Le BDS se félicite de la perte d’un appel d’offre néerlandais par Egged
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Le BDS se félicite de la perte d’un appel d’offre néerlandais par Egged

L’entreprise israélienne affirme que la campagne de boycott n’a rien à voir avec la décision de la région du nord des Pays-Bas

Des bus Egged Bus Systems aux Pays-Bas. Illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Des bus Egged Bus Systems aux Pays-Bas. Illustration. (Crédit : capture d'écran YouTube)

La campagne de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël se félicite de son succès, alors que Egged, compagnie de transport israélienne, a perdu un appel d’offre pour des lignes de bus à Amsterdam et dans le nord des Pays-Bas.

Egged Bus Systems, fondée en 2010 pour décrocher des appels d’offre aux Pays-Bas, assure les transports en commun de la région de Waterland, au nord d’Amsterdam, depuis 2011, transportant quelque 40 000 voyageurs dans 200 bus par jour, selon son site internet. Elle emploie environ 450 personnes.

Le dernier appel d’offre a déclenché les foudres du BDS, qui a lancé une campagne par e-mail contre les « bus d’apartheid » de la compagnie.

Selon le texte d’une demande du BDS [en néerlandais] à la province de Hollande du Nord, Egged est l’une des quatre entreprises à concourir pour une concession de dix ans valant plus de 19 millions d’euros et qui doit entrer en opération en juillet 2018.

« Egged fournit des transports en bus entre les colonies israéliennes des Territoires palestiniens occupés. Selon le droit international, les colonies sont illégales, écrit le BDS. Egged utilise des routes interdites aux Palestiniens et gère des bus où existe une ségrégation, qui sont interdits aux Palestiniens. »

Egged a nié que la pression du BDS soit responsable de la décision de ne pas lui attribuer l’appel d’offre.

« L’entreprise était l’une des quatre [compagnies] à concourir pour un appel d’offre et sa proposition a été examinée et a obtenu la deuxième place », a déclaré la société dans un communiqué publié par le quotidien financier The Marker. « Il n’y a pas de relation entre la perte [de l’appel d’offre] par Egged et les affirmations de pression politique. »

En 2013, Egged Bus Systems aurait eu des difficultés financières, en partie parce que les chiffres indiqués dans son appel d’offre pour la Waterland était faux. A l’époque, il était entré en négociation avec la région d’Amsterdam pour développer des horaires moins chers.

Le vainqueur de l’appel d’offre de cette année est Connexxion, une entreprise du groupe français Veolia Transport, qui a été ciblé il y a quelques années par les militants pro-palestiniens pour son rôle dans la construction du tramway de Jérusalem.

Une Palestinienne et son enfant à un arrêt du tramway dans le quartier arabe de Shuafat, dans le nord de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Sliman Khader/Flash90)
Une Palestinienne et son enfant à un arrêt du tramway dans le quartier arabe de Shuafat, dans le nord de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Sliman Khader/Flash90)

En mars 2013, un tribunal français avait confirmé un jugement de 2007 rejetant la plainte portée par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et l’association France Palestine Solidarité contre Veolia Transport, Alstom et Alstom Transport.

Citant les traités internationaux concernant les lois sur l’occupation, les Palestiniens avaient affirmé que comme le tramway de la capitale israélienne passait également dans Jérusalem Est, qu’Israël a conquis en 1967, les entreprises françaises étaient complices des violations israéliennes du droit international.

Les juges français avaient cependant rejeté la plainte et ordonné aux associations palestiniennes de payer 90 000 euros aux entreprises françaises.

Selon The Marker, Egged a demandé à Israël Railways d’être son partenaire pour tenter d’établir un réseau de transport régional à Rotterdam et dans le sud de la Hollande.

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