La guerre n’interrompra pas la migration annuelle de millions d’oiseaux à travers Israël – expert
Même le conflit n'empêchera pas les oiseaux de chercher les meilleurs sites de nidification dans leurs zones de reproduction habituelles, déclare l'ornithologue en chef du KKL-JNF
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.
Les migrations printanières atteignent leur apogée, et ce sont des millions d’oiseaux qui devraient arriver en Israël pour se reproduire malgré les tirs de missiles en provenance d’Iran, selon l’ornithologue en chef du Keren Kayemeth LeIsrael-Fonds national juif (KKL-JNF).
Yaron Charka explique qu’au printemps, « les oiseaux se précipitent vers leurs sites de nidification pour s’assurer qu’ils auront les meilleurs emplacements ». Le timing est essentiel, ajoute-t-il, les poussins devant éclore à l’époque de l’année où l’approvisionnement en nourriture est à son maximum.
Alors que des recherches menées en 2022 indiquaient que les aigles pomarins évitaient les dangers au-dessus de l’Ukraine, pendant la guerre, Charka note que d’éventuels détours d’Israël, causés par la guerre en cours avec l’Iran, seraient probablement courts, mais qu’ils pourraient épuiser les oiseaux et les empêcher de trouver un partenaire et de pondre leurs œufs.
« Pour les oiseaux, [la guerre] est marginale », dit-il. « Vous pouvez faire un petit détour pour arriver au même endroit. Ils arriveront ici coûte que coûte. En général, ils sont très fidèles à leurs territoires de nidification ».
Bordé par un vaste désert à l’Est et par la mer Méditerranée à l’Ouest, Israël constitue une voie migratoire et un goulot d’étranglement essentiels pour des centaines de millions d’oiseaux qui voyagent entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique chaque printemps et chaque automne.
La migration printanière depuis l’Afrique commence en février, mais elle atteint son pic en mars et avril.
Les martinets noirs, les faucons crécerelles et les circaètes Jean-le-Blanc sont déjà arrivés au parc du lac Hula, dans le nord d’Israël, et certains y resteront pour nicher jusqu’au mois de juin. Ils repartiront ensuite vers le sud.
Près d’un million de cigognes blanches transiteront au cours des deux prochains mois, ainsi que des pélicans, des milans noirs et de nombreuses autres espèces. Les grues cendrées qui ont hiverné en Israël s’envolent déjà vers le nord, rejointes par d’autres volées en provenance d’Afrique.
Les circaètes Jean-le-Blanc n’ont des poussins qu’au mois d’août et ils repartent au mois de septembre, partageant leur année entre Israël et l’Afrique.
Charka explique qu’il n’a remarqué aucun changement significatif dans les migrations automnales après que le groupe terroriste libanais du Hezbollah a ouvert un nouveau front dans le nord d’Israël, dans le sillage du pogrom commis par le Hamas dans la zone frontalière de Gaza, au mois d’octobre 2023.
Le timing était moins critique à l’automne, dit-il, car les oiseaux « volent vers le sud après avoir niché, et si cela prend un jour de plus, cela n’a pas vraiment d’importance ».
Le parc du lac Hula est fermé aux visiteurs en raison des tirs de missiles et de roquettes provenant de la guerre avec l’Iran, à laquelle le Hezbollah s’est également joint.
Une porte-parole de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs a dit que les missiles semblaient avoir un impact mineur sur les migrations, ajoutant qu’il y avait des informations qui faisaient état d’oiseaux se posant temporairement après les fortes détonations causées par les interceptions de missiles.
la Communauté du Times of Israël !







