La Corée du Sud envoie une équipe pour évaluer la situation dans le détroit d’Ormuz
Cette annonce intervient après que Téhéran a averti la veille que toute participation militaire sud-coréenne au conflit aurait de "graves conséquences"
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La Corée du Sud a envoyé une équipe pour évaluer la situation dans le détroit d’Ormuz, a annoncé le ministère de la Défense, soulignant qu’il ne s’agissait pas d’un déploiement de troupes.
L’Iran et les États-Unis sont en guerre depuis le 28 février, Téhéran contrôlant en grande partie le détroit stratégique d’Ormuz, une voie maritime essentielle reliant le Golfe aux eaux internationales.
« Le ministère a envoyé une équipe pour évaluer la situation sur le terrain dans le détroit d’Ormuz », a-t-il indiqué dans un communiqué.
« Cette équipe doit examiner la situation régionale et les conditions de sécurité, mais cette mission ne présuppose pas un déploiement » de troupes, a-t-il ajouté.
Séoul a démenti que Washington lui ait demandé de déployer des troupes dans un délai précis, sans toutefois exclure l’envoi de forces armées dans la région.
« Aucune décision n’a été prise concernant un déploiement de troupes », a-t-il affirmé.
La Corée du Sud avait déclaré vendredi qu’elle envisageait d’apporter des « contributions » aux efforts américains de sécurité dans le détroit d’Ormuz.
Séoul a précisé qu’elle envisageait une telle mesure à condition qu’elle ne compromette pas les capacités opérationnelles de ses propres forces armées.
La Corée du Sud reste techniquement en guerre avec la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, la guerre de Corée (1950-1953) s’étant achevée par un armistice et non par un traité de paix.
L’annonce de mardi intervient après que Téhéran a averti la veille que toute contribution militaire sud-coréenne au conflit aurait de « graves conséquences ».
« Tout déploiement militaire ou toute participation aux opérations d’autres pays dans le golfe Persique ou le détroit d’Ormuz ne peut être considéré que comme un soutien direct à la partie responsable de cette agression et aura de graves conséquences », a écrit , en coréen, sur le réseau social X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.
Il a mis en garde Séoul contre le fait de céder à ce qu’il a qualifié de « pressions et intimidations américaines ».
L’Iran et les États-Unis continuent d’échanger des tirs dans le détroit d’Ormuz et à ses abords, même après le cessez-le-feu d’avril qui avait mis fin à la première campagne de bombardements intensifs.
Les négociations diplomatiques restent au point mort, les deux parties se disputant le contrôle de ce verrou maritime par lequel transite habituellement près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz.
Depuis le début de la guerre, le trafic y est quasiment paralysé, ce qui perturbe les marchés mondiaux de l’énergie et fait flamber les cours du brut.
L’Iran exige désormais des navires qu’ils obtiennent une autorisation pour franchir le détroit, une mesure fermement rejetée par Washington et par plusieurs pays de la région.
Téhéran affirme qu’il n’y aura pas de retour au régime de libre navigation qui prévalait avant la guerre.
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