La Knesset fait avancer les subventions pour les crèches destinées aux réfractaires
Suite à la menace du député Moshe Gafni concernant l'enquête sur le 7-Octobre, les parlementaires ont voté par 44 voix contre 37 en faveur de la lecture préliminaire du projet de loi
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Mercredi, les députés ont voté par 44 voix contre 37 en faveur d’une première lecture d’un projet de loi rétablissant les subventions pour les crèches destinées aux enfants des réfractaires à la conscription. Cette décision fait suite à la menace du député Moshe Gafni (Yahadout HaTorah) de voter en faveur de la création d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 7-Octobre si le projet de loi n’était pas approuvé.
Le texte, présenté par le parti ultra-orthodoxe Yahadout HaTorah, stipule que seule la situation professionnelle ou scolaire de la mère de l’enfant sera prise en compte pour déterminer son éligibilité aux subventions.
« Les droits d’une femme concernant son travail et ses moyens de subsistance sont des droits constitutionnels de premier ordre » et les décisions relatives aux subventions destinées à lui permettre de travailler « ne peuvent dépendre d’aucune autre personne que la femme elle-même », indiquent les notes explicatives du projet de loi – ajoutant que la suppression de ces subventions « au motif que leurs conjoints ont choisi de consacrer leur vie à l’étude de la Torah, contredit les fondements de la dignité humaine, de la liberté et de la liberté de profession ».
Dans une déclaration, le vice-ministre Yisrael Eichler, initiateur du projet de loi, a fait valoir que « le vote de la Knesset en faveur de la loi est une lueur d’espoir importante dans l’obscurité de la persécution de l’ensemble de la communauté haredi ».
Dans un communiqué, le chef de Yahadout HaTorah, Yitzhak Goldknopf, a vivement critiqué le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, pour s’être abstenu lors du vote, affirmant qu’il avait révélé « son vrai visage » et l’accusant de considérer les enfants haredim comme un simple « outil de plus dans le jeu politique visant à franchir le seuil électoral ».
Gafni a également critiqué Smotrich, accusant son parti, HaTzionout HaDatit, d’ingratitude.
« Nous leur avons tout donné – en matière d’implantations, de budgets et de postes – et pourtant, lorsqu’il s’agit de questions importantes pour la communauté haredi, ils nous tournent le dos et agissent contre nous. Ils sont totalement dépourvus de décence et de valeurs. À partir de maintenant, nous en tiendrons compte dans tout ce qui concerne HaTzionout HaDatit. »
Selon la presse israélienne, Gafni, chef de la faction Degel HaTorah du parti Yahadout HaTorah, a fait savoir au Premier ministre Benjamin Netanyahu que son parti voterait en faveur de la création d’une commission d’enquête nationale sur les événements du 7-Octobre, à moins que la coalition ne soutienne le projet de loi d’Eichler.
Le gouvernement Netanyahu continue de s’opposer fermement à la création d’une commission d’enquête nationale, l’unique instance publique indépendante dotée de pouvoirs d’enquête, sur la tragédie du 7-Octobre.
En août 2024, la procureure générale, Gali Baharav-Miara, avait ordonné au ministère du Travail de supprimer les subventions pour les crèches destinées aux enfants des ultra-orthodoxes étudiant en yeshiva qui désobéissent aux ordres de conscription, expliquant que, puisque la Cour suprême avait statué que les membres de la communauté haredi devaient être enrôlés dans l’armée, il n’y avait plus de fondement juridique permettant à l’État de financer les crèches pour ceux qui ne se conformaient pas à cette obligation.
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