La Cour suprême prolonge la peine de prison du membre condamné d’une cellule terroriste soutenue par l’Iran
Le tribunal a alourdi d'un an la peine de Hamad Hammadi, habitant de Nazareth, la portant à 7 ans, après que le procureur a estimé que les récentes affaires d'espionnage au profit de l'Iran rendaient nécessaire une mesure dissuasive
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Dimanche, la Cour suprême a prolongé d’un an la peine de prison infligée à Hamad Hammadi, un habitant de Nazareth condamné en 2024 pour avoir rejoint une cellule terroriste contrôlée par l’Iran.
Hammadi, qui a été reconnu coupable d’incendie criminel et de liens avec un agent étranger, devra désormais purger une peine de sept ans de prison, au lieu des six initialement prévus.
Le 21 juin 2023, Hammadi a mis le feu à quatre voitures à Haïfa. Il a également exécuté d’autres missions à la demande de personnes originaires de Jénine, en Cisjordanie, qui agissaient elles-mêmes sur les ordres d’un agent des services de renseignement iraniens basé en Jordanie.
Dans sa décision rendue dimanche, la cour a estimé que les liens avec un agent étranger constituaient l’un des crimes les plus graves prévus par le code pénal israélien, du fait du danger potentiel qu’ils représentent pour la sécurité nationale.
La cour a également retenu l’argument du ministère public selon lequel il était particulièrement nécessaire de dissuader d’autres personnes de commettre des crimes similaires, au vu des dizaines de cas récents de citoyens israéliens qui auraient été recrutés par l’Iran pour accomplir des actes hostiles.
La semaine dernière, le Département des enquêtes internes de la police (DIPI) a déclaré avoir interrogé un inspecteur de l’unité des crimes majeurs Lahav 433, soupçonné d’avoir été en contact avec un agent iranien. C’est cette unité qui a supervisé quelques-unes des enquêtes sur les recrues iraniennes présumées.
En Israël, la plupart des personnes recrutées sont motivées par la promesse d’un gain facile. Elles commencent par accomplir des tâches banales, comme tourner des vidéos ou taguer des graffitis dans des lieux publics. Si la relation se poursuit, ces tâches évoluent généralement vers des infractions plus graves, notamment l’espionnage, la collecte de renseignements et même des complots en vue de commettre des assassinats.
Charlie Summers et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.
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