La chaîne Golda fait l’objet d’un recours collectif pour ses parfums « sans sucre »
Selon la plainte, les parfums "café" et "noisette" contenaient en réalité 13 fois la quantité de sucre autorisée pour les parfums étiquetés "sans sucre"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Lundi, le tribunal de Lod a accepté de se saisir d’un recours collectif intenté contre la grande chaîne de glaces Golda, qui réclame à l’entreprise plusieurs centaines de millions d’indemnités pour avoir vraisemblablement induit ses clients en erreur concernant ses parfums « sans sucre ».
La plainte allègue que l’entreprise a commercialisé pendant plusieurs années deux parfums – café et noisette – étiquetés « sans sucre », alors qu’ils contenaient en réalité 13 fois la quantité de sucre autorisée par la réglementation pour ce type d’étiquetage (6,6 grammes pour 100 grammes, alors que la limite est de 0,5 gramme pour 100 grammes).
Dans sa défense, Golda a fait valoir que tout client raisonnable comprenait que « sans sucre » signifiait « sans sucre ajouté ».
La juge Iris Rabinovitch-Brun a rejeté cette affirmation. Elle s’est également interrogée sur la raison pour laquelle les magasins n’avaient pas affiché de signalétique indiquant « sans sucre ajouté ».
« L’allégation selon laquelle les produits ont été consommés à la suite de la prétendue fausse déclaration mérite d’être examinée dans le cadre de cette action en justice », a-t-elle écrit.
« Il y a lieu de supposer que la glace a été achetée et consommée en pensant qu’elle était sans sucre. Il y a lieu de croire que la teneur en sucre du produit constitue un critère déterminant pour un consommateur achetant une glace étiquetée ‘sans sucre’ dans un glacier où la grande majorité des glaces ne sont pas sans sucre. »
Golda est l’une des chaînes de glaces les plus connues d’Israël, avec plus de cent points de vente à travers le pays. Selon la chaîne N12, elle a temporairement retiré ces parfums de ses magasins.
Les avocats chargés de l’affaire estiment que, si le tribunal reconnaît les dommages-intérêts, ceux-ci pourraient s’élever à environ 350 millions de shekels.
Le recours collectif concerne toute personne ayant acheté des produits étiquetés « sans sucre » dans n’importe quel point de vente de Golda ou de sa société sœur Anita, ou sur les sites de vente en ligne de ces enseignes, selon la chaîne N12.
« La décision [d’accepter l’affaire] envoie un message clair à l’industrie agroalimentaire : quiconque étiquette un produit comme ‘sans sucre’ doit assumer ces mots et leur sens littéral », a déclaré Me Ori Eldar à N12.
« Les consommateurs qui cherchent à éviter le sucre, notamment les personnes diabétiques et celles qui suivent des régimes alimentaires spécifiques, sont en droit de se fier à l’étiquette qui se trouve devant eux. »
Le tribunal exige également que Golda verse 40 000 shekels, majorés de la TVA, au titre des frais de justice, a rapporté la chaîne N12.
la Communauté du Times of Israël !








