La santé des militants anti-Israël en grève de la faim au Royaume-Uni se dégrade
Les 2 grévistes de la faim restants auraient perdu 10 à 16 kilos, refusant de s'alimenter tant que Palestine Action n'est pas retirée de la liste des organisations terroristes
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La santé des militants anti-Israël qui mènent une grève de la faim dans les prisons du Royaume-Uni se dégrade, ont fait savoir samedi les médias britanniques.
Selon Sky News, Heba Muraisi, 31 ans, membre du groupe terroriste interdit Palestine Action, mène une grève de la faim depuis 69 jours et sa santé se dégrade rapidement, ont rapporté ses amis.
« Je pense qu’elle a perdu plus de 10 kilos. Elle ne ressemble plus aux photos que vous pouvez voir d’elle », a indiqué Amareen Afzal, une amie de Muraisi, à Sky News, après lui avoir rendu visite en prison mardi.
« Son visage est très amaigri, ses pommettes sont très saillantes. Elle est physiquement épuisée, extrêmement fatiguée. »
Muraisi souffre de maux de tête et de vertiges, a ajouté Afzal, précisant qu’elle a du mal à dormir sur un côté.
« Elle est consciente que son état se dégrade et qu’elle est en train de mourir physiquement, vous voyez, elle sait que son corps pourrait la lâcher à tout moment », a poursuivi Afzal. « J’ai évidemment très peur pour elle et pour sa vie, je veux qu’elle aille bien, mais je suis incroyablement fière d’elle et extrêmement impressionnée par sa résilience. »
« Même si ce mot est peut-être un peu galvaudé, je crois que sa force provient en partie de son engagement envers ses valeurs. Je trouve cela impressionnant. »
Francesca Nadin, une parente de Muraisi, a pour sa part confié au journal The Independent : « C’est vraiment inquiétant. Mais mentalement, [Muraisi] est toujours forte, capable de rire et de plaisanter. Nous ignorons juste quand son état va se dégrader. »
Muraisi présente des difficultés à respirer et souffre de spasmes musculaires dans un bras, ce qui pourrait indiquer des lésions neurologiques, a rapporté le Daily Mail, citant un porte-parole de Prisoners for Palestine, une branche de l’organisation Palestine Action désormais interdite, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Quand elle a entamé sa grève de la faim, Muraisi a publié une déclaration dans laquelle elle a qualifié le Premier ministre britannique Keith Starmer de « pathétique » et elle a promis de « se battre et de résister » derrière « des murs d’acier et de capteurs », selon le Daily Mail.
Elle a conclu en clamant « Vive l’Intifada ». Une expression largement interprétée comme un appel à la violence contre les Juifs.
Un autre des grévistes de la faim, Kamran Ahmed, âgé de 28 ans, a été admis à l’hôpital mardi après 58 jours de grève de la faim en raison de problèmes cardiaques, a indiqué sa sœur à Sky News. Il aurait perdu 16 kilos.
Lewie Chiaramello, 22 ans, qui est diabétique de type 1, jeûne quant à elle un jour sur deux.
Selon le Daily Mail, les grévistes de la faim ne boivent que de l’eau, ainsi qu’un mélange de solutions électrolytiques destiné à stabiliser leur tension artérielle.
Les grévistes de la faim ont promis de poursuivre leur jeûne jusqu’à ce que Palestine Action soit retirée de la liste des organisations terroristes, que le Royaume-Uni cesse de fournir des armes à Israël, et qu’ils soient libérés sous caution ou transférés dans des prisons plus proches de leur domicile.
Tous trois sont accusés d’avoir pénétré par effraction dans la filiale britannique de la société de défense israélienne Elbit Systems à Bristol, ainsi que dans une base de la Royal Air Force située dans l’Oxfordshire. Ils réfutent les accusations portées contre eux.
Le gouvernement a interdit le groupe Palestine Action en juillet, après cet incident qui a causé des dommages estimés à 7 millions de livres sterling à la base de la RAF.
Selon leurs soutiens, deux des manifestants ont entamé leur grève de la faim début novembre. D’autres les ont rejoints dans les semaines qui ont suivi.
Si, au départ, huit détenus anti-Israël qui étaient inculpés dans cette affaire se sont joints à la grève de la faim, tous, à l’exception de Muraisi, Ahmed et Chiarmello, ont recommencé à s’alimenter.
« Au cours des cinq dernières années, nous avons enregistré en moyenne plus de 200 [grèves de la faim] par an, et nous disposons de procédures mises en place de longue date pour assurer la sécurité des prisonniers », a affirmé le ministre britannique chargé des prisons James Timpson.
Les équipes médicales des prisons surveillent de près la santé des grévistes de la faim, a-t-il ajouté, soulignant que les affirmations selon lesquelles ils ne recevaient pas de soins hospitaliers étaient « totalement mensongères ».
« Ces prisonniers sont accusés d’infractions graves, notamment de cambriolage aggravé et de dommages criminels. Les décisions de mise en détention provisoire sont prises par des juges indépendants. Les avocats peuvent en outre présenter des observations au tribunal au nom de leurs clients », a-t-il expliqué.
« Les ministres ne les rencontreront pas. Notre système judiciaire repose sur le principe de la séparation des pouvoirs, et l’indépendance de la magistrature en est la pierre angulaire. Une intervention de ministres dans des affaires judiciaires en cours serait contraire à la constitution, et totalement inappropriée. »
Questionné la semaine dernière au Parlement sur les grévistes de la faim, Starmer a affirmé que « les règles et procédures » étaient parfaitement respectées.
L’interdiction par le gouvernement de Palestine Action — qui fait de l’adhésion ou du soutien à ce groupe un délit pénal grave passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement — a entraîné l’arrestation d’au moins 2 300 manifestants, ont rapporté les organisateurs de la manifestation Defend Our Juries.
Selon la police métropolitaine de Londres, fin novembre, 254 des plus de 2 000 personnes arrêtées ont été inculpées d’une infraction moins grave, passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois.
la Communauté du Times of Israël !







