Le chef du Hezbollah refuse de « se rendre » et rejette à nouveau l’accord entre Israël et le Liban
Naim Qassem fustige l'accord-cadre soutenu par les États-Unis, le jugeant « illégitime, illégal et humiliant », et dénonce les « zones pilotes » où l'armée libanaise doit démanteler les infrastructures terroristes
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Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a une nouvelle fois rejeté vendredi l’accord conclu entre Israël et le Liban. Il a souligné que son groupe terroriste à la solde de l’Iran refusait de « se rendre », alors que près de six mois se sont écoulés depuis le début de la guerre avec Israël.
« Nous sommes opposés à cet accord-cadre. Nous appelons à son annulation », a déclaré Qassem lors d’une allocution télévisée diffusée sur la chaîne Al-Manar, propriété du groupe.
Israël et le Liban ont entamé des pourparlers directs sous l’égide des États-Unis après que le Hezbollah s’est immiscé dans la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, le 2 mars, ouvrant le feu sur Israël, lequel a riposté par des frappes massives et une invasion terrestre. Jérusalem s’est par ailleurs emparé d’une « zone de sécurité » autoproclamée qui s’étend sur quelque 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, le long de la frontière.
À l’issue de pourparlers à la fin du mois de juin, le Liban et Israël ont signé un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région, dans un premier temps au sein de «zones pilotes».
« Cet accord-cadre est illégitime, illégal et humiliant. Il porte également atteinte à la souveraineté libanaise », a estimé Qassem.
« Nous nous opposons aux “zones pilotes” et à tout ce qui en découle », a-t-il ajouté, rejetant par ailleurs tout système de contrôle proposé.
À l’issue de pourparlers tenus à Rome au début du mois, une source libanaise a indiqué à l’AFP qu’un accord avait été trouvé sur une « liste restreinte » de pays susceptibles de superviser la mise en œuvre du processus des zones pilotes – à savoir le démantèlement par l’armée libanaise de toute infrastructure du Hezbollah présente dans ces zones.
Une nouvelle série de pourparlers avait été prévue pour début septembre, mais aucune date n’a encore été annoncée.
Depuis la signature, en juin, d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran sur le conflit global, puis d’un accord-cadre entre Israël et le Liban plus tard dans le mois, les combats se sont ralentis, même si des violences sporadiques persistent.
Les forces israéliennes opèrent à l’intérieur d’une « zone de sécurité » autoproclamée, qui s’étend sur quelque 10 kilomètres à l’intérieur du territoire libanais, le long de la frontière.
L’Agence nationale d’information (NNA), organisme public libanais, a fait état vendredi de plusieurs frappes aériennes israéliennes dans le sud du pays, notamment dans la région de Nabatieh, une zone dans laquelle les attaques se sont intensifiées ces derniers jours.
Qassem a fait savoir que son groupe terroriste soutenait la mise en œuvre d’un cessez-le-feu de novembre 2024 visant à mettre fin à une guerre antérieure avec Israël.
« Nous garderons la tête haute et nous ne nous rendrons pas », a-t-il lancé.
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