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La guerre au Moyen-Orient va freiner la croissance – président de la Banque mondiale

Ajay Banga alerte sur des répercussions économiques en cascade ; le pétrole, le gaz, les engrais, l'hélium, le tourisme et le transport aérien ont déjà été impactés

Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, assistant à une séance plénière lors de la journée d'ouverture du sommet du G20, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 22 novembre 2025. (Crédit : Thomas Mukoya/Pool Photo via AP)
Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, assistant à une séance plénière lors de la journée d'ouverture du sommet du G20, à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 22 novembre 2025. (Crédit : Thomas Mukoya/Pool Photo via AP)

La guerre au Moyen-Orient aura des répercussions en cascade sur l’économie mondiale, même si le cessez-le-feu annoncé par le président américain Donald Trump tient, a déclaré vendredi Ajay Banga, président de la Banque mondiale, lors d’un entretien accordé à Reuters.

Et les dégâts seront bien plus importants si le cessez-le-feu échoue et que le conflit s’intensifie, a-t-il ajouté.

Mardi, il a déclaré que la croissance mondiale pourrait être réduite de 0,3 à 0,4 point de pourcentage dans un scénario de référence, avec une fin rapide du conflit, et jusqu’à 1 point de pourcentage si celui-ci se prolonge. L’inflation pourrait augmenter de 200 à 300 points de base, avec un impact bien plus important (jusqu’à 0,9 point de pourcentage) si le conflit se poursuit, a-t-il ajouté.

La guerre, qui a fait des milliers de morts à travers le Moyen-Orient, a fait grimper le prix du pétrole de 50 % et perturbé l’approvisionnement en pétrole, en gaz, en engrais, en hélium et en d’autres marchandises, ainsi que le tourisme et le transport aérien.

« La question est de savoir si la paix actuelle et les négociations qui auront lieu ce week-end mèneront à une paix durable, puis à la réouverture du détroit [d’Ormuz] », a déclaré Banga.

« Si cela n’aboutit pas, et qu’un conflit venait à éclater à nouveau, cela aurait-il un impact encore plus important, ou un impact à plus long-terme sur les infrastructures énergétiques ? »

Banga a indiqué que la plus grande banque de développement au monde était déjà en pourparlers avec certains pays en développement, notamment de petits États insulaires dépourvus de ressources énergétiques naturelles, afin de mobiliser des fonds provenant de programmes existants dans le cadre de « volets de réponse aux crises ».

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