Le chef de l’armée devrait être limogé s’il ne parvient pas à désarmer le Hezbollah – élu libanais
Les défenseurs de Rodolphe Haykal soulignent qu’il s’est vu confier une tâche extrêmement difficile, compte tenu de l’ancrage profond du groupe terroriste dans le tissu social libanais
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Un membre du Parlement libanais a affirmé lundi que le chef des forces armées du pays (LAF) devrait être démis de ses fonctions s’il n’est pas en mesure de désarmer le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Invité du podcast « Decision Points » de David Makovsky, chercheur au Washington Institute for Near East Policy, Fouad Makhzoumi a été interrogé sur la question de savoir si le commandant des LAF, Rodolphe Haykal, devrait être démis de ses fonctions s’il ne respectait pas la directive du gouvernement visant à désarmer le Hezbollah.
Makhzoumi a répondu que Haykal rendait compte au président libanais et au gouvernement : « En fin de compte, nous leur demandons d’obtenir des résultats. S’il n’y parvient pas, oui, il doit être démis de ses fonctions. »
Makhzoumi représente un parti laïc au Parlement libanais ; il est donc difficile de savoir dans quelle mesure ses opinions sont largement partagées, mais les appels à la destitution de Haykal – au cas où il ne tiendrait pas ses engagements – sont rares.
L’an dernier, Haykal a présenté une feuille de route en cinq phases pour le désarmement du Hezbollah, mais il a essuyé des critiques en raison de l’absence de calendrier précis dans ce plan. De plus, il a annoncé en début d’année que les LAF avaient réussi à désarmer le groupe terroriste au sud du fleuve Litani, à 20 ou 30 kilomètres de la frontière avec Israël…
Cette annonce s’est toutefois révélée largement exagérée ces derniers mois, compte tenu des tirs répétés du Hezbollah sur Israël depuis le sud du pays pendant la guerre contre la République islamique d’Iran.
Les défenseurs de Haykal soulignent qu’il s’est vu confier une tâche extrêmement difficile, compte tenu de l’ancrage profond du Hezbollah dans le tissu social libanais. Ils font valoir qu’un processus de désarmement précipité pourrait déclencher une nouvelle guerre civile au Liban.
Sur le plateau de BFMTV le 16 avril, le général Philippe Sidos, ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a livré un témoignage sans détour sur les limites de la mission onusienne. Il y évoque une « réelle connivence » entre l’armée libanaise et le Hezbollah, qui entraverait l’action de la force internationale et, en particulier, le désarmement du groupe terroriste.
la Communauté du Times of Israël !







