La police ouvre une enquête sur la « tentative d’assaut » de la Haute Cour – média
Lors de l'audience sur des recours demandant la création d’une commission d’enquête d’État sur le 7-Octobre, une foule pro-Netanyahu a scandé "Jugez les juges" devant le bâtiment
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La police a décidé d’ouvrir une enquête sur la tentative de prise d’assaut de la Haute Cour par des militants pro-gouvernement lors d’une audience qui était consacrée à des requêtes réclamant la création d’une commission d’enquête nationale sur l’invasion et sur les atrocités qui avaient été commises par le Hamas le 7 octobre 2023, selon un reportage qui a été diffusé samedi par la chaîne d’information N12.
D’après ce reportage, qui n’a pas cité ses sources, cette décision a été prise après que la police a consulté le bureau de la procureure-générale.
Une foule de partisans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu avait tenté de faire irruption dans la salle d’audience jeudi, en scandant « Jugez les juges » et en traitant le président de la Cour suprême, Isaac Amit, de « dictateur ».
Un incident qui avait entraîné l’interruption brutale de la procédure et l’évacuation des juges de la Haute Cour de la salle, pour des raisons de sécurité. L’audience avait repris après environ 30 minutes.
Il est difficile de savoir le nombre exact de personnes qui ont été impliquées dans cet incident.
Alors que les audiences de la Haute Cour sont généralement publiques, la Cour avait décidé de tenir une audience à huis clos – précisément parce qu’elle craignait des « interruptions, des perturbations ou des éclats » susceptibles de rendre l’audience impossible.
Cette tentative d’intrusion avait suivi des scènes déplaisantes devant le tribunal avant le début de l’audience – alors que des familles endeuillées de différents bords politiques se livraient à des récriminations mutuelles concernant le partage des responsabilités dans le cadre de la catastrophe du 7 octobre. Ce jour-là, des terroristes placés sous la direction du Hamas avaient massacré plus de 1 200 personnes et kidnappé 251 personnes, qui avaient été prises en otage dans la bande de Gaza.
Les familles endeuillées et favorables au gouvernement avaient accusé celles qui réclamaient une commission d’enquête nationale de chercher à « blanchir » les responsabilités du pogrom du 7 octobre et d’avoir « ouvert la porte » à l’horreur.
Netanyahu s’oppose depuis longtemps à la formation d’une commission d’enquête nationale, affirmant que dans la mesure où une telle commission est nommée par le système judiciaire — son gouvernement a cherché à limiter les pouvoirs de ce dernier — elle se montrerait partiale à son égard. Son gouvernement a plutôt cherché à promouvoir une enquête dont les membres seraient nommés sur une base politique.
Les détracteurs du gouvernement, avec parmi eux de nombreuses familles ayant perdu des proches le 7 octobre et lors de la guerre qui a suivi, accusent le gouvernement d’esquiver ses responsabilités face à la catastrophe en refusant de nommer une commission d’État, et ils appellent la Haute Cour à veiller à ce qu’une enquête indépendante sur le pogrom soit mise en place.
Lors de l’audience, les juges ont vivement critiqué le gouvernement pour ne pas avoir nommé la moindre commission d’enquête sur les événements catastrophiques du 7 octobre.
Néanmoins, les juges ont demandé au représentant du bureau de la procureure-générale s’il ne serait pas préférable que la Cour attende la fin des élections à venir pour se prononcer sur la question, et ils ont exprimé leur inquiétude quant à la légitimité publique d’une commission d’enquête qui serait ordonnée par les magistrats.
Les juges n’ont pris aucune décision, affirmant qu’ils devaient étudier la question plus en détail.
la Communauté du Times of Israël !







