La guerre contre Israël peut reprendre à tout moment – conseiller militaire de Khamenei
Selon Yahya Rahim Safavi, la République islamique doit renforcer sa "stratégie offensive en matière de missiles, de drones et de cyberattaques" pour résister à la politique de "paix par la force" des États-Unis et d'Israël
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Un haut responsable du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, a déclaré dimanche qu’une nouvelle guerre avec Israël ou les États-Unis pouvait éclater à tout moment.
« Nous ne sommes pas dans un cessez-le-feu, nous sommes en guerre. Aucun protocole, règlement ou accord n’a été signé entre nous et les États-Unis ou Israël », a déclaré Yahya Rahim Safavi, conseiller militaire principal du guide suprême iranien Ali Khamenei, aux médias iraniens.
« Je pense qu’une autre guerre pourrait éclater, et qu’après cela, il n’y aura peut-être plus jamais de guerre », a-t-il ajouté, selon une traduction d’Iran International.
« Les Américains et les sionistes affirment qu’ils instaurent la paix par la force ; par conséquent, l’Iran doit également devenir puissant, car dans l’ordre naturel, les faibles sont écrasés », a poursuivi Safavi.
« Nous devons renforcer notre stratégie offensive dans les domaines diplomatique, médiatique, balistique, cybernétique et des drones. Nous, les militaires, élaborons des scénarii, nous envisageons le pire et nous préparons un plan pour y faire face. »
Fin juillet, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait menacé d’attaquer Israël et les États-Unis « de manière plus décisive » si l’un ou l’autre de ces pays visait à nouveau la République islamique.
« Si l’on craint que notre programme nucléaire soit détourné à des fins non pacifiques, l’option militaire s’étant avérée inefficace, le recours à la négociation pourrait être une solution », avait déclaré Araghchi.
En juillet, après avoir déclaré la victoire d’Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait menacé de renouveler les attaques contre l’Iran si la République islamique continuait à enrichir de l’uranium, affirmant que « si quelqu’un en Iran tente de reconstituer le programme nucléaire, nous agirons avec la même détermination et la même intensité pour déjouer toute tentative ».
La guerre de douze jours entre Israël et l’Iran avait débuté le 13 juin par le lancement de l’Opération « Rising Lion » en Iran.
Israël affirme que son opération de grande envergure contre les principaux dirigeants du CGRI, les scientifiques nucléaires, les sites d’enrichissement d’uranium et le programme de missiles balistiques était nécessaire pour empêcher la République islamique, qui a juré de détruire l’État juif, de se rapprocher de la fabrication d’armes atomiques.
La République islamique a toujours nié chercher à se doter d’armes nucléaires. Elle a toutefois enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a empêché les inspecteurs internationaux de contrôler ses installations nucléaires et a renforcé ses capacités en matière de missiles balistiques. Israël a averti que Téhéran avait récemment pris des mesures en vue de militariser ce programme.
L’Iran avait riposté aux frappes israéliennes en lançant plus de 500 missiles balistiques et environ 1 100 drones en direction d’Israël.
Selon les autorités sanitaires, ces attaques ont fait 31 morts et plus de 3 000 blessés en Israël.
La plupart de ces projectiles ont été interceptés, mais au moins 36 missiles balistiques ont touché des zones peuplées et un drone a frappé, endommageant 2 305 habitations dans 240 bâtiments et privant plus de 13 000 Israéliens de leur logement.
Les missiles ont également endommagé des infrastructures critiques, notamment une centrale électrique dans le sud d’Israël et une raffinerie de pétrole à Haïfa. L’armée israélienne a par ailleurs reconnu que quelques missiles avaient touché des sites militaires.
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