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Le Crif condamne la signature par Yto Barrada d’un appel à exclure Israël de la Biennale de Venise

La pétition anti-Israël a été signée par près de 200 artistes, commissaires et professionnels de l’art participant à l’édition 2026 de la Biennale de Venise

Vue extérieure de l'Arsenal pendant la 60e Biennale des arts à Venise, en Italie, le 16 avril 2024. (Crédit : AP Photo/Luca Bruno)
Vue extérieure de l'Arsenal pendant la 60e Biennale des arts à Venise, en Italie, le 16 avril 2024. (Crédit : AP Photo/Luca Bruno)

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a condamné, mardi 24 mars, la signature par l’artiste franco-marocaine Yto Barrada, choisie pour représenter la France à la Biennale de Venise 2026, d’une pétition appelant à l’exclusion du pavillon israélien de la manifestation.

Dans un communiqué publié ce 24 mars, le Crif demande à l’artiste de retirer son nom de cet appel, estimant qu’en soutenant une telle initiative, elle « trahit le mandat donné par la France » et engage de fait, de manière abusive selon l’organisation, les ministères français de la Culture et des Affaires étrangères.

La pétition, relayée par The Art Newspaper le 17 mars, a été signée par près de 200 artistes, commissaires et professionnels de l’art participant à l’édition 2026 de la Biennale de Venise, prévue du 9 mai au 22 novembre. Le texte appelle à l’exclusion d’Israël, accusé de commettre un « génocide », et avertit qu’un refus d’écarter le pavillon israélien pourrait entraîner un boycott plus large de l’événement. The Art Newspaper cite Yto Barrada parmi les signataires.

Le Crif affirme que la démarche est incompatible avec le rôle institutionnel confié à l’artiste pour représenter la France et invoque un « impératif de neutralité » ainsi qu’un « devoir de réserve ». L’organisation appelle également le gouvernement à « clarifier cette situation ».

Yto Barrada a été désignée en novembre 2024 pour représenter la France à la 61e Exposition internationale d’art de la Biennale de Venise, au terme d’une sélection organisée par l’Institut français. Ce choix avait été validé par les ministres français de la Culture et des Affaires étrangères.

Ce n’est pas la première fois que la présence d’Israël à la Biennale – organisée tous les deux ans – est remise en question. En 2024 déjà, des appels au boycott du pavillon israélien avaient été publiquement relayés, sans empêcher la participation du pays.

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