Poutine, a autorisé la Russie à utiliser son territoire comme base de lancement pour son invasion à grande échelle de l’Ukraine avant d’accueillir des missiles nucléaires tactiques russes.
L’Iran a fourni des drones que la Russie a utilisés lors de sa guerre et Pezeshkian a signé un traité de coopération stratégique avec Poutine en janvier, même si ce dernier ne comprend pas de clause de défense mutuelle.
L’Iran et la Biélorussie font toutes deux l’objet de ce que Pezeshkian a qualifié de « sanctions occidentales illégales ». Selon Belta, Pezeshkian aurait dit que l’Iran était prêt à aider la Biélorussie à « neutraliser » ces mesures, soulignant qu’il avait plus de 40 ans d’expérience dans ce domaine.
Pezeshkian a indiqué que les deux pays devaient notamment fortifier leur relation économique afin de parvenir à un niveau qui soit le reflet de la grande confiance qui les unit.
« Bien sûr, nos points de vue communs doivent être mis en œuvre dans les domaines économique et culturel, dans le développement du tourisme entre nos pays et, comme vous l’avez souligné, dans le développement de la coopération militaro-technique », a-t-il dit à Loukachenko, selon Belta.
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