L’avocat municipal d’Ottawa licencié après son inculpation pour vandalisme au Monument de l’Holocauste
Suspendu administrativement par le Barreau de l’Ontario, il fait face à plusieurs accusations, dont des méfaits et du harcèlement criminel
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Un avocat municipal d’Ottawa accusé de vandalisme au Monument national de l’Holocauste a été congédié, a confirmé fin juin Radio-Canada, qui a obtenu l’information auprès du bureau du maire Mark Sutcliffe.
Dans la nuit de dimanche 8 au lundi 9 juin, l’inscription « Feed Me » (« nourissez-moi ») a été découverte inscrite à la peinture rouge sur la façade du monument, et de la peinture rouge a également été jetée sur d’autres parties du monument.
Identifié comme étant Iain Aspenlieder, un avocat de 46 ans employé par la Ville d’Ottawa, l’auteur présumé de la dégradation ne fait désormais plus partie du personnel municipal. Selon le Barreau de l’Ontario, Aspenlieder est actuellement suspendu administrativement, ce qui signifie qu’il n’est plus autorisé à pratiquer le droit ni à offrir des services juridiques.
Gilles Levasseur, professeur en gestion et droit à l’Université d’Ottawa, souligne que lorsqu’un acte de vandalisme vise à porter atteinte à une communauté ou est motivé par la haine, les conséquences disciplinaires sont souvent sévères : « On demande fréquemment au comité de discipline la suspension ou le congédiement de la personne impliquée. »
L’incident remonte au 27 juin dernier, date à laquelle M. Aspenlieder a été arrêté par le Service de police d’Ottawa (SPO). Il a été formellement inculpé pour méfait sur un monument commémoratif de guerre, méfait d’une valeur supérieure à 5 000 dollars, ainsi que pour harcèlement criminel, en raison de comportements menaçants envers d’autres personnes.
Le maire d’Ottawa, Mark Sutcliffe, s’est dit profondément troublé par cette affaire. Sur le réseau social X, il a exprimé sa consternation d’apprendre qu’un employé municipal était impliqué dans un tel acte.
Richard Marceau, vice-président et avocat au Centre consultatif des relations juives et israéliennes d’Ottawa, a lui aussi réagi vivement : « Apprendre qu’un fonctionnaire au service du public est accusé de vandalisme contre un monument aussi symbolique est à la fois surprenant et choquant. » Il a insisté sur l’importance de sanctions à la hauteur des actes commis.
Pour sa part, Gilles Levasseur rappelle que la municipalité d’Ottawa, en tant que capitale du Canada, ne peut tolérer ce genre de comportements parmi ses employés.
Dans un communiqué publié samedi soir, la Ville d’Ottawa a indiqué qu’elle « examine attentivement les accusations portées » et qu’elle prendra « rapidement toutes les mesures appropriées » en fonction de l’évolution de la situation.
la Communauté du Times of Israël !








